La norme Afnor sur le halal : histoire d’un rendez-vous manqué

Le Conseil français du culte musulman se réunit mercredi 20 septembre dans l’après-midi au sujet de la norme Afnor sur le halal.

L’instance représentative des musulmans de France, qui a tardé à s’unir sur une charte commune, s’insurge contre cette norme qui s’est faite sans elle.

Quels sont les faits ?

L’Afnor, organisme associatif rattaché au ministère de l’industrie, a rendu publique le 15 septembre la première norme française sur le marché halal (« licite » en arabe), en l’occurrence un « guide de bonnes pratiques de fabrication de denrées alimentaires transformées ». Selon l’organisme, qui se défend de s’être lancé dans « une exégèse des textes religieux », elle ne concerne que la partie aval de la filière : de la matière brute au produit transformé, incluant conserves, plats préparés, charcuterie, confiserie, boulangerie, et donc pas l’abattage des animaux.

Élaborée à la demande d’industriels français de l’agroalimentaire, elle est par ailleurs présentée comme « expérimentale » – pour trois ans – et « volontaire ».

Quelles réactions ?

Aussitôt annoncée, la norme de l’Afnor a été dénoncée par les responsables musulmans. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a publié lundi 18 septembre un communiqué dans lequel il affirme ne pouvoir « être associé, ni de près ni de loin, a toute manœuvre d’ingérence par l’Afnor, dans la définition du halal qui est du ressort exclusif des instances religieuses musulmanes ».

De son côté, l’Union des Mosquées de France (UMF, proche du Maroc) a « exprimé sa stupéfaction face à cette démarche de l’Afnor qui s’apparente à une action mercantile incompatible avec la mission d’un organisme de normalisation reconnu d’utilité publique ».

Les trois grandes mosquées qui ont le monopole de l’habilitation des sacrificateurs halal et qui en tirent de substantiels revenus – Paris, Évry et Lyon – ont elles aussi réagi et dénoncé une « escroquerie morale ».

Quel est le problème ?

La norme était demandée de longue date par les industriels, désireux de profiter d’un marché mondial en expansion mais dans l’incertitude quant à la certification de leurs produits. En effet, les courants de l’islam sont loin d’être unanimes sur la définition de la nourriture « halal ». Mais ces mêmes industriels sont aussi sous la pression des associations de défense des animaux qui critiquent de plus en plus vigoureusement la dispense accordée aux cultes juif et musulman d’étourdissement des bêtes avant abattage.

Constatant l’impossibilité de mettre d’accord les différentes parties – les responsables musulmans demandant que les animaux soient conscients au moment de l’abattage, les industriels souhaitant qu’ils soient étourdis – l’Afnor a finalement décidé de n’aborder que les étapes « aval ». En conséquence, les organisations musulmanes ont fait savoir début 2016 qu’elles se retiraient.

« Dans la norme Afnor, il manque un chaînon et même le plus important : celui du contrôle de la viande qui arrive à l’usine et que personne ne va vérifier », déplore Mohammed Moussaoui, président de l’UMF.

Quelle est la responsabilité des acteurs musulmans ?

Depuis des années, le Conseil français du culte musulman annonce lui aussi une « charte du halal », assortie d’un référentiel religieux, d’un « label » et d’une organisation spécifique pour sa délivrance. « Fin 2010, le document était finalisé. J’allais le présenter au conseil d’administration mais une partie des membres fondateurs du CFCM ont menacé de se retirer si nous ne réglions pas d’abord le problème de la gouvernance », se souvient Mohammed Moussaoui, qui présidait alors l’instance. En clair, la Grande mosquée de Paris (proche de l’Algérie) et l’Union des organisations islamiques de France (proche des Frères musulmans) s’estimaient insuffisamment représentées à la suite des élections et réclamaient plus de sièges.

