Arabie Saoudite : un intervalle de 10 jours entre deux omra à La Mecque imposé aux pèlerins

 

Hajj, Kaaba, Mecque, Omra, PrierLes autorités saoudiennes ont décidé d’imposer à l’ensemble des pèlerins, y compris étrangers, un intervalle de dix jours entre l’accomplissement de deux petits pèlerinages (omra).

« Les pèlerins étrangers peuvent accomplir un maximum de trois omra au cours de leur séjour de 30 jours dans le Royaume. Un pèlerin, qui a obtenu un permis pour accomplir la omra, peut prendre rendez-vous pour une deuxième omra par le biais d’Eatmarna (l’outil officiel pour formuler la demande du permis omra, ndlr) ou Tawakkalna (l’équivalent saoudien de l’application française TousAntiCovid, ndlr) à la fin de la période spécifiée de 10 jours après l’exécution de la première omra », a fait savoir le ministère du Hajj et de la Omra dans un communiqué.

Tous les pèlerins âgés de 12 ans et plus ayant un schéma vaccinal complet sont autorisés à effectuer la omra et la prière à la Grande Mosquée de La Mecque. Le ministère a indiqué qu’il n’y a pas de possibilité pour les pèlerins de changer la date d’un permis qui lui est délivré via Eatmarna ou Tawakkalna, rapporte Saudi Gazette. L’annulation peut être faite à tout moment quatre heures avant le créneau horaire indiqué sur le permis pour l’exécution de la omra. Si le permis est annulé après son entrée en vigueur pour effectuer le rituel, le pèlerin ne pourra en réserver qu’après 10 jours.

Outre le port du masque obligatoire, les autorités ont récemment réintroduite la règle de la distanciation physique entre les fidèles dans les deux mosquées saintes de La Mecque et de Médine face la recrudescence des contaminations, en particulier celles liés au variant Omicron dans le royaume.

 

Saphirnews

Attaque de drones : la coalition menée par l’Arabie saoudite riposte par des frappes aériennes meurtrières au Yémen

La coalition, qui avait menacé de « riposter » à l’acte « terroriste » des rebelles houthistes ciblant les Emirats arabes unis, a lancé de nouvelles frappes mardi sur la capitale du Yémen.

Chose, Des Choses, Gadget, Drone, DronesAu moins 14 personnes ont été tuées à Sanaa dans la nuit de lundi 17 à mardi 18 janvier, lors de raids de la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite en riposte à une attaque meurtrière des rebelles yéménites aux Emirats arabes unis.

La coalition – dont les Emirats sont membres –, qui combat depuis 2015 les insurgés yéménites, a multiplié depuis lundi soir les raids de représailles sur la capitale du Yémen, contrôlée par les rebelles houthistes.

Des habitants de la capitale dégageaient mardi les gravats, avec l’espoir de retrouver des survivants dans les décombres, alors que deux bâtiments ont été soufflés par les raids.

Les rebelles ont, de leur côté, annoncé la mort d’un général, Abdallah Qassem Al-Jounaid, directeur de la faculté d’aviation et de défense aérienne. Ce responsable a été tué « avec des membres de sa famille, un crime odieux commis par l’aviation de l’agresseur [la coalition], qui a visé son domicile lundi soir », selon l’agence de presse des rebelles, SABA.

La coalition, qui avait menacé lundi de « riposter » à l’acte « terroriste » des rebelles yéménites, a lancé de nouvelles frappes mardi sur la capitale, disant viser « des camps et des quartiers généraux des houthistes », a tweeté la chaîne de télévision publique saoudienne Al-Ekhbariya.

Les houthistes ont affirmé lundi sur leur chaîne, Al-Massira, avoir « ciblé des installations et sites émiratis importants et sensibles » à l’aide de missiles balistiques et de drones. A Abou Dhabi, trois camions-citernes ont explosé « près des réservoirs de stockage » de la compagnie pétrolière de la ville, entraînant la mort de deux ressortissants indiens et d’un Pakistanais, avait, pour sa part, indiqué lundi l’agence officielle émiratie WAM, faisant état de six blessés.

