FORIF : nouvel esprit pour l’islam de France

Après avoir tourné la page du Conseil français du culte musulman (CFCM), l’État, comme l’a souhaité le président de la République, ouvre un nouveau chapitre dans sa relation avec les musulmans, celui du FORIF.

 

Croissant, Lune, Star, Brillant, ColoréC’est la mise en place de quatre groupes de travail qui a tracé les contours du nouveau format de dialogue en remplacement du CFCM. Tout un symbole tant l’on sait que le CFCM fut incapable de produire des résultats tangibles aussi bien pour les fidèles musulmans que pour l’État. Il eut parfois des travaux intéressants mais très vite torpillés par des fédérations concurrentes, accablées qu’elles étaient de ne pas prendre le lead.

Les dysfonctionnements, les luttes de pouvoir, les démissions, les fâcheries, les faux semblants de réconciliation, ont été la constance de cette malheureuse institution. Sans évoquer les guerres d’influence entre l’Algérie, le Maroc et la Turquie qui désespèrent les cadres religieux locaux (comme autrefois on pouvait désespérer Billancourt) ne se reconnaissant absolument pas dans ces enjeux identitaires et consulaires issus d’une époque révolue. Le CFCM est né en crise, a vécu en crise et, pour ne rien changer, se meurt toujours en crise. La page consulaire de l’islam de France devait se fermer quand « bien plus de la moitié des musulmans de notre pays sont des français nés en France » comme le rappelle si bien le ministre chargé des Cultes, Gérald Darmanin, au cours de son discours tenu au CESE.

 

Changement de logiciel

Avec le FORIF, on ose une approche disruptive dans laquelle on perçoit en filigrane l’empreinte macroniste et qui, surtout, assume pleinement sa dimension expérimentale. « C’est un essai qu’on espère concluant », nous confie le ministre en coulisse.

Le FORIF a complètement inversé la perspective. Ce n’est pas la fonction représentative qui est avant tout recherchée mais la production de solutions pratiques et réalistes visant à faciliter l’exercice cultuel des croyants. On ne part plus du national pour faire émerger des interlocuteurs. Ce sont les territoires qui sont désormais privilégier pour identifier les acteurs de bonne volonté, nommés « les constructifs ». Plus de cadre officiel et rigide mais un cadre informel et agile. L’inspiration n’est pas puisée dans un modèle français et jacobin mais dans l’expérience allemande et son modèle décentralisé. On peut d’ailleurs y voir une extension intéressante de la coopération franco-allemande qui fait sens au moment où la France tient la présidence du Conseil de l’Union européenne.

Lutte contre l’islamisme radical

Certains acteurs musulmans ont vu dans le choix de la date de l’installation du FORIF à deux mois seulement de l’élection présidentielle une initiative de la majorité pour capter les voix d’un hypothétique vote musulman. Le ministre de l’Intérieur rejette lui catégoriquement cette thèse et livre dans un aparté que « prendre une telle initiative n’est en rien un calcul politique, bien au contraire elle nous fait prendre beaucoup de coups ». Cela ne paie donc pas politiquement, rejoignant le même constat formulé par Nicolas Sarkozy au cours d’un déjeuner élyséen en décembre 2011 auquel l’auteur de ces lignes avait été convié.

Alors pourquoi le gouvernement y met tant d’énergie ? Sans doute que les dix dernières années qui ont vu couler du sang sur le sol français au nom d’un islam dévoyé l’a poussé à s’engager plus fortement dans la question pour combattre l’islamisme radical dont le désordre constitue le terreau idéal de son développement.

Vers une meilleure transparence de l’islam de France

Le ministre a laissé percevoir sa vive inquiétude sur « la montée des périls populistes, qui prétendent exclure une partie de la communauté nationale sous prétexte de leurs aspirations religieuses ». Sans manquer de désigner l’islamisme et le salafisme comme étant notre ennemi commun. Pour les combattre, il faut faire la chasse aux liens idéologiques mortifères et couper tous les circuits obscurs de financement.

