Maroc : le musée sur la vie du Prophète et de la civilisation islamique ouvre ses portes

 

Prophète, Messager De Dieu, MahometEnfin ! Prévu en juillet puis en septembre, le premier musée, hors de l’Arabie Saoudite, consacré à la vie du Prophète Muhammad est désormais ouvert à Rabat, actuellement capitale culturelle du monde islamique pour 2022. Le musée comme l’exposition internationale itinérante portant sur le Messager de l’islam et la civilisation islamique ont été inaugurés par le prince héritier, Moulay El Hassan, jeudi 17 novembre, dans l’enceinte du siège de l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO). Ces initiatives ont bénéficié de l’appui de la Ligue islamique mondiale (LIM) et de la Rabita Mohammadia des Oulémas du Maroc.

Après avoir coupé le ruban symbolique, le prince héritier s’est rendu à la salle de la « solidarité islamique »où Salim Mohamed Al-Malik, le directeur général de l’ISESCO, a prononcé un discours de bienvenue en soulignant, selon l’Agence marocaine de presse (MAP), que l’organisation de cet événement témoigne des liens séculaires solides entre les royaumes frères du Maroc et de l’Arabie Saoudite.

Comme annoncé précédemment, le musée utilise les nouvelles technologies pour permettre aux visiteurs de « vivre l’expérience réelle de la Sirah du Prophète et des événements historiques ». Le prince héritier s’est notamment rendu dans une salle de réalité virtuelle où il a assisté à la projection de la chambre du Prophète avec tous les détails et caractéristiques de l’époque.

 

Saphirnews

Montpellier : la fermeture de deux écoles coraniques ordonnée par la préfecture

 

Coran, Musulman, Islam, Religion, ArabeDans l’Hérault, des membres de la sous-commission départementale de sécurité ont effectué « un contrôle administratif inopiné » dans deux établissements religieux situé dans le quartier de Tournezy, à Montpellier. « Ces opérations de contrôle (…) ont permis de découvrir l’existence illégale de deux écoles de type coranique dispensant essentiellement des cours d’apprentissage religieux », a expliqué la préfecture dans un communiqué.

Dans le premier établissement, l’institut Tawakkoul, les contrôleurs ont découvert « des salles de classe accueillant plus de 90 enfants mineurs âgés de 6 à 15 ans ». Dans la seconde structure, le centre multiculturel d’Occitanie, « une soixantaine d’enfants, dont les plus jeunes pouvaient avoir 3 ou 4 ans, étaient regroupés dans un accueil collectif de mineurs non autorisé », précise la préfecture qui relève également la présence d’une « salle de prière recevant du public sans autorisation ».

Hugues Moutouh, préfet de l’Hérault, « prendra un arrêté de fermeture de l’accueil illégal de mineurs et il a demandé au maire de Montpellier, conformément à son pouvoir de police, la fermeture immédiate des deux établissements », poursuit le communiqué de la préfecture. « Nous allons bien sûr signer l’arrêté que le préfet nous demande puisqu’il estime que ces établissements ne remplissent pas les normes des établissements recevant du public » a indiqué à l’AFP une source proche du maire de Montpellier, Michaël Delafosse.

Ce n’est pas la première fois que le préfet de l’Hérault demande la fermeture d’une école coranique. Le 5 octobre dernier, la fermeture d’une école à Béziers avait déjà été demandée suite à une visite de la sous-commission départementale de sécurité.

 

Saphirnews

Afghanistan : le chef des talibans ordonne une application stricte de la loi islamique

Les juges devront de nouveau appliquer tous les aspects de la loi islamique, dont les exécutions publiques, les lapidations ou encore l’amputation des membres des voleurs.

 

International, Bannière, DrapeauLe chef suprême des talibans en Afghanistan a ordonné aux juges d’appliquer tous les aspects de la loi islamique, parmi lesquels les exécutions publiques, les lapidations ou encore l’amputation des membres des voleurs, quelques jours après une série de lois liberticides pour les femmes. Dans un tweet publié dimanche soir, le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a indiqué que cet ordre “obligatoire” émanait du chef suprême des talibans, Hibatullah Akhundzada, après une rencontre avec un groupe de juges.

Akhundzada, qui n’a pas été filmé ou photographié en public depuis le retour au pouvoir des talibans en août 2021, dirige le pays par décret depuis Kandahar (Sud), berceau du mouvement islamiste fondamentaliste. “Examinez soigneusement les dossiers des voleurs, des kidnappeurs et des séditieux”, a écrit le porte-parole en citant Akhundzada. Pour “ces dossiers dans lesquels toutes les conditions de la charia (…) ont été remplies, vous êtes obligés d’appliquer” l’ensemble des sanctions prévues, a-t-il poursuivi, évoquant la loi islamique.