Grande mosquée, le vague à l’âme de l’islam algérien en France

Lorsque la réforme a enfin été adoptée début 2013, Mohammed Moussaoui approchait de la fin de son mandat et ses « successeurs se sont engagés à adopter la charte ». En 2015, ils ont rendu public le « référentiel religieux » mais ne sont pas parvenus à se mettre d’accord sur la manière de délivrer le label. D’autant que les grandes mosquées d’Évry et de Lyon, s’estimant lésées par la réforme des statuts du CFCM, étaient devenues moins enthousiastes…

« Je sais que cela sera dur à entendre par la communauté mais il y a une part de responsabilité des instances musulmanes », reconnaît Mohammed Moussaoui. « J’avais prévenu les autres fédérations que l’Afnor ne nous attendrait pas. Nous ne pouvons pas être toujours dans l’obstruction et pas dans la construction ». Dans le même temps, estime l’ancien président du CFCM, l’Afnor « prend un risque en avançant sans les musulmans ». « Si les consommateurs estiment que les produits français ne sont que du “halal bradé”, ils se tourneront vers les produits d’Asie ou d’Amérique du Sud ».

 

La Croix

Pourquoi de jeunes françaises sont séduites par le djihad

En croisant leurs regards, un sociologue et un psychanalyste expliquent pourquoi des jeunes femmes françaises sont séduites par le projet de Daech.Le Jihadisme des femmes. Pourquoi ont-elles choisi Daesh ? de Fethi Benslama et Farhad Khosrokhavar

Comment de jeunes Françaises peuvent-elles être séduites par le projet d’une organisation qui défend la soumission de la femme, la prive de ses libertés et impose le « voilement » de son corps entier ? L’explication qu’en donnent le sociologue Farhad Khosrokhavar et le psychanalyste Fethi Benslama, sur la base de témoignages directs ou d’écrits, a quelque chose de vertigineux, tant ces jeunes femmes se posent en rupture par rapport à nos valeurs.

Alors que la République prône l’égalité, elles défendent une « bonne inégalité », une « complémentarité » du couple jusqu’à la caricature : aux hommes, l’héroïsme de la guerre, aux femmes la « dignité » de futures mères. Elles valorisent la figure du djihadiste, non pas violent mais courageux, « époux idéal » car il « n’est pas efféminé (…) et relève le défi de l’adversité ». Dans le mariage, obligatoire voire forcé, elles voient « un moyen d’échapper au malaise né de l’instabilité et de la fragilité des couples modernes ».

Ainsi, contre une société occidentale libre mais perçue comme déstructurée, Daech vend des « utopies répressives et régressives » mais encadrantes : l’organisation régit strictement leur vie, mais les libère du poids d’avoir à faire des choix en toute liberté.

Quatre catégories de femmes

Dans le détail, les auteurs dessinent quatre catégories de femmes aux motivations distinctes. Il y a d’abord les « surmusulmanes », qui, faute de combattre, s’orientent vers le rigorisme le plus strict. Puis « les héroïnes négatives » : « Je te fais peur donc je suis, disent-elles en substance. Je passe outre les limites de la décence ordinaire, vous ne me traitez plus en adolescente soumise. »

Viennent ensuite « les romantiques décalées du réel », qui voudraient répondre aux injonctions de notre société (sois toi-même, libre et indépendante), « mais dont le projet bute sur des obstacles » (chômage, exclusion, banlieue). Enfin, il y a les « fugitives du trauma », au passé douloureux, qui cherchent en Daech une nouvelle vie, une autre société.

La plupart entretiennent un rapport compliqué à leur féminité, teinté de culpabilité, auquel le discours de Daech sur la « pureté » de la femme répond. En miroir du féminisme occidental, elles s’affirment à travers des « prérogatives identitaires » – être mère, élever un enfant, « s’adonner à la sororité » (fraternité féminine). Dénonçant « la condition moderne en Occident, qui viserait la dépravation de la femme, la transformation de sa retenue en exhibition, de sa pudeur en indécence », elles construisent un « antirécit du grand récit de la modernité ».

 

La Croix

Tunisie : les femmes peuvent désormais épouser un non-musulman

 

A la demande du président tunisien Beji Caïd Essebsi, une circulaire de 1973 interdisant l’union d’une Tunisienne de confession musulmane avec un non-musulman a été abrogée.