L’ancien ministre des Comptes publics n’a pas cessé d’encourager les responsables de mosquées d’adopter le régime de la loi 1905 pour justement éviter de payer des taxes qui alourdissent inutilement les budgets. Ce régime a le mérite d’accroître la transparence que la loi encourage notamment par la défiscalisation des dons à hauteur de 66 % et même jusqu’à 75 % d’ici à la fin 2022.

Intelligence collective

Chez Darmanin, si l’on se fie aux simples apparences, il est vrai que nous ne sentons pas le même enthousiasme que ses prédécesseurs (Joxe, Chevènement, Sarkozy ou même Cazeneuve). A vrai dire, ce n’est pas plus mal. Cette exaltation est certainement accrue par le défi intellectuel que pose l’intégration de la seconde religion de France. Néanmoins, elle a tendance à minorer du même coup tous les grains de sable égrainés par les querelles d’égo des responsables religieux nationaux qui finissent par avoir raison des plus belles mécaniques institutionnelles.

On note en revanche chez lui beaucoup de pragmatisme et surtout une certaine aisance sur la thématique des musulmans de France. Son histoire familiale, ses mandats politiques locaux passés (maire de Tourcoing, vice-président de la Métropole européenne de Lille et de la Région Hauts-de-France) mais aussi – on l’oublie trop souvent – la qualité des conseillers et fonctionnaires du Bureau central des cultes qui l’entourent n’y sont pas étrangers.

Sur cet enjeu, il est en effet sage de garder la tête froide et faire sienne la vue gramscienne, à savoir allier le pessimisme de l’intelligence et l’optimisme de la volonté. C’est un chantier de longue haleine qui attend les participants du FORIF. L’institutionnalisation de la seconde religion est un si long processus semé d’embûches qui doit obligatoirement passer par la mobilisation d’une forme d’intelligence collective guidée par le seul intérêt général.

Saphirnews

Des hijabeuses devant le Sénat contre l’interdiction du voile dans les compétitions sportives

 

L’obsession du voile habite nombre d’élus et elle s’est de nouveau illustrée mardi 18 janvier au Palais du Luxembourg. Les sénateurs ont en effet voté un amendement à la proposition de loi sur le sport visant à interdire le port des signes religieux « ostensibles » – en premier lieu le voile – « aux événements sportifs et aux compétitions sportives organisés par les fédérations sportives et les associations affiliées ». La proposition, que les élus avaient tenté d’intégrer dans le projet de loi contre le séparatisme, a été adoptée par 160 voix pour et 143 contre malgré l’avis défavorable émis par le gouvernement.

Une semaine après l’adoption de cet amendement controversé, les Hijabeuses, un collectif de jeunes sportives musulmanes, portant le voile ou pas, engagées pour défendre le droit de chacune de jouer au football, ont organisé, mercredi 26 janvier, un match devant le Sénat pour protester contre l’instauration d’une nouvelle loi restrictive à l’encontre des femmes.

« Combien de temps encore va-t-on exclure les femmes qui portent le foulard, du sport, du travail, des loisirs, sous prétexte de les libérer ? », s’insurge l’association Alliance Citoyenne, qui porte le collectif des Hijabeuses. Celle-ci avait saisi le Conseil d’État en novembre 2021 pour obtenir le droit de porter le voile pendant les compétitions officielles de la Fédération française de football (FFF).

« Les Hijabeuses & leurs alliées viennent d’improviser un match devant le Sénat pour rappeler qu’elles continueront à jouer même si l’Etat ne veut pas », a relayé le collectif des Dégommeuses, en soutien à l’action, sur les réseaux sociaux. « Députés et sénateurs, il est encore temps de revenir sur une loi discriminante et contraire à la laïcité. »

La proposition de loi sur le sport, l’amendement avec, sera de nouveau examinée par des députés et des sénateurs qui seront réunis lundi 31 janvier en commission mixte paritaire pour trouver un compromis. Jusque-là, les amendements anti-voile adoptés au Sénat ont toujours été retoqués par les députés. Une certitude : cette volonté de légiférer sur les choix vestimentaires des femmes musulmanes agace au plus haut point des citoyens désireux que les débats se concentrent sur des affaires plus essentielles pour l’avenir du pays.