L’attaque des rebelles a ouvert un nouveau front dans la guerre au Yémen et réduit encore un peu plus les espoirs d’un règlement du conflit, qui a déplacé des millions de personnes dans ce qui était déjà le pays le plus pauvre de la péninsule Arabique.

La coalition intervient au Yémen pour appuyer les forces gouvernementales contre les rebelles, qui s’étaient emparés de la capitale, Sanaa, en 2014. Selon l’ONU, le conflit a fait 377 000 morts, victimes directes et indirectes d’une guerre qui dure depuis plus de sept ans.

Le Monde/ AFP

Sécurisation des lieux de culte en France : quatre millions d’euros sur la table de l’Etat

 

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé, jeudi 13 janvier, qu’une enveloppe de quatre millions d’euros a été déployée en 2021 pour la sécurisation des lieux de culte en France, financée par le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR). « En tant que ministre des cultes, mon travail c’est de les protéger. Alors on augmente les moyens qui permettent d’équiper notamment en vidéoprotection les lieux de culte », a-t-il fait part.

L’information a été donnée devant l’église Saint-Germain-l’Auxerrois à Romainville, en Seine-Saint-Denis, qui a été la cible de vandalisme dans la nuit de dimanche 9 au lundi 10 janvier. Une paroisse à Bondy, dans le même département, a également subi les mêmes méfaits. Des enquêtes ont été ouvertes afin d’identifier les auteurs.

« Aujourd’hui, c’est une enveloppe de quatre millions d’euros qui est donnée et notamment à l’Église catholique si elle le souhaite et indépendamment de la loi de séparation de l’Église et de l’État », a indiqué le ministre, qui était accompagné des députés Isabelle Florennes et Ludovic Mendès, chargés d’une mission dédiée à la lutte contre les actes antireligieux.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a réagi pour condamner « fermement les actes de vandalisme dont ont été victimes de nombreuses églises ces derniers jours », exprimant à l’occasion « son soutien total aux catholiques de France ». « Ces actes odieux contre des lieux de prière et de recueillement sont profondément choquants et intolérables », a affirmé l’instance.

 

Saphirnews

Cannes : La fermeture d’une mosquée demandée par Gérald Darmanin, notamment pour « des propos antisémites »

 

 

À L'Intérieur, L'ArchitectureLe ministre de l’Intérieur a justifié sa décision en raison, notamment, de « propos antisémites » proférés.  Gérald Darmanin a annoncé ce mercredi sur Cnews avoir demandé la fermeture de la mosquée du centre-ville de  Cannes (Alpes-Maritimes).

« Nous fermons l’une des mosquées de Cannes car nous lui reprochons des propos antisémites, des soutiens au CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France) et BarakaCity », dissous fin 2020, a indiqué le ministre de l’Intérieur sur Cnews.

« A [sa] demande, le préfet des Alpes-Maritimes a lancé une procédure contradictoire afin d’envisager la fermeture administrative de la mosquée Al Madina al Mounawara pour une durée de deux mois », ont précisé les services de l’Etat dans la matinée.

« Radicalisation » et « prises de position »

La préfecture rappelle ainsi qu’une loi « prévoit que le représentant de l’Etat dans le département peut prononcer la fermeture temporaire des lieux de culte dans lesquels les propos qui sont tenus, les idées ou théories qui sont diffusées ou les activités qui se déroulent provoquent à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes ou tendent à justifier ou à encourager cette haine ou cette violence ».

Elle avance que la mosquée Al Madina Al Mounawara « promeut la charia, soutient l’islam radical et favorise de ce fait le repli séparatiste » et explique que « des comportements ambigus ont été entretenus avec des individus appartenant à la mouvance islamiste radicale et acquis aux thèses pro djihadistes ». Sur les réseaux sociaux, le lieu de culte multiplie ainsi « les propos haineux envers la France, ses institutions et ses lois », tient aussi « des propos incitant à la haine envers les homosexuels ou transsexuels » et « montre une haine antisémite explicite », selon les autorités. Les responsables de la mosquée n’étaient pas joignables dans l’immédiat.

