Pentecôte : au Nigeria, des hommes armés font un massacre dans une église

Photos gratuites de Fenêtre de l'égliseAu Nigeria, des hommes armés ont massacré des fidèles, lors de la messe de la Pentecôte dimanche 5 juin. Cette attaque, dénoncée comme un “meurtre odieux de fidèles” par le président Muhammadu Buhari et qui n’a pas été revendiquée, s’est produite pendant l’office du matin à l’église catholique Saint-Francis de la ville d’Owo, dans l’État d’Ondo (sud-ouest), habituellement épargné par les jihadistes et les bandes criminelles actifs dans d’autres régions du pays.

“Le Pape a appris l’attaque (survenue) à l’église d’Ondo, au Nigeria, et la mort de dizaines de fidèles, dont de nombreux enfants, pendant la célébration de la Pentecôte”, a indiqué le service de presse du Vatican dans un communiqué. “Alors que les détails de l’incident sont en train d’être clarifiés, le Pape François prie pour les victimes et pour le pays, douloureusement affectés lors d’un moment de célébration, et les confie au Seigneur, afin qu’il envoie son Esprit pour les consoler”, a-t-il ajouté.

“Une forte explosion”

Les autorités nigérianes n’ont pour l’heure pas établi de bilan précis de la tuerie. “Il est encore tôt pour dire exactement combien de personnes ont été tuées. Mais de nombreux fidèles ont perdu la vie tandis que d’autres ont été blessés dans l’attaque”, a déclaré la porte-parole de la police de l’État, Ibukun Odunlami, à l’AFP.

Un témoin, qui n’a donné que son prénom, Abayomi, a déclaré à l’AFP qu’au moins 21 fidèles dont des enfants, avaient péri dans l’attaque de la Pentecôte. “Je passais dans le quartier quand j’ai entendu une forte explosion et des coups de feu à l’intérieur de l’église”, a-t-il dit. Il a dit avoir aperçu au moins cinq hommes armés à l’intérieur de l’église avant de prendre la fuite.

“Attaque ignoble et satanique”

Le gouverneur de l’État d’Ondo, Oluwarotimi Akeredolu, a appelé dans son communiqué les forces de sécurité à retrouver les assaillants après cette “attaque ignoble et satanique”. Selon la porte-parole de la police de l’État , ils ont attaqué l’église munis d’armes à feu et d’explosifs.

L’attaque survient à la veille du lancement par l’APC, le parti au pouvoir, de ses primaires en vue de l’élection présidentielle de 2023 pour guigner la succession de Muhammadu Buhari, un ancien commandant de l’armée qui se retirera après deux mandats. La sécurité reste un défi majeur dans le pays le plus peuplé d’Afrique et à la plus grande économie du continent.

Un sud majoritairement chrétien

Les attaques contre les sites religieux sont particulièrement sensibles au Nigeria, où les tensions s’exacerbent parfois entre les communautés d’un pays dont le sud est majoritairement chrétien et le nord majoritairement musulman. Ce type d’attaque est toutefois rare dans le sud-ouest du pays, relativement paisible.

L’armée nigériane est en revanche confrontée à de nombreux foyers d’insécurité dans le reste du pays. Une insurrection jihadiste fait rage depuis 12 ans dans le nord-est, les gangs de pilleurs et de kidnappeurs terrorisent le nord-ouest et centre, et le sud-est est le théâtre de mouvements séparatistes. Le groupe djihadiste Boko Haram, présent dans le nord-est du pays, a déjà pris pour cible des églises au long d’un conflit qui a fait 40 000 morts et 2 millions de déplacés au Nigeria.

 

Revue Réforme

 

Loi séparatisme : les cultes chrétiens au front, leurs recours devant le Conseil constitutionnel

La loi confortant le respect des principes de la République, aussi dite « séparatisme », a renforcé le contrôle de l’Etat sur l’activité des associations cultuelles, au risque de permettre à celui-ci de restreindre la liberté de culte selon les instances chrétiennes qui ont déposé des recours à l’encontre de certaines dispositions de cette loi. Jean-Daniel Roque, président de la commission Droit et liberté religieuse au sein de la Fédération protestante de France (FPF), explique à Saphirnews les raisons et les attendus de la contre-attaque juridique.

Photos gratuites de TraverserC’est confirmé, le Conseil constitutionnel devra se prononcer sur le titre II de la loi confortant le respect des principes de la République (CRPR), c’est-à-dire sur la garantie du libre exercice du culte, modifié par les articles 68 à 88 de ce texte de loi voté le 24 août 2021.