 

Saphirnews

L’expulsion d’un imam important secoue les musulmans de Belgique

Drapeau, Le Drapeau De La BelgiqueL’imam Mohamed Toujgani est de nationalité marocaine mais il réside en Belgique depuis 40 ans et prêchait jusqu’à l’an dernier à la mosquée Al-Khalil à Molenbeek, l’un des plus grands lieux de culte musulman du pays. En octobre 2021, il s’est vu retirer son permis de séjour par le gouvernement belge qui considère qu’il est aujourd’hui « une menace pour la sécurité nationale ». Cette interdiction de séjour, qui porte sur une durée de dix ans, a été révélée jeudi 13 janvier par la presse belge et confirmée par le gouvernement.

Sammy Mahdi, secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, a justifié, jeudi 13 janvier, cette décision devant la presse. « Quand on reçoit des informations des services de sécurité qui nous informent que quelqu’un pose un réel danger pour la sécurité de notre pays, je pense que c’est à moi d’agir et de faire en sorte que certaines figures, comme ce monsieur-ci, ne puissent pas résider sur le territoire belge. Parce que je ne pense pas que ce soit dans notre intérêt », a t-il expliqué.

D’après la chaine publique flamande VRT, l’imam ne serait plus en Belgique actuellement, mais il a saisi un avocat pour contester la décision. Sa famille, sa femme et ses enfants résident toujours en Belgique.

Mohamed Toujgani s’est vu reprocher des propos tenus en 2009 et qui ont refait surface dix ans plus tard. Il avait alors appelé Dieu à « déverser la frayeur dans le coeur les sionistes oppresseurs » et à faire que le sang des martyrs « soit un feu ardent qui les brûle ». Des propos que Sammy Mahdi traduit en un appel à brûler les juifs.

Tout en réfutant avoir visé les juifs, l’imam avait présenté des excuses en 2019 en expliquant avoir réagi à l’offensive israélienne sur Gaza en 2008-2009.

L’EMB réagit, la mosquée de l’imam aussi

L’Exécutif des musulmans de Belgique (EMB) souligne, de son côté, qu’il n’a « pas de lien d’autorité avec les imams non rattachés aux mosquées subventionnées » et que « le retrait d’un titre de séjour de qui que ce soit est une affaire strictement privée sur laquelle notre institution n’a aucun commentaire à apporter ».

L’EMB rappelle également qu’il avait fermement condamné les propos de Mohamed Toujgani en janvier 2019, propos dont « la virulence ne s’atténue pas alors même que le discours de l’imam a été prononcé il y a une dizaine d’années ».

Dans le même temps, à l’époque, il ajoutait que les voyages et les participations de l’imam dans un cadre interconvictionnel semblent témoigner de la bonne foi de ses excuses et de son implication depuis des années « dans le sens d’un discours ouvert sur l’altérité et le vivre-ensemble ».

De son côté, le Conseil d’administration de la Ligue d’entraide islamique (LEI), qui gère la mosquée Al Khalil, a appelé Sammy Mahdi, à revenir sur sa décision. Il rappelle que l’imam réside en Belgique depuis 40 ans, dans le respect des lois et des règles du pays d’accueil. « Il n’a jamais été condamné pour quelque délit que ce soit et a toujours officié dans le strict respect de ses prérogatives ainsi qu’en tant que président de la Ligue des imams de Belgique », fait-on savoir.

Une pétition pour « exiger des réponses »

La révélation de cette décision a créé l’émoi parmi les musulmans de Belgique. Une pétition, justifiée par ses initiateurs « par le fait qu’à travers cette décision d’expulsion, c’est l’ensemble des fidèles musulmans qui sont placés dans une posture de « potentielle menace à la sécurité nationale » », a déjà récolté plus de 4 000 signatures.

