Le Covid ou le transhumanisme en marche

Girl, Woman, Blonde, Young, RobotAlors que le festival de Cannes vient de récompenser de sa Palme d’Or le film « Titane » dont le sujet dystopique traite du transhumanisme, le monde vit depuis plusieurs mois, une tragédie qui dépasse pour beaucoup la fiction avec en toile de fonds un projet mondial transhumaniste. En France, depuis l’allocution d’Emmanuel Macron du 12 juillet dernier, de nombreux Français sont groggy par les énièmes mesures liberticides imposées par un État qui n’œuvre plus pour l’intérêt du peuple mais plutôt pour des conglomérats économiques.  La France est « en guerre » depuis le début de la crise sanitaire et la communication médiatique employée au service d’une propagande de guerre, avec sa narration mensongère, a plongé des millions de Français dans la confusion et, plus grave, dans le désespoir.

Ces Français qui sont aujourd’hui dans la rue ont, pour beaucoup, des revendications imposées par le néolibéralisme. La confusion règne jusque dans les rangs des cortèges où le mot « libertés » est galvaudé, vidé de sa substance principielle. Mais le mal qui touche notre société ne serait-il pas plus profond ? Le Pass sanitaire tant décrié et, bien avant, les mesures de contrôle lors des confinements, n’ont-ils pas une visée transhumaniste au sein des populations occidentales au profit de méga-groupes économiques ? Ces mêmes groupes qui ont profité allègrement de la crise du Covid et plongé les États dans une détresse économique (et financière à venir) sans précédent n’ont d’égal à leur puissance financière que le cynisme qui permet à certains de voyager dans l’espace, portés par leur programme destructeur.

Souhaitons-nous vraiment un tel monde pour aujourd’hui et demain ? En ce jour de l’Aïd el Kébir célébrant le sacrifice du fils d’Ibrahim pour Dieu, il nous paraît plus qu’urgent de renouer avec notre nature supra humaine. La tâche est certes ardue dans une société où notamment le système éducatif opère un nivellement toujours par le bas depuis des décennies et où les valeurs prônées par le matérialisme ont évacué Dieu de la cité. Dans cet espace médiatique mortifère, les religieux ne devraient-ils pas se faire entendre davantage en véhiculant les valeurs universelles de partage, de solidarité et de justice, au service de Dieu, dans une période où la « Bête de l’événement » menace les forces de vie.

Depuis le début de la crise du Covid, la non-réaction de nombreux citoyens (qui est en soi une réaction) face aux restrictions de leurs libertés individuelles est stupéfiante et trouve des explications multiples, au premier chef desquelles l’absence de verticalité. La Boétie disait que « Les hommes prétendent qu’ils ont toujours été sujets, ils pensent qu’ils sont tenus de supporter le mal, alors qu’en réalité, les années ne donnent jamais le droit de mal faire ; elles ne font qu’accroître l’injustice ». Nous en sommes là depuis trop longtemps. Cette crise ne devrait-elle pas être l’opportunité pour un changement favorable pour l’Homme, sinon, elle sera suivie d’une ère de glaciation qui plongera l’humanité dans de sombres ténèbres.

 

 

Fatima Achouri