Mi-mai, le Conseil d’État a confirmé avoir transmis aux neuf sages du Conseil constitutionnel les deux recours déposés par cinq institutions catholiques, protestantes et orthodoxe : l’Union des associations diocésaines de France, la Conférence des évêques de France (CEF), la Fédération protestante de France (FPF), l’Union nationale des associations cultuelles de l’Eglise protestante unie de France et l’Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF). Attendue dans un délai de trois à quatre mois, la réponse de l’institution judiciaire devrait apporter de la clarté face aux craintes et aux contestations que cette loi a suscité, particulièrement auprès des associations cultuelles musulmanes.

Mais sur quelles dispositions les instances chrétiennes ont-elles déposé des recours ? « Avant le vote de la loi, les parlementaires avaient déjà saisi le Conseil constitutionnel sur le titre I de la loi. Il chapeaute les articles 1 à 67 et traite du « respect des principes de la République et des exigences minimales de la vie en société ». Mais le titre II qui concerne les articles 68 à 88 et traite de « la garantie de libre exercice du culte », n’était pas concerné. C’est cette garantie qui a fait l’objet des question des instances chrétiennes », nous indique Jean-Daniel Roque, président de la commission Droit et liberté religieuse de la FPF.

L’Etat décide seul, au risque de limiter la liberté de culte

Et le responsable associatif d’expliquer qu’au début du siècle dernier, les parlementaires qui ont travaillé sur la loi de 1905 concernant la séparation des églises et de l’État avaient été très attentifs à toutes les expressions des représentants de culte. « Et bien leur en a pris, affirme-t-il. Grâce à cela, la loi 1905 a été un texte pacificateur. Elle a permis d’apaiser les tensions qui traversaient la société française à l’époque. »

Or, la loi CRPR bouscule les équilibres trouvés en 1905. Auparavant, un préfet pouvait contester la gestion d’une association cultuelle sous l’égide de la loi de 1905, mais il devait saisir un tribunal civil pour obtenir gain de cause. Avec la nouvelle législation, un préfet décide seul de la conformité d’une association cultuelle. Si les responsables de cette association contestent, ils ne peuvent plus saisir un tribunal civil mais se retrouvent devant un tribunal administratif. « En somme, l’Etat décide tout seul de la conformité d’une association cultuelle », souligne Jean-Daniel Roque, pour qui cette disposition est clairement une atteinte à la liberté d’association et à la liberté de culte.

Par ailleurs, la loi CRPR augmente considérablement les contraintes administratives ou légales et les contrôles comptables des associations cultuelles. Elles doivent se déclarer auprès du préfet tous les cinq ans. Au niveau comptable, les dons et avantages venant de l’étranger de plus de 15 300 € doivent être déclarés, et obligent à organiser la certification des comptes à partir de 50 000 € pour les associations cultuelles, alors que cette obligation n’existe qu’au-delà de 153 000 € pour toutes les autres associations. Alors même que les études montrent que les sommes arrivant de l’étranger sont beaucoup plus importantes dans les domaines du sport ou de la culture.

Autre point contesté par les instances chrétiennes, la définition d’une association cultuelle. Il existe en effet deux types d’association qui gèrent des lieux de cultes. En plus des associations cultuelles dont les contraintes ont été sévèrement renforcées par la loi CRPR, il y a des associations plus classiques, au sens de la loi 1901. Elles ne s’occupent pas uniquement du lieu de culte, mais organisent également des activités culturelles ou artistiques, voire sportives. Les associations musulmanes organisent également des cours de langue arabe.

Or, la nouvelle loi définit les associations cultuelles comme « ayant des activités en lien avec l’exercice du culte ». Une définition très imprécise qu’un préfet peut interpréter à sa guise. « Cette nouvelle catégorie vise les associations 1901 qui organisent des « activités en relation avec l’exercice public du culte ». C’est une définition pour assujettir une association à des contraintes très fortes, voire la conduire à se transformer en association cultuelle (1905). Une telle nouveauté crée une très forte insécurité juridique », estime Jean-Daniel Roque.

Une clarification qui se fera attendre un peu

Toutes ces nouvelles dispositions complique la gestion des cultes, le plus souvent assurée par des bénévoles, et conduiront ainsi automatiquement à une réduction de la liberté d’exercice du culte. Loin de conforter les principes de la République, cette loi porte atteinte aux libertés acquises selon les instances chrétiennes, qui avaient déjà formulé leurs craintes de voir « une police de la pensée qui s’installe de plus en plus dans l’espace commun » dans dans une tribune parue en mars 2021.

Le Conseil constitutionnel va donc se prononcer sur la constitutionnalité du titre II du texte de loi. Par la suite, il restera au Conseil d’Etat à se prononcer sur les décrets d’application qui, pour les cultes, alourdissent les obligations au lieu de se contenter d’expliciter et de clarifier la loi. Autant dire que les responsables religieux, tous cultes confondus, devront attendre un peu avant de pouvoir bénéficier d’un environnement légal clair. Une situation qui n’inquiète pas outre mesure les responsables, car la nouvelle loi donne 18 mois aux associations pour s’adapter.