« Si des propos haineux ont été tenus par lui, pourquoi n’a-t-il pas fait l’objet de poursuites judiciaires pour incitation à la haine, comme le prévoit le droit belge pour tous les citoyen.ne.s ? Si ces propos datent d’il y’a 10 ans, pourquoi est-ce aujourd’hui seulement qu’il devient un danger ? Autant de questions qui appelent les autorités à des réponses claires.

Saphirnews

Arabie Saoudite : un intervalle de 10 jours entre deux omra à La Mecque imposé aux pèlerins

 

Hajj, Kaaba, Mecque, Omra, PrierLes autorités saoudiennes ont décidé d’imposer à l’ensemble des pèlerins, y compris étrangers, un intervalle de dix jours entre l’accomplissement de deux petits pèlerinages (omra).

« Les pèlerins étrangers peuvent accomplir un maximum de trois omra au cours de leur séjour de 30 jours dans le Royaume. Un pèlerin, qui a obtenu un permis pour accomplir la omra, peut prendre rendez-vous pour une deuxième omra par le biais d’Eatmarna (l’outil officiel pour formuler la demande du permis omra, ndlr) ou Tawakkalna (l’équivalent saoudien de l’application française TousAntiCovid, ndlr) à la fin de la période spécifiée de 10 jours après l’exécution de la première omra », a fait savoir le ministère du Hajj et de la Omra dans un communiqué.

Tous les pèlerins âgés de 12 ans et plus ayant un schéma vaccinal complet sont autorisés à effectuer la omra et la prière à la Grande Mosquée de La Mecque. Le ministère a indiqué qu’il n’y a pas de possibilité pour les pèlerins de changer la date d’un permis qui lui est délivré via Eatmarna ou Tawakkalna, rapporte Saudi Gazette. L’annulation peut être faite à tout moment quatre heures avant le créneau horaire indiqué sur le permis pour l’exécution de la omra. Si le permis est annulé après son entrée en vigueur pour effectuer le rituel, le pèlerin ne pourra en réserver qu’après 10 jours.

Outre le port du masque obligatoire, les autorités ont récemment réintroduite la règle de la distanciation physique entre les fidèles dans les deux mosquées saintes de La Mecque et de Médine face la recrudescence des contaminations, en particulier celles liés au variant Omicron dans le royaume.

 

Saphirnews

Attaque de drones : la coalition menée par l’Arabie saoudite riposte par des frappes aériennes meurtrières au Yémen

La coalition, qui avait menacé de « riposter » à l’acte « terroriste » des rebelles houthistes ciblant les Emirats arabes unis, a lancé de nouvelles frappes mardi sur la capitale du Yémen.

Chose, Des Choses, Gadget, Drone, DronesAu moins 14 personnes ont été tuées à Sanaa dans la nuit de lundi 17 à mardi 18 janvier, lors de raids de la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite en riposte à une attaque meurtrière des rebelles yéménites aux Emirats arabes unis.

La coalition – dont les Emirats sont membres –, qui combat depuis 2015 les insurgés yéménites, a multiplié depuis lundi soir les raids de représailles sur la capitale du Yémen, contrôlée par les rebelles houthistes.

Des habitants de la capitale dégageaient mardi les gravats, avec l’espoir de retrouver des survivants dans les décombres, alors que deux bâtiments ont été soufflés par les raids.

Les rebelles ont, de leur côté, annoncé la mort d’un général, Abdallah Qassem Al-Jounaid, directeur de la faculté d’aviation et de défense aérienne. Ce responsable a été tué « avec des membres de sa famille, un crime odieux commis par l’aviation de l’agresseur [la coalition], qui a visé son domicile lundi soir », selon l’agence de presse des rebelles, SABA.

La coalition, qui avait menacé lundi de « riposter » à l’acte « terroriste » des rebelles yéménites, a lancé de nouvelles frappes mardi sur la capitale, disant viser « des camps et des quartiers généraux des houthistes », a tweeté la chaîne de télévision publique saoudienne Al-Ekhbariya.