« Tous les textes liés à l’interdiction du mariage de la Tunisienne avec un étranger, à savoir la circulaire de 1973 et tous les textes semblables, ont été annulés. Félicitations aux femmes de Tunisie pour la consécration du droit à la liberté de choisir son conjoint », a déclaré sur Facebook la porte-parole de la présidence, Saïda Garrach.

Cette décision fait suite à l’annonce par le chef de l’Etat tunisien en août, à l’occasion de la fête de la Femme, de sa volonté d’abroger cette circulaire et autres textes affiliés.

Jusqu’à ce jour, si les Tunisiennes souhaitaient que leur mariage soit reconnu ou célébré en Tunisie, elles devaient fournir un certificat de conversion à l’islam de leur futur mari, en particulier s’il est étranger.

« C’est une victoire des femmes tunisiennes et du mouvement féministe qui s’est mobilisé contre ce texte contraire aux conventions internationales signées par la Tunisie et à l’esprit de la Constitution », a déclaré Mona Ben Jemia, présidente de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD). L’annulation de la circulaire de 1973 était en effet une demande récurrente d’associations et ONG.

« Cette pratique, dictée par une circulaire contraire à la Constitution en l’occurrence la liberté de conscience et l’égalité entre l’homme et la femme et aux lois tunisiennes est une aberration », dénonçait Yamina Thabet, présidente de l’Association tunisienne de soutien aux minorités.

La nouvelle Constitution, adoptée en 2014, stipule que les « citoyens et citoyennes sont égaux en droits et devoirs ». Un principe que le président tunisien entend mettre en œuvre, notamment sur la question de l’héritage, sujet sensible faisant l’objet de débats en Tunisie.

 

Saphirnews

Irak : une double attaque fait 50 morts, dont des Iraniens

 

Au moins 50 personnes, dont des Iraniens, ont été tuées jeudi dans une double attaque près de Nassiriya dans le sud de l’Irak, la plus meurtrière depuis la reprise de Mossoul au groupe Etat islamique (EI), selon un nouveau bilan. Les attentats ont été revendiqués par l’État islamique.

« Le bilan atteint maintenant 37 morts et 87 blessés », a indiqué à l’AFP Jassem al-Khalidi, directeur général de la Santé pour la province de Zi Qar, précisant que la première attaque avait eu lieu près d’un restaurant. La seconde attaque, à la voiture piégée, a elle visé un point de contrôle de la sécurité, a ajouté Saad Maan, porte-parole du ministère de l’Intérieur.

 

AFP

Halimah Yacob devient la première femme musulmane présidente de Singapour

Pour la première fois dans l’Histoire de Singapour, une femme accède à la présidence de la République. Nommée sans élection en raison de l’élimination de ses deux adversaires dont la candidature n’a pas été validée, elle est la première personnalité musulmane à accéder à la fonction suprême.
C’est également la première fois que la présidence a été réservée à la communauté malaise, à la suite d’une réforme de la Constitution en 2016. Celle-ci vise à assurer une alternance entre les communautés ethniques de Singapour, la communauté chinoise étant majoritaire dans ce minuscule Etat.

A 63 ans, Halimah Yacob a été investie jeudi 14 septembre pour un mandat de six ans. Elle a auparavant assuré les fonctions de présidente du Parlement entre 2013 et 2017. Elle avait alors été la première femme à occuper ce poste. Avocate de formation, elle a effectué sa carrière politique au Parlement mais aussi en tant que ministre de la Jeunesse et des Sports et ministre de la Famille.

 

Saphirnews

Les aumôneries scolaires, petites « enclaves » religieuses méconnues

Croiser un prêtre en col romain dans un collège ou lycée public? C’est possible puisque l’enseignement secondaire laïque accueille des aumôneries. De petites « enclaves » confessionnelles méconnues et un droit que l’islam, deuxième culte de France, n’a toujours pas fait valoir.

Nées en 1802 avec le concordat, les aumôneries de l’enseignement public, qui proposent catéchèse et autres activités religieuses, n’ont pas été remises en cause par la loi de 1905 séparant les Eglises et l’Etat.

Si des familles en font la demande, leur création est de droit dans les établissements abritant un internat, au nom du libre exercice des cultes. Là où il n’y en a pas, c’est le recteur d’académie qui décide. Il doit motiver un éventuel refus.