Saphirnews

Des mosquées dénoncent un « apartheid bancaire » visant les musulmans de France

Des mosquées rhodaniennes s’insurgent des fermetures inexpliquées de comptes bancaires visant les mosquées en construction et leurs bienfaiteurs. Elles interpellent le président Emmanuel Macron pour en finir avec ce qu’elles nomment « l’apartheid bancaire ».

 

Argent, En Espèces, Factures, DeviseLe Conseil des mosquées du Rhône (CMR) crie son ras-le-bol. L’instance, présidée par le recteur de la Grande Mosquée de Lyon Kamel Kabtane, a dénoncé, lundi 6 juin, « l’apartheid bancaire qui vise les institutions musulmanes de France et leurs bienfaiteurs ».

Le terme « apartheid » est fort. Trop même. Mais le CMR assume ce choix, souhaitant sensibiliser la classe politique et le gouvernement en particulier d’un problème récurrent qui dure depuis bien longtemps. Ainsi, et ce, « depuis quelques années », « des dizaines de mosquées en pleine construction (ou extension) ont subi la fermeture de leurs comptes bancaires », mettant à mal les projets. « Des fermetures massives de comptes bancaires de particuliers ayant participé à la construction de mosquées ont été observées récemment dans les filiales de certaines banques, sans justification aucune », dénonce aussi le CMR, inquiète de « ces pratiques discriminatoires qui visent particulièrement les institutions musulmanes ainsi que leurs bienfaiteurs et parfois leurs proches ».

Le porte-parole du CMR, Azzedine Gaci, s’était récemment emporté sur les réseaux sociaux contre la BNP. Celle-ci a été accusée d’avoir fermé sans explications le compte bancaire d’un homme ayant fait un don de 10 000 € à une mosquée en construction dans la métropole de Lyon. Elle aurait également fermé ceux de son père, de son frère, de sa soeur et de son oncle, soit au total cinq comptes.

 

Une interpellation lancée au chef de l’Etat

A l’occasion de la séance inaugurale du Forum de l’islam de France (FORIF) en février, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, « s’était engagé à prendre toutes les dispositions nécessaires pour interdire ces fermetures injustifiées et rétablir le droit inaliénable de disposer d’un compte en banque pour tout citoyen français », selon le recteur de la mosquée de Villeurbanne. Seulement, « rien n’a été fait, malheureusement ».

« On ne peut pas continuer à mettre les Français musulmans au ban de la société et, en même temps, les taxer de séparatisme », fait-on savoir.

Le CMR, qui avait déjà alerté d’une telle situation en novembre 2021, lance un appel au président de la République, « garant des droits fondamentaux de tous les Français pour que cesse cette ignominie juridique qui prive des institutions cultuelles et des citoyens français de leurs droits fondamentaux ».

Saphirnews

Présidentielle : 65% des protestants ont voté pour Emmanuel Macron, comme 85% des musulmans

Vote, Scrutin, Boîte, Urne ÉlectoraleComme lors du premier tour de l’élection présidentielle, les protestants ont placé Emmanuel Macron en tête. Les catholiques (55 %) et les musulmans (85 %) ont fait le même choix.

Les musulmans ont massivement voté (85 %) pour Emmanuel Macron au second tour de l’élection, les catholiques ayant un comportement électoral (55 % pour le président sortant) quasi-identique à l’ensemble des Français, selon une enquête Ifop pour La Croix et Le Pèlerin publiée lundi 25 avril. Quant aux protestants, ils ont voté à 65 % pour le président sortant. Au premier tour, leur choix s’était porté en premier lieu sur ce dernier (36 %), puis sur Marine Le Pen (17 %).

La participation, parmi l’électorat catholique, est plus forte que chez l’ensemble des inscrits en France (79 %, contre 71,8 %), selon cette étude. Cette proportion est de 70 % chez les protestants mais tombe à 58 % chez les musulmans. Au total, les catholiques ont voté à 55 % pour Emmanuel Macron (plus de 58 % chez l’ensemble des Français). Dans le détail, ils ont placé le président sortant à 55 % chez les non-pratiquants et à 58 % chez les pratiquants (61 % chez les pratiquants réguliers et 55 % chez les pratiquants occasionnels).

En 2017, les catholiques avaient plus voté Macron

Au premier tour le dimanche 10 avril, les candidats d’extrême droite avaient obtenu 40 %, en additionnant les votes des catholiques en faveur de Marine Le Pen, Éric Zemmour et Nicolas Dupont-Aignan, soit plus que l’ensemble des Français (32,5 %). Autre enseignement du sondage : dimanche, les musulmans ont nettement voté pour Emmanuel Macron, à 85 %. Au premier tour, ils avaient massivement voté pour Jean-Luc Mélenchon (69 %).

