Les évêques choisissent une femme comme secrétaire générale adjointe

Christine Naline a été nommée pour succéder au père Gérard Le Stang au poste de secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques de France.

C’est une femme que le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France a choisie pour remplacer le père Gérard Le Stang comme secrétaire générale adjointe. Une première, que l’heureuse élue, Christine Naline, 60 ans, accueille avec joie mais aussi comme une suite logique du concile Vatican II : « Je suis très touchée de cette réflexion des évêques. Elle montre qu’ils prennent au sérieux la vocation baptismale de l’ensemble des membres du peuple de Dieu. »

Une autre femme – Corinne Boilley, qui achève son deuxième et dernier mandat – était déjà « chargée des questions économiques, sociales et juridiques »au sein du secrétariat général. Mais Christine Naline, elle, partagera avec les pères Pierre-Yves Pecqueux et Emmanuel Coquet (nommé pour un second mandat) et sous la houlette du père Olivier Ribadeau Dumas, la coordination des services nationaux de pastorale.

 

« Je ne cherche pas à faire carrière dans l’Église »

Une nouvelle responsabilité qui se situe dans le droit fil de celles que cette mère de quatre enfants et grand-mère de huit enfants a acceptées dans le diocèse de Lille puis celui de Nanterre : catéchète et responsable de la formation des catéchistes dans le Nord, elle a été choisie par Mgr Gérard Daucourt, ancien évêque de Nanterre, pour accompagner les laïcs en mission ecclésiale et a rejoint le conseil épiscopal.

Tout récemment, et avant d’être nommé à Paris, Mgr Michel Aupetit lui a demandé, ainsi qu’à son mari, d’organiser le jubilé pour les 50 ans du diocèse.« À chaque fois, je ne réponds qu’après un temps de discernement, car je ne cherche pas à faire carrière dans l’Église », assure-t-elle.

Pour remplacer Corinne Boilley, la CEF pourra compter sur Ambroise Laurent, 59 ans, ancien élève d’HEC et de l’ENA, en poste à la Cour des comptes avant de rejoindre le privé au sein de la compagnie d’assurances UAP puis d’une banque, BNP Paribas.

 

La Croix