Les chiffres manquent sur les aumôneries, signe de la prudence de l’administration à informer à propos de dispositifs perçus parfois comme une entorse à la stricte laïcité républicaine. En 2003, l’Education nationale évaluait à plus de 3.000 le nombre d’aumôneries scolaires, et les seules catholiques étaient fréquentées par quelque 120.000 jeunes, un nombre tombé à 75.000 en 2014, selon le quotidien La Croix.

L’aumônerie catholique de l’enseignement public (AEP) est aujourd’hui en situation de quasi-monopole, même si ses effectifs épousent la courbe déclinante des fidèles des messes dominicales.

« Ce n’est pas le seul moyen de toucher des jeunes mais c’est un moyen important, une enclave d’Eglise dans un cadre laïque », explique à l’AFP Béatrice Lefèvre, responsable nationale de l’AEP. En pénétrant dans les établissements publics, même si ses activités ont souvent lieu à l’extérieur, l’aumônerie « touche des jeunes qui n’iraient pas voir un tableau d’affichage devant une église », dit-elle.

Principaux et proviseurs sont tenus d’aviser les nouveaux élèves de l’existence d’une aumônerie, et de leur demander par écrit s’ils souhaitent recevoir une information sur ses activités.

« La loi est loi mais le problème, c’est qu’elle n’est pas connue », regrette le père Arnaud Gautier, vicaire épiscopal pour l’enfance et l’adolescence à Paris. Or « dans un établissement où l’information est correctement donnée, entre 5 et 20% des jeunes sont à l’aumônerie, sinon on tombe sous les 1% », estime-t-il.

– « Demande spirituelle » –

Pour le sociologue Benjamin Farhat, « l’aumônerie est vue comme une anomalie, mais surtout elle n’est pas vue: des enseignants, des proviseurs ne savent même pas que c’est un droit, qu’il y a une place pour la religion dans l’espace laïque ».

Ce chercheur, qui peste contre une laïcité « dévoyée », identifie une forme de « volonté politique pour maintenir ce silence et cette ignorance sur un sujet associé à un triptyque erroné: religion égale islam égale problèmes ».

Le culte musulman n’a d’ailleurs toujours pas de service d’aumônerie. Longtemps, la question ne s’est pas vraiment posée, la deuxième religion de France étant dépourvue d’instance représentative jusqu’à la création du Conseil français du culte musulman (CFCM) en 2003. Puis le CFCM, sans moyens ni grande efficacité, a eu d’autres tâches, comme le recrutement d’aumôniers pénitentiaires pour faire face au basculement jihadiste en prison.

Les familles musulmanes souhaitent-elles d’ailleurs vraiment des aumôneries scolaires? A Paris, « aucune demande n’est parvenue au rectorat », répond-on au cabinet du recteur. « Dire qu’il n’y a pas de demande, c’est prendre le problème du mauvais côté », estime a contrario un expert du dossier sous couvert d’anonymat: « Il y a de fait une demande spirituelle, et comme il peut y avoir des dérives, le sujet devrait être pris à bras-le-corps », dit-il.

L’ex-président du CFCM Anouar Kbibech est du même avis: une aumônerie scolaire musulmane pourrait contribuer à prévenir la radicalisation des jeunes. « Il ne faudrait pas que ce soit interprété comme une volonté de prosélytisme, mais de préservation des élèves face aux interprétations erronées de l’islam », fait-il prudemment valoir.

De là à voir demain des cadres musulmans déambulant en djellaba dans des établissements publics… Les aumôniers catholiques peuvent eux porter la chemise de clergyman, la neutralité n’étant imposée qu’aux personnels et aux élèves. « Nous en faisons un argument de laïcité », dit même le père Gautier. « Les élèves savent que ce sont des prêtres, et sont libres d’aller vers eux ».

 

L’ Union

Licenciés parce que barbus? Les prud’hommes diront s’il y a eu discrimination

 

La société Securitas s’est-elle rendue coupable de discrimination religieuse en licenciant, juste après les attentats du 13 novembre, quatre agents de sûreté de l’aéroport d’Orly de confession musulmane, qui refusaient de raccourcir leur barbe? Le conseil de prud’hommes de Bobigny a examiné jeudi l’affaire au fond.