En 2017, le candidat d’En Marche ! avait obtenu 62 % des suffrages exprimés par l’ensemble des catholiques, selon l’enquête d’opinion menée par le même institut. Sondage 2022 réalisé auprès d’un échantillon de 4 827 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, par questionnaire auto-administré en ligne le 24 avril.

 

 

Revue Réforme / AFP

Eric Zemmour : ouverture d’une enquête pénale après l’envoi de SMS aux Français de confession juive

Étoile De David, Star, David, ReligionVendredi 8 avril, des milliers de Français de confession juive ont reçu un SMS de l’équipe de campagne d’Éric Zemmour les renvoyant sur une page web du candidat à l’élection présidentielle intitulée « Message d’Éric Zemmour aux Français de confession juive ». Selon les informations de BFMTV, lundi 11 avril, la page est restée en ligne jusqu’au 10 avril, date du premier tour, puis a été supprimée. Dans la soirée de mardi, une enquête préliminaire a été ouverte à Paris après la plainte de deux associations sur ce fameux démarchage par SMS. Sollicité par l’AFP, le parquet de Paris a confirmé l’ouverture de cette enquête pour des infractions relatives à des données à caractère personnel.

« Sur plainte de l’UEJF et de l’association J’accuse AIJI, une enquête a été ouverte ce jour des chefs de détention, conservation, enregistrement, transmission de données à caractère personnel en dehors des cas prévus par la loi, communication à un tiers sans autorisation et détournement des finalités d’un fichier de données à caractère personnel », a précisé le parquet. Les investigations ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP), a aussi indiqué cette source.

Interdiction du traitement de données personnelles à connotation religieuse

Pour rappel, la loi française interdit le traitement de données personnelles à connotation religieuse. De nombreux électeurs qui ont reçu le message ont fait des signalements à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL). Les deux associations, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) et J’accuse, reprochent à Éric Zemmour et son équipe d’avoir illégalement utilisé une base de données « qui, directement ou indirectement », fait « apparaître les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses » des personnes visées par la campagne de SMS, sans leur consentement. Pour les deux associations, ce démarchage politique est « la plus massive exploitation de listes nominatives de juifs depuis la rafle du Vel’d’hiv ».

Une instruction ouverte par la CNIL

Si l’équipe du candidat a bien confirmé à la chaîne d’information continue avoir envoyé « une dizaine de milliers de SMS », elle assure toutefois qu’elle ne visait pas clairement des Français de confession juive. Elle aurait fait appel à un courtier en données pour l’envoi des SMS, à qui elle a demandé de cibler les personnes qui ont communiqué leur numéro de téléphone à des organismes ou services traitant de la question de l’antisémitisme. Elle assure néanmoins ne pas connaître l’identité de ceux-ci mais qu’ils ont donné leur accord pour que les données soient partagées à des fins de communication politique, selon Libération. Certains électeurs ayant reçu le SMS d’Éric Zemmour ont affirmé à BFMTV qu’ils ne se rappellent pas avoir laissé leur numéro à un quelconque organisme de ce type.

La CNIL a ouvert une instruction le 9 avril. Si une infraction est constatée dans cette affaire, Éric Zemmour risquerait jusqu’à 20 millions d’euros d’amende administrative et une mise en demeure. Au pénal, précise la chaîne d’info continue, il encourt jusqu’à 5 ans de prison et 300.000 euros d’amende. En outre, le code pénal punit de cinq ans d’emprisonnement et de 300.000 euros d’amende la création d’un fichier faisant apparaître des croyances religieuses ou des origines raciales ou ethniques sans le consentement de l’intéressé. La semaine d’avant déjà, son équipe de campagne avait été épinglée pour avoir laissé des messages vocaux sur le répondeur téléphonique de milliers de Français. Cette pratique est autorisée par la CNIL, mais très réglementée.

 

Capital

Gironde : la fermeture de la mosquée de Pessac ordonnée, « une punition » avant le Ramadan

 

À L'Intérieur, L'ArchitectureLe couperet est tombé : la mosquée de Pessac sera fermée durant le mois du Ramadan. La préfecture de Gironde a acté, lundi 14 mars, la fermeture du lieu de culte musulman pour une durée de six mois pour « des prêches et des propos (qui) ont régulièrement incité à ne pas respecter les lois de la République, justifié les attentats et valorisé la mort en martyr », a annoncé la préfète de Gironde Fabienne Buccio par voie de communiqué de presse.

Le Rassemblement des musulmans de Pessac (RMP), gestionnaire de la mosquée, est aussi accusée de promouvoir un « islam radical » et une « idéologie salafiste », de diffuser « des publications haineuses à l’encontre d’Israël », d’inciter « au repli identitaire » et de condamner « les musulmans qui ne partagent pas leur vision rigoriste de l’islam ».