Les houthistes ont affirmé lundi sur leur chaîne, Al-Massira, avoir « ciblé des installations et sites émiratis importants et sensibles » à l’aide de missiles balistiques et de drones. A Abou Dhabi, trois camions-citernes ont explosé « près des réservoirs de stockage » de la compagnie pétrolière de la ville, entraînant la mort de deux ressortissants indiens et d’un Pakistanais, avait, pour sa part, indiqué lundi l’agence officielle émiratie WAM, faisant état de six blessés.

L’attaque des rebelles a ouvert un nouveau front dans la guerre au Yémen et réduit encore un peu plus les espoirs d’un règlement du conflit, qui a déplacé des millions de personnes dans ce qui était déjà le pays le plus pauvre de la péninsule Arabique.

La coalition intervient au Yémen pour appuyer les forces gouvernementales contre les rebelles, qui s’étaient emparés de la capitale, Sanaa, en 2014. Selon l’ONU, le conflit a fait 377 000 morts, victimes directes et indirectes d’une guerre qui dure depuis plus de sept ans.

Le Monde/ AFP

Sécurisation des lieux de culte en France : quatre millions d’euros sur la table de l’Etat

 

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé, jeudi 13 janvier, qu’une enveloppe de quatre millions d’euros a été déployée en 2021 pour la sécurisation des lieux de culte en France, financée par le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR). « En tant que ministre des cultes, mon travail c’est de les protéger. Alors on augmente les moyens qui permettent d’équiper notamment en vidéoprotection les lieux de culte », a-t-il fait part.

L’information a été donnée devant l’église Saint-Germain-l’Auxerrois à Romainville, en Seine-Saint-Denis, qui a été la cible de vandalisme dans la nuit de dimanche 9 au lundi 10 janvier. Une paroisse à Bondy, dans le même département, a également subi les mêmes méfaits. Des enquêtes ont été ouvertes afin d’identifier les auteurs.

« Aujourd’hui, c’est une enveloppe de quatre millions d’euros qui est donnée et notamment à l’Église catholique si elle le souhaite et indépendamment de la loi de séparation de l’Église et de l’État », a indiqué le ministre, qui était accompagné des députés Isabelle Florennes et Ludovic Mendès, chargés d’une mission dédiée à la lutte contre les actes antireligieux.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a réagi pour condamner « fermement les actes de vandalisme dont ont été victimes de nombreuses églises ces derniers jours », exprimant à l’occasion « son soutien total aux catholiques de France ». « Ces actes odieux contre des lieux de prière et de recueillement sont profondément choquants et intolérables », a affirmé l’instance.

 

Saphirnews

Cannes : La fermeture d’une mosquée demandée par Gérald Darmanin, notamment pour « des propos antisémites »

 

 

À L'Intérieur, L'ArchitectureLe ministre de l’Intérieur a justifié sa décision en raison, notamment, de « propos antisémites » proférés.  Gérald Darmanin a annoncé ce mercredi sur Cnews avoir demandé la fermeture de la mosquée du centre-ville de  Cannes (Alpes-Maritimes).

« Nous fermons l’une des mosquées de Cannes car nous lui reprochons des propos antisémites, des soutiens au CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France) et BarakaCity », dissous fin 2020, a indiqué le ministre de l’Intérieur sur Cnews.

« A [sa] demande, le préfet des Alpes-Maritimes a lancé une procédure contradictoire afin d’envisager la fermeture administrative de la mosquée Al Madina al Mounawara pour une durée de deux mois », ont précisé les services de l’Etat dans la matinée.

« Radicalisation » et « prises de position »

La préfecture rappelle ainsi qu’une loi « prévoit que le représentant de l’Etat dans le département peut prononcer la fermeture temporaire des lieux de culte dans lesquels les propos qui sont tenus, les idées ou théories qui sont diffusées ou les activités qui se déroulent provoquent à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes ou tendent à justifier ou à encourager cette haine ou cette violence ».