« L’immense majorité » de ceux qui la fréquentent « ne partage pas sa dérive »

La mosquée Al Madina Al Mounawara, située avenue du Petit Juas « est implantée sur un terrain privé depuis plusieurs décennies », a précisé la mairie de Cannes, qui a immédiatement réagi. « Cette décision intervient après un travail minutieux de recherches des services de l’Etat et de multiples signalements effectués directement par la municipalité depuis 2015 », explique ainsi l’hôtel de ville.

Sur CNews, Gérald Darmanin a d’ailleurs indiqué qu’il s’était entretenu avec le maire LR David Lisnard et que ce dernier soutenait « courageusement » cette décision de lancer une procédure de fermeture administrative.

« Cela fait quelque temps, plusieurs années même, que le maire tire la sonnette d’alarme sur ce qui peut s’y passer, ce qui peut s’écrire sur les réseaux sociaux », a confirmé à 20 Minutes le directeur général des services. Selon Thierry Migoule, les autorités ont pris cette décision car le lieu de culture serait devenu « un lieu de radicalisation » et à cause de « des prises de position de l’ancien recteur ».

« Nous savons que l’immense majorité des musulmans qui fréquentent cette mosquée très ancienne ne partagent pas sa dérive, certains nous avaient d’ailleurs alertés. Il leur revient donc de faire émerger de nouveaux dirigeants respectueux de la République française et du pays pour que le lieu de culte puisse alors rouvrir, comme vu avec le ministre de l’Intérieur », écrit également la municipalité dans un communiqué.

 

20 Minutes

Etats-Unis : Pfizer et AstraZeneca accusés d’avoir contribué à «financer le terrorisme» en Irak

Irak, Drapeau, Drapeau National, NationUne cour d’appel a relancé une action en justice contre 21 sociétés américaines et européennes au motif que leurs contrats avec le gouvernement irakien auraient contribué à «financer le terrorisme» ayant tué des Américains durant la guerre en Irak. Comme l’a rapporté l’agence de presse Reuters le 4 janvier, des entreprises pharmaceutiques américaines et européennes telles que Pfizer, AstraZeneca ou encore Johnson & Johnson, sont visées par une action en justice aux Etats-Unis, dans laquelle elles sont soupçonnées d’avoir entretenu des contrats avec le gouvernement irakien, qui auraient contribué à «financer le terrorisme» pendant la guerre en Irak.

Si les accusations ne sont pas nouvelles — un juge fédéral de première instance avait rejeté les poursuites en 2020 — l’action en justice a été relancée par la Cour d’appel du district de Columbia. Les plaignants affirment que pendant que l’Armée du Mahdi – une milice islamiste chiite irakienne qui s’est structurée après la chute de Saddam Hussein – contrôlait le ministère irakien de la Santé, les 21 sociétés américaines et européennes accusées, spécialisées dans les équipements médicaux et les produits pharmaceutiques, ont effectué des paiements illicites pour obtenir des contrats de fournitures médicales. La procédure judiciaire a été entamée pour obtenir des dommages au nom d’anciens combattants américains tués ou blessés en Irak entre 2005 et 2009. Les représentants des cinq groupes – AstraZeneca, GE Healthcare USA Holding, Johnson & Johnson, Pfizer et Hoffmann La Roche Inc – ont fait savoir dans un communiqué commun cité par Reuters que «la suite de la procédure montrera que les sociétés ne sont en aucun cas responsables».

Ainsi que l’explique l’agence de presse, l’action en justice relancée par la cour d’appel américaine a été intentée par des membres de familles américaines de victimes d’attaques menées en Irak par l’Armée du Mahdi.  Les avocats des entreprises ont de leur côté déclaré à la cour d’appel qu’elles n’avaient fait que fournir aux autorités irakiennes «des traitements vitaux contre le cancer du sein, des injections contre l’hémophilie, des échographies, des électrocardiogrammes et d’autres produits médicaux» après l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis, à l’origine de la chute de Saddam Hussein en 2003.