Les quatre demandeurs, des trentenaires qui étaient employés en CDI depuis huit ou neuf ans dans l’entreprise, réclament 40.000 euros d’indemnité pour licenciement sans cause réelle ni sérieuse et 10.000 euros de dommages et intérêts pour discrimination religieuse.

Quelques jours après les attentats du 13 novembre 2015, qui ont fait 130 morts, Securitas Transport Aviation Security (STAS) avait convoqué une vingtaine de ses salariés ayant en commun de porter une barbe jugée trop longue, pour leur demander de se conformer au référentiel vestimentaire de l’entreprise. Celui-ci stipulait que les « barbes, boucs ou moustaches » devaient être « courts, taillés, soignés et entretenus ».

Quatre d’entre eux ayant refusé de s’y plier, ils avaient été mis à pied puis licenciés pour « faute grave ».

Comme lors d’une première audience, à l’issue de laquelle les prud’hommes avaient refusé de statuer en urgence, leur avocat Eric Moutet a fustigé une décision entachée d’une « subjectivité absolue ». Il va falloir m’expliquer ce qu’est une barbe courte, soignée et taillée », a-t-il plaidé.

Car « la barbe ne pousse pas en une nuit », a ironisé Me Moutet, s’étonnant qu' »on ne tolère plus le 14 novembre ce qu’on tolérait le 12″.

« Ce n’est pas nous, mais la société Securitas qui se radicalise après le 13 novembre et qui fait l’amalgame entre le port de la barbe et l’islam radical », a-t-il lancé.

Il a également soulevé un « vrai problème de droit ». Selon lui, le code vestimentaire sur lequel s’est fondé Securitas pour licencier les quatre salariés n’est pas celui qui avait été soumis en 2011 aux représentants du personnel.

A-t-il été modifié opportunément après le 13 novembre?

Embarras de Benoît Dubessay, l’avocat du groupe suédois, qui admet qu’il a bien été modifié « en 2015 », sans plus de précisions.

Rappelant que la société exerce une mission de service public, il a expliqué que ces consignes vestimentaires n’avaient d’autre but que de « donner aux salariés l’apparence la plus neutre possible ».

C’est pourquoi est « proscrit tout ce qui peut être interprété comme fantaisiste: tatouage, piercing, vernis avec couleurs vives » et… barbe trop longue.

« Ce ne sont pas les musulmans qui sont visés, mais les salariés qui arborent une barbe qui n’est pas conforme au référentiel. La réponse aurait été la même avec un punk avec une crête d’Iroquois ou quelqu’un avec une barbe de hipster », a-t-il fait valoir.

Le délibéré sera rendu le 14 décembre.

 

La Voix du Nord

Le pape François demande la fin de la violence politique au Venezuela

À Carthagène, dernière étape de son voyage colombien, François n’a pas manqué d’interpeller les dirigeants du Venezuela tout proche.

 

Le pape François a lancé, dimanche 10 septembre à Carthagène (nord de la Colombie), un appel à la fin de « tout type de violence dans la vie politique » au Venezuela.

« Je veux assurer de ma prière chacun des pays d’Amérique latine, et de manière spéciale le Venezuela tout proche », a lancé le pape après la prière de l’angélus dominical.

« J’exprime ma proximité à chaque fils et fille de cette nation aimée, ainsi qu’à ceux qui ont trouvé sur cette terre colombienne un lieu d’accueil », a continué François depuis le parvis de l’église Saint-Pierre-Claver, entourée de maisons coloniales jaunes, bleues et blanches, au cœur de la vieille ville de Carthagène.

« Depuis cette ville, siège des droits de l’homme, je lance un appel pour que cesse tout type de violence dans la vie politique que soit trouvée une solution à la grave crise qui s’y vit et affecte tout le monde, spécialement les plus pauvres et défavorisés de la société », a précisé François qui avait rencontré, jeudi à la fin de la messe à Bogota, une délégation d’évêques vénézuéliens.