 

Une décision mal vécue avant le Ramadan

L’avocat de la mosquée, Me Sefen Guez Guez, a dénoncé cette décision prise au terme de la procédure contradictoire engagée le 24 février dernier. Dans un communiqué signé de la direction de la mosquée mardi 15 mars, il souligne « le décalage entre les accusations de la préfecture, comme la promotion du terrorisme, et la situation judiciaire » dans la mesure où il n’y a « aucune enquête ouverte par le parquet, aucune garde à vue, et aucune audition d’aucun membre de la mosquée ».

Par ailleurs, le RMP « a retiré l’ensemble des posts publiés sur les réseaux et montrés du doigt par la préfecture sans même débattre sur le fond », « a changé l’animateur de sa page Facebook, et a désigné un modérateur pour suivre les publications ». Néanmoins, « on voit que cela ne suffit pas », déplore l’avocat. A moins d’un mois du début du Ramadan, cette fermeture est vécue par les dirigeants du lieu de culte « comme une punition pour des mots qui ont été tenus par des tiers (des internautes anonymes) tenus il y a longtemps et retirés depuis ».

Située dans le quartier des Echoppes, la mosquée était déjà dans le viseur de la préfecture suite à l’assassinat de l’enseignant Samuel Paty en 2020 à Conflans-Sainte-Honorine, en région parisienne. Une perquisition avait alors eu lieu au sein de la mosquée où avaient été saisis des documents et un ordinateur. « L’atteinte aux libertés publiques, et notamment vis-à-vis des musulmans n’a jamais été aussi prégnante qu’aujourd’hui », avait dénoncé l’avocat d’alors de la mosquée, Me Samim Bolaky.

Les contrevenants à cette mesure de fermeture s’exposent à 7 500 euros d’amende, indique la préfecture. Me Sefen Guez Guez a annoncé le dépôt d’un recours devant le tribunal administratif de Bordeaux pour contester la décision préfectorale. La mosquée de Pessac appelle ses fidèles et les musulmans de France à « un élan de solidarité et de mobilisation » en sa faveur « pour défendre ses droits devant la justice ».

Saphirnews

Peine de mort : l’Arabie saoudite exécute 81 personnes en un jour

L’Arabie saoudite a exécuté en une seule journée, samedi, 81 personnes condamnées à mort pour des crimes liés au « terrorisme », un record qui dépasse le nombre total d’exécutions en 2021 dans le royaume.

Arabie Saoudite, DrapeauL’Arabie saoudite a exécuté, samedi 12 mars, 81 hommes, a annoncé le ministère saoudien de l’Intérieur, lors de ce qui constitue la plus importante exécution de masse organisée dans le pays depuis des décennies.

Soixante-treize Saoudiens, sept Yéménites et un Syrien avaient été « reconnus coupables d’avoir commis de multiples crimes odieux » dans le pays, a rapporté l’agence de presse officielle SPA.

Parmi eux, des hommes liés à l’organisation jihadiste État islamique, au réseau Al-Qaïda, aux rebelles houthis du Yémen et à « d’autres organisations terroristes », a précisé l’agence.

L’Arabie saoudite, qui a l’un des taux d’exécutions les plus élevés au monde, a généralement recours à la décapitation pour mettre à exécution les peines capitales.

Les 81 personnes avaient été condamnées à mort pour avoir « attaqué des lieux de culte, des bâtiments gouvernementaux et des installations vitales pour l’économie du pays », et pour des « crimes d’enlèvement, de torture, de viol et de contrebande d’armes », toujours selon SPA.

« Ces crimes ont fait un grand nombre de morts parmi les civils et les forces de l’ordre », a ajouté l’agence sans autres précisions. « Le royaume continuera d’adopter une position (…) inébranlable contre le terrorisme et les idéologies extrémistes qui menacent la stabilité du monde entier », poursuit SPA.

Pendant plusieurs années après 2014, le royaume a été visé par une série d’attaques meurtrières perpétrées par le groupe État islamique. Il est par ailleurs la cible d’attaques des Houthis depuis le Yémen voisin en guerre. Au Yémen, Riyad appuie le gouvernement face aux Houthis depuis 2015.

La charia appliquée

En 2021, le royaume avait procédé à 69 exécutions. Et depuis le début 2022 et avant les exécutions de samedi, 11 personnes avaient été exécutées, selon un décompte de l’AFP basé sur des déclarations officielles.

« Le monde doit déjà savoir que quand Mohammed ben Salmane promet des réformes, l’effusion de sang suit », a écrit sur Twitter l’ONG britannique Reprieve. « Le prince héritier vient tout juste de dire la semaine dernière à des journalistes qu’il voulait moderniser le système judiciaire pénal, seulement pour ordonner la plus importante exécution en masse de l’histoire du pays », a ajouté l’ONG.