Elle avance que la mosquée Al Madina Al Mounawara « promeut la charia, soutient l’islam radical et favorise de ce fait le repli séparatiste » et explique que « des comportements ambigus ont été entretenus avec des individus appartenant à la mouvance islamiste radicale et acquis aux thèses pro djihadistes ». Sur les réseaux sociaux, le lieu de culte multiplie ainsi « les propos haineux envers la France, ses institutions et ses lois », tient aussi « des propos incitant à la haine envers les homosexuels ou transsexuels » et « montre une haine antisémite explicite », selon les autorités. Les responsables de la mosquée n’étaient pas joignables dans l’immédiat.

« L’immense majorité » de ceux qui la fréquentent « ne partage pas sa dérive »

La mosquée Al Madina Al Mounawara, située avenue du Petit Juas « est implantée sur un terrain privé depuis plusieurs décennies », a précisé la mairie de Cannes, qui a immédiatement réagi. « Cette décision intervient après un travail minutieux de recherches des services de l’Etat et de multiples signalements effectués directement par la municipalité depuis 2015 », explique ainsi l’hôtel de ville.

Sur CNews, Gérald Darmanin a d’ailleurs indiqué qu’il s’était entretenu avec le maire LR David Lisnard et que ce dernier soutenait « courageusement » cette décision de lancer une procédure de fermeture administrative.

« Cela fait quelque temps, plusieurs années même, que le maire tire la sonnette d’alarme sur ce qui peut s’y passer, ce qui peut s’écrire sur les réseaux sociaux », a confirmé à 20 Minutes le directeur général des services. Selon Thierry Migoule, les autorités ont pris cette décision car le lieu de culture serait devenu « un lieu de radicalisation » et à cause de « des prises de position de l’ancien recteur ».

« Nous savons que l’immense majorité des musulmans qui fréquentent cette mosquée très ancienne ne partagent pas sa dérive, certains nous avaient d’ailleurs alertés. Il leur revient donc de faire émerger de nouveaux dirigeants respectueux de la République française et du pays pour que le lieu de culte puisse alors rouvrir, comme vu avec le ministre de l’Intérieur », écrit également la municipalité dans un communiqué.

 

20 Minutes

Etats-Unis : Pfizer et AstraZeneca accusés d’avoir contribué à «financer le terrorisme» en Irak

Irak, Drapeau, Drapeau National, NationUne cour d’appel a relancé une action en justice contre 21 sociétés américaines et européennes au motif que leurs contrats avec le gouvernement irakien auraient contribué à «financer le terrorisme» ayant tué des Américains durant la guerre en Irak. Comme l’a rapporté l’agence de presse Reuters le 4 janvier, des entreprises pharmaceutiques américaines et européennes telles que Pfizer, AstraZeneca ou encore Johnson & Johnson, sont visées par une action en justice aux Etats-Unis, dans laquelle elles sont soupçonnées d’avoir entretenu des contrats avec le gouvernement irakien, qui auraient contribué à «financer le terrorisme» pendant la guerre en Irak.

Si les accusations ne sont pas nouvelles — un juge fédéral de première instance avait rejeté les poursuites en 2020 — l’action en justice a été relancée par la Cour d’appel du district de Columbia. Les plaignants affirment que pendant que l’Armée du Mahdi – une milice islamiste chiite irakienne qui s’est structurée après la chute de Saddam Hussein – contrôlait le ministère irakien de la Santé, les 21 sociétés américaines et européennes accusées, spécialisées dans les équipements médicaux et les produits pharmaceutiques, ont effectué des paiements illicites pour obtenir des contrats de fournitures médicales. La procédure judiciaire a été entamée pour obtenir des dommages au nom d’anciens combattants américains tués ou blessés en Irak entre 2005 et 2009. Les représentants des cinq groupes – AstraZeneca, GE Healthcare USA Holding, Johnson & Johnson, Pfizer et Hoffmann La Roche Inc – ont fait savoir dans un communiqué commun cité par Reuters que «la suite de la procédure montrera que les sociétés ne sont en aucun cas responsables».