RT France

Covid-19 : les musulmans appelés à se rendre à la mosquée avec un schéma vaccinal complet

 

Virus, Isolé, Corona, Coronavirus Face à la propagation de la Covid-19 portée par le variant Omicron, les appels au respect scrupuleux des gestes barrières sont lancés de toutes parts en ce début d’année 2022. A l’heure où un projet de loi visant à transformer le passe sanitaire en passe vaccinal est à l’étude au Parlement, les appels à se faire vacciner aussi se multiplient.

En ce sens, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a adressé, mardi 4 janvier, une série de recommandations aux responsables des mosquées et à leurs fidèles. Les musulmans fréquentant les lieux de culte ont été notamment appelés à avoir un schéma vaccinal complet « dès que possible ». Autrement, « il est leur recommandé de ne pas se rendre à la mosquée ».

« Le respect de ces mesures est une responsabilité collective qui nous permet de veiller ensemble à ce que les cérémonies religieuses ne participent pas à la propagation de la pandémie de la Covid-19 », estime l’institution.

 

Saphirnews

Mosquée d’Allonnes : la dissolution des deux associations gérantes actée, voici pourquoi

 

Les deux associations gérantes de la mosquée d’Allonnes (Sarthe), fermée pour six mois fin octobre ont été dissoutes mercredi 5 janvier en Conseil des ministres, a annoncé Gérald Darmanin. L’Association allonnaise pour le juste milieu (AAJM) et Al Qalam « incitaient à la haine et entretenaient des relations avec la mouvance islamiste radicale », affirme via Twitter le ministre de l’Intérieur.

Selon le décret de dissolution paru le même jour que celui des Zouaves Paris, les deux associations gestionnaires de la mosquée « promeuvent une pratique radicale de l’islam, légitimant le recours du djihad armé, la mort en martyr ainsi que l’instauration de la charia et contribuent ainsi à la permanence d’une idéologie islamiste radicale et à la diffusion de thèses pro-djihadistes ».

L’enseignement « très radical et teinté de violence physique » dispensé au sein de l’école coranique gérée par les associations « valorise le djihad armé ainsi que la haine des juifs ou la mise à mort des homosexuels », indique le décret.

 

Un recours en vue déposé par les deux associations

Me Nabilla Asmane, avocate des deux associations, dénonce auprès de Ouest France. dissolution perçue comme le résultat d’une « justice parallèle ». « La justice administrative fait fi de l’enquête judiciaire. On n’essaye pas de savoir s’ils (les gérants des associations) sont coupables ou non, dans le cadre d’un débat contradictoire. »

L’avocate déplore aussi qu’aucun des dirigeants n’a pour l’instant été entendu dans le cadre de l’enquête judiciaire dirigée par la Direction territoriale de la police judiciaire d’Angers. « Si l’urgence n’est pas de les entendre, l’urgence ne devrait pas non plus être la dissolution des associations », a-t-elle souligné. Me Nabilla Asmane annonce qu’elle déposera un recours devant le Conseil d’État pour contester ce décret.

Sur les quelque 2 600 mosquées recensées en France, « 21 lieux de culte sont actuellement fermés, du fait de prescriptions administratives, d’une décision judiciaire, d’une reprise de bail, de travaux ou d’une fermeture administrative », selon le ministère de l’Intérieur, tandis que six font l’objet d’une instruction en vue d’une possible fermeture.

Saphirnews

Des députés veulent rendre obligatoire la signature de la charte aux mosquées de France

 

Imeuble, Dieu, Islam, Mosquée, MusulmanPlusieurs députés des Républicains (LR) dont Guillaume Peltier ont déposé, mardi 21 décembre, une proposition de loi visant à rendre obligatoire la signature de la charte des principes de l’islam de France par toutes les mosquées de France et à fermer toutes celles qui refuseraient de le faire.