Dirigeant de facto du royaume, le prince héritier Mohammed ben Salmane a lancé des réformes sociales et économiques depuis 2017 mais il a dans le même temps réprimé toute dissidence. Monarchie absolue, l’Arabie saoudite est dotée depuis 1992 d’une Loi fondamentale assimilée à une Constitution, reposant sur la charia, la loi islamique.

L’homicide, le viol, les attaques à main armée, la sorcellerie, l’adultère, la sodomie, l’homosexualité et l’apostasie y sont passibles de la peine capitale.

Les exécutions annoncées samedi interviennent au lendemain de la libération du blogueur et militant des droits humains Raif Badawi, condamné à dix ans de prison pour avoir plaidé pour la fin de l’influence de la religion sur la vie publique dans le royaume.

Sa peine purgée, l’ancien lauréat du prix Reporters sans frontières pour la liberté de la presse, âgé de 38 ans, est toutefois interdit de quitter le territoire saoudien pendant les dix prochaines années.

La peine de mort aussi pour les mineurs

Dans le cadre des réformes, l’Arabie saoudite a annoncé en 2020 qu’elle mettait fin à la peine capitale pour ceux condamnés pour des crimes commis alors qu’ils avaient moins de 18 ans. Mais samedi, un Saoudien condamné à mort pour des crimes commis alors qu’il était mineur a été hospitalisé après avoir commencé une grève de la faim, selon sa famille et Reprieve.

En 2017, alors âgé de 14 ans, Abdallah al-Howaiti a été arrêté et accusé de vol à main armée et du meurtre d’un policier dans la province septentrionale de Tabouk. Il a été condamné à mort pour la deuxième fois plus tôt ce mois après que la Cour Suprême a annulé un premier verdict prononcé en 2019 et ordonné un nouveau procès.

Les faits présumés « ont eu lieu alors que Howaiti n’avait que 14 ans, ce qui montre que les autorités saoudiennes continuent d’appliquer la peine de mort aux mineurs », selon l’organisation de défense des droits humains ALQST basée à Londres.

 

France 24 / AFP

FORIF : nouvel esprit pour l’islam de France

Après avoir tourné la page du Conseil français du culte musulman (CFCM), l’État, comme l’a souhaité le président de la République, ouvre un nouveau chapitre dans sa relation avec les musulmans, celui du FORIF.

 

Croissant, Lune, Star, Brillant, ColoréC’est la mise en place de quatre groupes de travail qui a tracé les contours du nouveau format de dialogue en remplacement du CFCM. Tout un symbole tant l’on sait que le CFCM fut incapable de produire des résultats tangibles aussi bien pour les fidèles musulmans que pour l’État. Il eut parfois des travaux intéressants mais très vite torpillés par des fédérations concurrentes, accablées qu’elles étaient de ne pas prendre le lead.

Les dysfonctionnements, les luttes de pouvoir, les démissions, les fâcheries, les faux semblants de réconciliation, ont été la constance de cette malheureuse institution. Sans évoquer les guerres d’influence entre l’Algérie, le Maroc et la Turquie qui désespèrent les cadres religieux locaux (comme autrefois on pouvait désespérer Billancourt) ne se reconnaissant absolument pas dans ces enjeux identitaires et consulaires issus d’une époque révolue. Le CFCM est né en crise, a vécu en crise et, pour ne rien changer, se meurt toujours en crise. La page consulaire de l’islam de France devait se fermer quand « bien plus de la moitié des musulmans de notre pays sont des français nés en France » comme le rappelle si bien le ministre chargé des Cultes, Gérald Darmanin, au cours de son discours tenu au CESE.

 

Changement de logiciel

Avec le FORIF, on ose une approche disruptive dans laquelle on perçoit en filigrane l’empreinte macroniste et qui, surtout, assume pleinement sa dimension expérimentale. « C’est un essai qu’on espère concluant », nous confie le ministre en coulisse.

Le FORIF a complètement inversé la perspective. Ce n’est pas la fonction représentative qui est avant tout recherchée mais la production de solutions pratiques et réalistes visant à faciliter l’exercice cultuel des croyants. On ne part plus du national pour faire émerger des interlocuteurs. Ce sont les territoires qui sont désormais privilégier pour identifier les acteurs de bonne volonté, nommés « les constructifs ». Plus de cadre officiel et rigide mais un cadre informel et agile. L’inspiration n’est pas puisée dans un modèle français et jacobin mais dans l’expérience allemande et son modèle décentralisé. On peut d’ailleurs y voir une extension intéressante de la coopération franco-allemande qui fait sens au moment où la France tient la présidence du Conseil de l’Union européenne.