Après l’angélus, le pape est entré dans l’église Saint-Pierre-Claver pour y vénérer les reliques de ce jésuite du XVIIe siècle, « esclave des noirs pour toujours » comme se définissait lui-même cet évangélisateur des Noirs arrivés par milliers dans la ville coloniale de Carthagène et à l’évangélisation desquels il a consacré sa vie.

« Saint Pierre Claver a témoigné d’une manière formidable de la responsabilité et de l’intérêt que chacun de nous doit avoir pour ses frères », avait relevé François avant l’angélus, rappelant combien « ce saint a été accusé injustement d’être indiscret par son zèle et a dû affronter de dures critiques ainsi qu’une opposition persistante de la part de ceux qui craignaient que son ministère n’entrave le commerce lucratif d’esclaves. »

« Aujourd’hui, en Colombie et dans le monde, des millions de personnes sont vendues comme esclaves, ou bien mendient un peu d’humanité, un moment de tendresse, prennent la mer ou la route, parce qu’elles ont tout perdu, à commencer par leur dignité et leurs propres droits », a également relevé le pape qui, à son arrivée à Carthagène, avait béni la première pierre d’une maison pour sans-abri et d’un foyer de l’œuvre diocésaine Talitha Kum, qui travaille auprès des jeunes filles issues de milieux difficiles.

Sur le chemin de l’église, lors d’un coup de frein inopiné de la papamobile, François s’est cogné la pommette et l’arcade sourcilière gauche. Une très légère blessure, soignée avec un peu de glace. « Tout va bien », a assuré Greg Burke, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège.

Dans l’après-midi, le pape devait ensuite célébrer la messe sur le port de Carthagène avant de reprendre l’avion pour Rome. Sur le chemin du retour, il doit, comme à l’aller, survoler le Venezuela. Son retour à Rome est prévu lundi peu avant 13 heures.

 

La Croix

Les bouddhistes de France condamnent les atrocités commises contre les Rohingyas

 

L’Union bouddhiste de France (UBF) a condamné, vendredi 8 septembre, « les atrocités en cours commises contre le peuple Rohingya » et qui agitent l’opinion publique musulmane.

Sollicité par Saphirnews, l’organe représentatif des bouddhistes de France a dénoncé sans réserve dans un communiqué les exactions dont l’armée birmane et des ultranationalistes bouddhistes en sont la cause.

« Les principes fondamentaux du bouddhisme excluent tout recours à la violence », indique la fédération, qui rappelle déplorer les persécutions commises « depuis des années contre cette minorité ethnique ».

Elle « assure à la communauté musulmane dans le monde, de sa solidarité et de son soutien » et « invite tous ses membres à s’unir dans la compassion et à dédier leurs cérémonies pour que ce conflit s’apaise au plus vite ».

Mise à jour : De nombreux leaders bouddhistes à l’instar du Dalaï-lama ont condamné à diverses reprises les persécutions dont sont victimes les Rohingyas, comme en témoigne une lettre ouverte parue en 2012 et relayée sur Saphirnews lors d’un gros épisode de violence contre la minorité musulmane en Birmanie.

 

Saphirnews

Royaume-Uni : un rapport alerte sur l’islamophobie dans le marché du travail

 

Selon un rapport présenté par la Commission pour la mobilité sociale, un organe public de conseil au gouvernement britannique, la communauté musulmane est l’objet d’actes « d’islamophobie, de discrimination et de racisme ».

Menée entre la fin du mois de mai 2017 et juin 2017, l’enquête a été effectuée juste après les attentats de Manchester. Chargée d’observer les évolutions en termes de mobilité sociale au Royaume-Uni, la Commission souligne que les jeunes musulmans « font face à un grand défi en terme de mobilité sociale et sont ralentis dans l’utilisation de tout leur potentiel, à toutes les étapes de leur vie ».

Par conséquent, conclut le rapport, les jeunes musulmans seraient plus sujets au chômage, au sous-emploi, à la précarité et aux bas salaires. Sur les trois millions de musulmans vivant au Royaume-Uni, la Commission a recensé que « seulement 6 % des musulmans occupent des postes supérieurs comparé à 10 % pour la population britannique ».

 

Saphirnews