Cette proposition controversée a été enregistrée à l’Assemblée nationale bien avant l’annonce, dimanche 25 décembre, par trois nouvelles fédérations musulmanes de souscrire à la charte. Ses responsables ont alors dénoncé l’instrumentalisation de leur refus comme une des sources de motivation à la signature.

Pour les députés qui font valoir la lutte contre le séparatisme pour justifier leur texte, « l’existence d’une telle charte de l’islam ne doit pas être facultative ni décorative ». « Parce qu’il est plus que nécessaire de faire respecter la supériorité des lois de la République sur les lois religieuses, il convient d’imposer à l’ensemble des mosquées l’adoption de la charte des principes de l’islam de France », lit-on.

Autrement, les lieux de culte devraient être sanctionnés « par une fermeture administrative ou à une suspension des permis de construire pour celles en construction ». Ces députés y voient « l’unique solution suffisamment efficace pour faire qu’il y ait non pas un islam en France mais un islam de France ». Des opposants à cette proposition y voient plutôt un choix inique qui dénote d’une différence de traitement entre les cultes en France. À ce jour, la charte des principes pour l’islam de France n’a aucune valeur juridique.

 

Saphirnews

Le gouvernement veut fermer temporairement la mosquée de Beauvais, jugée radicale

 

Mosquée, Musulman, Islam, SilhouetteApologie du jihad, propos contre « les homosexuels, les juifs, les chrétiens »: le gouvernement entend fermer temporairement la Grande mosquée de Beauvais (Oise), accusée par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin d’attaquer le « modèle républicain et la France ».

« Aujourd’hui nous avons enclenché la fermeture de la mosquée de Beauvais, (qui est) tout à fait inacceptable, qui combat les chrétiens, les homosexuels, les juifs », a déclaré le ministre de l’Intérieur sur CNews.

« Je n’ai pas la main tremblante contre des personnes qui profondément attaquent notre modèle républicain et la France », a-t-il ajouté.

La préfecture de l’Oise a confirmé « envisager » de prendre une décision de fermeture administrative de la mosquée « pouvant aller jusqu’à six mois ». Elle se base sur des prêches « incitant à la haine », « à la violence » et « faisant l’apologie du jihad ».

« Dans le cadre de la procédure contradictoire, un courrier a été transmis en fin de semaine dernière notifiant la décision envisagée. Nous sommes actuellement dans le délai de 10 jours accordé pour toutes observations », a-t-elle détaillé à l’AFP.

– « Pratique rigoriste » –

Les autorités « reprochent » au lieu de culte « certains propos tenus dans le cadre des prêches par l’un des imams de la mosquée, qui intervenait à titre bénévole », a expliqué à l’AFP Me Samim Bolaky, avocat de l’association Espoir et fraternité qui gère le lieu. Il assure que cet imam a depuis été « suspendu ».

Cet homme, « présenté comme intervenant occasionnel, mais qui en réalité fait office d’imam attitré » tiendrait selon le ministère de l’Intérieur des propos faisant « l’apologie du jihad et des combattants, qu’il qualifie de héros ». Il défendrait également « une pratique rigoriste de l’islam » et « sa supériorité par rapport aux lois de la république ».

D’après le ministère, ses propos « fustigent » les « mécréants et présentent les sociétés occidentales comme islamophobes ». Ils poussent « les fidèles à rompre avec la République » et « incitent à la haine des homosexuels, des juifs et des chrétiens ».

Mais pour Me Bolaky « la majorité des propos sont sortis de leur contexte ». « On a plus de 150 heures de contenus. Il faut apprécier un propos dans son entièreté », a-t-il plaidé.

L’association qu’il défend « a toujours combattu le terrorisme, a toujours favorisé le vivre ensemble. C’est une mosquée qui est respectable », a assuré l’avocat, indiquant que la décision leur avait été notifiée vendredi.

– « Disproportionné » –

Une fermeture lui « paraitrait disproportionnée parce que l’intégralité des reproches qui sont faits sont liés à l’imam bénévole et non pas à l’association et à la mosquée elle-même », a poursuivi l’avocat, qui n’exclut pas de contester la décision devant le tribunal administratif.