Lutte contre l’islamisme radical

Certains acteurs musulmans ont vu dans le choix de la date de l’installation du FORIF à deux mois seulement de l’élection présidentielle une initiative de la majorité pour capter les voix d’un hypothétique vote musulman. Le ministre de l’Intérieur rejette lui catégoriquement cette thèse et livre dans un aparté que « prendre une telle initiative n’est en rien un calcul politique, bien au contraire elle nous fait prendre beaucoup de coups ». Cela ne paie donc pas politiquement, rejoignant le même constat formulé par Nicolas Sarkozy au cours d’un déjeuner élyséen en décembre 2011 auquel l’auteur de ces lignes avait été convié.

Alors pourquoi le gouvernement y met tant d’énergie ? Sans doute que les dix dernières années qui ont vu couler du sang sur le sol français au nom d’un islam dévoyé l’a poussé à s’engager plus fortement dans la question pour combattre l’islamisme radical dont le désordre constitue le terreau idéal de son développement.

Vers une meilleure transparence de l’islam de France

Le ministre a laissé percevoir sa vive inquiétude sur « la montée des périls populistes, qui prétendent exclure une partie de la communauté nationale sous prétexte de leurs aspirations religieuses ». Sans manquer de désigner l’islamisme et le salafisme comme étant notre ennemi commun. Pour les combattre, il faut faire la chasse aux liens idéologiques mortifères et couper tous les circuits obscurs de financement.

L’ancien ministre des Comptes publics n’a pas cessé d’encourager les responsables de mosquées d’adopter le régime de la loi 1905 pour justement éviter de payer des taxes qui alourdissent inutilement les budgets. Ce régime a le mérite d’accroître la transparence que la loi encourage notamment par la défiscalisation des dons à hauteur de 66 % et même jusqu’à 75 % d’ici à la fin 2022.

Intelligence collective

Chez Darmanin, si l’on se fie aux simples apparences, il est vrai que nous ne sentons pas le même enthousiasme que ses prédécesseurs (Joxe, Chevènement, Sarkozy ou même Cazeneuve). A vrai dire, ce n’est pas plus mal. Cette exaltation est certainement accrue par le défi intellectuel que pose l’intégration de la seconde religion de France. Néanmoins, elle a tendance à minorer du même coup tous les grains de sable égrainés par les querelles d’égo des responsables religieux nationaux qui finissent par avoir raison des plus belles mécaniques institutionnelles.

On note en revanche chez lui beaucoup de pragmatisme et surtout une certaine aisance sur la thématique des musulmans de France. Son histoire familiale, ses mandats politiques locaux passés (maire de Tourcoing, vice-président de la Métropole européenne de Lille et de la Région Hauts-de-France) mais aussi – on l’oublie trop souvent – la qualité des conseillers et fonctionnaires du Bureau central des cultes qui l’entourent n’y sont pas étrangers.

Sur cet enjeu, il est en effet sage de garder la tête froide et faire sienne la vue gramscienne, à savoir allier le pessimisme de l’intelligence et l’optimisme de la volonté. C’est un chantier de longue haleine qui attend les participants du FORIF. L’institutionnalisation de la seconde religion est un si long processus semé d’embûches qui doit obligatoirement passer par la mobilisation d’une forme d’intelligence collective guidée par le seul intérêt général.

Saphirnews

Des hijabeuses devant le Sénat contre l’interdiction du voile dans les compétitions sportives

 

L’obsession du voile habite nombre d’élus et elle s’est de nouveau illustrée mardi 18 janvier au Palais du Luxembourg. Les sénateurs ont en effet voté un amendement à la proposition de loi sur le sport visant à interdire le port des signes religieux « ostensibles » – en premier lieu le voile – « aux événements sportifs et aux compétitions sportives organisés par les fédérations sportives et les associations affiliées ». La proposition, que les élus avaient tenté d’intégrer dans le projet de loi contre le séparatisme, a été adoptée par 160 voix pour et 143 contre malgré l’avis défavorable émis par le gouvernement.

Une semaine après l’adoption de cet amendement controversé, les Hijabeuses, un collectif de jeunes sportives musulmanes, portant le voile ou pas, engagées pour défendre le droit de chacune de jouer au football, ont organisé, mercredi 26 janvier, un match devant le Sénat pour protester contre l’instauration d’une nouvelle loi restrictive à l’encontre des femmes.

« Combien de temps encore va-t-on exclure les femmes qui portent le foulard, du sport, du travail, des loisirs, sous prétexte de les libérer ? », s’insurge l’association Alliance Citoyenne, qui porte le collectif des Hijabeuses. Celle-ci avait saisi le Conseil d’État en novembre 2021 pour obtenir le droit de porter le voile pendant les compétitions officielles de la Fédération française de football (FFF).