Ainsi que l’explique l’agence de presse, l’action en justice relancée par la cour d’appel américaine a été intentée par des membres de familles américaines de victimes d’attaques menées en Irak par l’Armée du Mahdi.  Les avocats des entreprises ont de leur côté déclaré à la cour d’appel qu’elles n’avaient fait que fournir aux autorités irakiennes «des traitements vitaux contre le cancer du sein, des injections contre l’hémophilie, des échographies, des électrocardiogrammes et d’autres produits médicaux» après l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis, à l’origine de la chute de Saddam Hussein en 2003.

RT France

Covid-19 : les musulmans appelés à se rendre à la mosquée avec un schéma vaccinal complet

 

Virus, Isolé, Corona, Coronavirus Face à la propagation de la Covid-19 portée par le variant Omicron, les appels au respect scrupuleux des gestes barrières sont lancés de toutes parts en ce début d’année 2022. A l’heure où un projet de loi visant à transformer le passe sanitaire en passe vaccinal est à l’étude au Parlement, les appels à se faire vacciner aussi se multiplient.

En ce sens, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a adressé, mardi 4 janvier, une série de recommandations aux responsables des mosquées et à leurs fidèles. Les musulmans fréquentant les lieux de culte ont été notamment appelés à avoir un schéma vaccinal complet « dès que possible ». Autrement, « il est leur recommandé de ne pas se rendre à la mosquée ».

« Le respect de ces mesures est une responsabilité collective qui nous permet de veiller ensemble à ce que les cérémonies religieuses ne participent pas à la propagation de la pandémie de la Covid-19 », estime l’institution.

 

Saphirnews

Mosquée d’Allonnes : la dissolution des deux associations gérantes actée, voici pourquoi

 

Les deux associations gérantes de la mosquée d’Allonnes (Sarthe), fermée pour six mois fin octobre ont été dissoutes mercredi 5 janvier en Conseil des ministres, a annoncé Gérald Darmanin. L’Association allonnaise pour le juste milieu (AAJM) et Al Qalam « incitaient à la haine et entretenaient des relations avec la mouvance islamiste radicale », affirme via Twitter le ministre de l’Intérieur.

Selon le décret de dissolution paru le même jour que celui des Zouaves Paris, les deux associations gestionnaires de la mosquée « promeuvent une pratique radicale de l’islam, légitimant le recours du djihad armé, la mort en martyr ainsi que l’instauration de la charia et contribuent ainsi à la permanence d’une idéologie islamiste radicale et à la diffusion de thèses pro-djihadistes ».

L’enseignement « très radical et teinté de violence physique » dispensé au sein de l’école coranique gérée par les associations « valorise le djihad armé ainsi que la haine des juifs ou la mise à mort des homosexuels », indique le décret.

 

Un recours en vue déposé par les deux associations

Me Nabilla Asmane, avocate des deux associations, dénonce auprès de Ouest France. dissolution perçue comme le résultat d’une « justice parallèle ». « La justice administrative fait fi de l’enquête judiciaire. On n’essaye pas de savoir s’ils (les gérants des associations) sont coupables ou non, dans le cadre d’un débat contradictoire. »

L’avocate déplore aussi qu’aucun des dirigeants n’a pour l’instant été entendu dans le cadre de l’enquête judiciaire dirigée par la Direction territoriale de la police judiciaire d’Angers. « Si l’urgence n’est pas de les entendre, l’urgence ne devrait pas non plus être la dissolution des associations », a-t-elle souligné. Me Nabilla Asmane annonce qu’elle déposera un recours devant le Conseil d’État pour contester ce décret.

Sur les quelque 2 600 mosquées recensées en France, « 21 lieux de culte sont actuellement fermés, du fait de prescriptions administratives, d’une décision judiciaire, d’une reprise de bail, de travaux ou d’une fermeture administrative », selon le ministère de l’Intérieur, tandis que six font l’objet d’une instruction en vue d’une possible fermeture.

Saphirnews