Des propos « ont peut-être échappés à la sagacité de l’association, mais pour autant (…) pénaliser le grand lieu de culte parait disproportionné », a-t-il encore insisté.

Selon le ministère de l’Intérieur, 2.623 mosquées et salles de prières sont établies sur le territoire national. Parmi ces lieux de culte, 99 « soupçonnés de séparatisme » ont été contrôlés « au cours de ces derniers mois ».

« Pour 36 lieux de culte, les contrôles ont permis de démontrer que la loi de la République y était strictement respectée », a indiqué le ministère.

En outre, « 21 lieux de culte sont actuellement fermés, du fait de prescriptions administratives, d’une décision judiciaire, d’une reprise de bail, de travaux ou d’une fermeture administrative ».

Six, dont la mosquée de Beauvais selon l’entourage du ministère, « font l’objet d’une instruction qui permettra d’engager une fermeture ».

 

AFP

L’archevêque démissionnaire de Paris dément toute liaison, se dit « victime d’une cabale »

 

Église, Bancs, Des Places, Bancs En BoisL’archevêque de Paris Mgr Michel Aupetit, dont la démission a été acceptée par le Pape après avoir été accusé dans la presse d’avoir entretenu une relation intime avec une femme, dément toute liaison et se dit « victime d’une cabale », dans un entretien au Parisien publié mardi.

Fin novembre, un article de l’hebdomadaire Le Point affirmait que Michel Aupetit avait eu en 2012, alors qu’il n’était pas encore archevêque, une relation intime et consentie avec une femme, ce que l’homme d’Eglise dément catégoriquement.

Un courriel envoyé par erreur par le prélat laissait peu de doute, selon l’hebdomadaire, sur la relation entretenue.

« C’était une personne qui, comme il arrive souvent quand on est prêtre ou médecin, s’attache parce qu’elle souffre de solitude. Elle m’écrivait tous les jours. J’ai répondu à un courrier et ma secrétaire a pu le lire, puisqu’on partageait la même boîte mail », se défend Mgr Michel Aupetit dans le Parisien.

« Il n’y a pas eu de liaison. Une fois, cette personne a eu mal au dos. Je lui ai fait un massage pour la soulager. Je rappelle que je suis médecin », précise-t-il.

Le 8 décembre, Paris Match publiait des photos de lui en compagnie d’une théologienne belge, Laetitia Calmeyn.

« Cela n’a rien à voir avec une relation d’amour ou une relation sexuelle. C’est une amitié (…) Je trouve ignoble qu’on la salisse », dit l’archevêque.

Il raconte avoir déjeuné avec elle dans un petit bistrot avant de se promener en sa compagnie en forêt de Meudon. « Si vous ne pouvez plus manger avec une amie sans qu’un paparazzi vous photographie, dans quel monde vit-on ? »

Selon lui, son avocat, Me Jean Reinhart, rédige actuellement une plainte pour diffamation. « Je ne peux pas accepter que mon silence soit interprété comme un aveu de culpabilité », poursuit-il.

Après avoir accepté la démission de Michel Aupetit, le Pape avait indiqué que l’archevêque ne pouvait plus gouverner car sa « réputation a été atteinte », évoquant un « manquement » au sixième commandement (Tu ne commettras pas d’adultère, NDLR), « pas total mais des petites caresses et des massages qu’il faisait à sa secrétaire ».

« Je crois qu’il a un peu mélangé les éléments de l’histoire. Ma pauvre secrétaire n’a rien à voir avec tout cela. Je connais bien son mari et sa famille. J’ai baptisé ses petits-enfants », détaille-t-il.

Interrogé au cours de son entretien afin de savoir s’il avait le sentiment d’être victime d’une cabale, Mgr Aupetit répond « oui ».

« On m’a désigné des gens, des réseaux qui m’en voulaient et qui ont agi. Mais je n’ai aucune preuve. J’ai prié Dieu de ne pas mettre de l’amertume dans mon coeur et j’ai prié pour ceux qui me veulent du mal », indique l’archevêque.

 

AFP