« Les Hijabeuses & leurs alliées viennent d’improviser un match devant le Sénat pour rappeler qu’elles continueront à jouer même si l’Etat ne veut pas », a relayé le collectif des Dégommeuses, en soutien à l’action, sur les réseaux sociaux. « Députés et sénateurs, il est encore temps de revenir sur une loi discriminante et contraire à la laïcité. »

La proposition de loi sur le sport, l’amendement avec, sera de nouveau examinée par des députés et des sénateurs qui seront réunis lundi 31 janvier en commission mixte paritaire pour trouver un compromis. Jusque-là, les amendements anti-voile adoptés au Sénat ont toujours été retoqués par les députés. Une certitude : cette volonté de légiférer sur les choix vestimentaires des femmes musulmanes agace au plus haut point des citoyens désireux que les débats se concentrent sur des affaires plus essentielles pour l’avenir du pays.

 

Saphirnews

L’expulsion d’un imam important secoue les musulmans de Belgique

Drapeau, Le Drapeau De La BelgiqueL’imam Mohamed Toujgani est de nationalité marocaine mais il réside en Belgique depuis 40 ans et prêchait jusqu’à l’an dernier à la mosquée Al-Khalil à Molenbeek, l’un des plus grands lieux de culte musulman du pays. En octobre 2021, il s’est vu retirer son permis de séjour par le gouvernement belge qui considère qu’il est aujourd’hui « une menace pour la sécurité nationale ». Cette interdiction de séjour, qui porte sur une durée de dix ans, a été révélée jeudi 13 janvier par la presse belge et confirmée par le gouvernement.

Sammy Mahdi, secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, a justifié, jeudi 13 janvier, cette décision devant la presse. « Quand on reçoit des informations des services de sécurité qui nous informent que quelqu’un pose un réel danger pour la sécurité de notre pays, je pense que c’est à moi d’agir et de faire en sorte que certaines figures, comme ce monsieur-ci, ne puissent pas résider sur le territoire belge. Parce que je ne pense pas que ce soit dans notre intérêt », a t-il expliqué.

D’après la chaine publique flamande VRT, l’imam ne serait plus en Belgique actuellement, mais il a saisi un avocat pour contester la décision. Sa famille, sa femme et ses enfants résident toujours en Belgique.

Mohamed Toujgani s’est vu reprocher des propos tenus en 2009 et qui ont refait surface dix ans plus tard. Il avait alors appelé Dieu à « déverser la frayeur dans le coeur les sionistes oppresseurs » et à faire que le sang des martyrs « soit un feu ardent qui les brûle ». Des propos que Sammy Mahdi traduit en un appel à brûler les juifs.

Tout en réfutant avoir visé les juifs, l’imam avait présenté des excuses en 2019 en expliquant avoir réagi à l’offensive israélienne sur Gaza en 2008-2009.

L’EMB réagit, la mosquée de l’imam aussi

L’Exécutif des musulmans de Belgique (EMB) souligne, de son côté, qu’il n’a « pas de lien d’autorité avec les imams non rattachés aux mosquées subventionnées » et que « le retrait d’un titre de séjour de qui que ce soit est une affaire strictement privée sur laquelle notre institution n’a aucun commentaire à apporter ».

L’EMB rappelle également qu’il avait fermement condamné les propos de Mohamed Toujgani en janvier 2019, propos dont « la virulence ne s’atténue pas alors même que le discours de l’imam a été prononcé il y a une dizaine d’années ».

Dans le même temps, à l’époque, il ajoutait que les voyages et les participations de l’imam dans un cadre interconvictionnel semblent témoigner de la bonne foi de ses excuses et de son implication depuis des années « dans le sens d’un discours ouvert sur l’altérité et le vivre-ensemble ».

De son côté, le Conseil d’administration de la Ligue d’entraide islamique (LEI), qui gère la mosquée Al Khalil, a appelé Sammy Mahdi, à revenir sur sa décision. Il rappelle que l’imam réside en Belgique depuis 40 ans, dans le respect des lois et des règles du pays d’accueil. « Il n’a jamais été condamné pour quelque délit que ce soit et a toujours officié dans le strict respect de ses prérogatives ainsi qu’en tant que président de la Ligue des imams de Belgique », fait-on savoir.

Une pétition pour « exiger des réponses »

La révélation de cette décision a créé l’émoi parmi les musulmans de Belgique. Une pétition, justifiée par ses initiateurs « par le fait qu’à travers cette décision d’expulsion, c’est l’ensemble des fidèles musulmans qui sont placés dans une posture de « potentielle menace à la sécurité nationale » », a déjà récolté plus de 4 000 signatures.

« Si des propos haineux ont été tenus par lui, pourquoi n’a-t-il pas fait l’objet de poursuites judiciaires pour incitation à la haine, comme le prévoit le droit belge pour tous les citoyen.ne.s ? Si ces propos datent d’il y’a 10 ans, pourquoi est-ce aujourd’hui seulement qu’il devient un danger ? Autant de questions qui appelent les autorités à des réponses claires.

Saphirnews