L’adultère, la consommation d’alcool

Le porte-parole des talibans n’était pas disponible lundi 14 novembre pour donner plus de précisions. Le chef suprême fait référence aux délits considérés selon la loi islamique comme les plus graves et pour lesquels sont prévues différentes condamnations, incluant les châtiments corporels. Ils comprennent l’adultère, le fait d’accuser faussement quelqu’un de cette dernière infraction, mais aussi la consommation d’alcool, le vol, le banditisme, l’apostasie et la rébellion.

Selon les érudits de l’islam, la condamnation pour certains de ces faits exige un degré de preuve très élevé, y compris, dans le cas de l’adultère, la confession ou le témoignage de quatre hommes adultes musulmans. Les réseaux sociaux sont inondés depuis plus d’un an de vidéos et de photos de combattants talibans infligeant des flagellations dans la rue à des personnes accusées de diverses infractions. Des rapports font également état de flagellations pour adultère dans les zones rurales après la prière du vendredi, mais il est difficile de les vérifier de source indépendante.

Interprétation ultra-rigoriste

À leur retour au pouvoir, les talibans avaient promis de se montrer plus souples dans l’application de la charia, mais ils sont largement revenus à l’interprétation ultra-rigoriste de l’islam qui avait marqué leur premier passage au pouvoir (1996-2001). Ils punissaient alors en public les auteurs de vols, d’enlèvements ou d’adultère, de peines telles que l’amputation d’un membre ou la lapidation.

“S’ils commencent réellement à appliquer” les aspects les plus durs de la loi islamique, ce sera pour chercher “à susciter la peur que la société a progressivement perdue après leur retour au pouvoir”, explique Rahima Popalzai, analyste juridique et politique en Afghanistan, interrogée par l’AFP. Selon l’analyste, “en tant que structure théocratique, les talibans veulent aussi renforcer leur identité religieuse au sein des pays musulmans”.

Les femmes interdites de parcs

Depuis quinze mois, les femmes, en particulier, ont vu des droits durement acquis s’évaporer et elles sont de plus en plus écartées de la vie publique. La plupart d’entre elles ont perdu leur emploi ou reçoivent un salaire de misère pour rester à la maison.

Elles n’ont pas le droit non plus de voyager sans être accompagnées d’un parent masculin et doivent se couvrir d’une burqa ou d’un hijab lorsqu’elles sortent de chez elles. La semaine dernière, les talibans leur ont également interdit d’entrer dans les parcs, jardins, salles de sport et bains publics. Les derniers attentats dans le pays pourraient également expliquer cet ordre d’application stricte de la charia, selon Rahima Popalzai.

Des nouvelles attaques

“Avec les récentes attaques, leur revendication (d’avoir ramené la sécurité dans le pays, Ndlr) a également été remise en question, mais ils veulent dire au monde : ‘nous pouvons tenir nos promesses”, estime Rahima Popalzai. Le 30 septembre à Kaboul, un kamikaze s’est fait exploser dans un centre de formation pour étudiants situé dans un quartier de la communauté minoritaire chiite hazara de Kaboul, tuant 54 personnes dont 51 filles.

L’attentat n’a pas été revendiqué, mais six membres de la branche régionale du groupe jihadiste État islamique, l’EI-K, accusés d’y être impliqués, ont été récemment tués par les talibans. Quelques jours plus tard, le 5 octobre, une explosion dans une mosquée au sein même du ministère de l’Intérieur avait également fait au moins quatre morts.

 

Revue Réforme

Au Maroc, une synagogue inaugurée au sein d’une université

 

Etoile De David, Star, SymboleUne première au Maroc. Le royaume chérifien a inauguré, fin octobre, une synagogue au sein de l’Université polytechnique Mohammed VI à Rabat. Ce nouveau lieu de culte juif, baptisé « Beit Allah » (« Maison de Dieu ») et construit tout près d’une mosquée, a été promu par l’association Mimouna qui travaille à promouvoir le patrimoine juif du Maroc, et par la Fédération américaine séfarade qui a des bureaux implantés dans le pays.

La synagogue, inaugurée en présence d’Elie Abadie, le grand rabbin du Conseil juif des Émirats arabes unis, et de Magda Haroun, présidente de la communauté juive égyptienne, peut accueillir une dizaine de personnes selon la chaîne israélienne I24, pour qui l’initiative est lancée dans le sillage des accords d’Abraham qui ont permis à Israël et au Maroc de rétablir leurs relations diplomatiques en décembre 2020.

Le lieu de prière sera aussi utilisé comme un lieu de conférences et de rassemblement.

 

Saphirnews

Turquie : Erdogan propose un référendum pour garantir le droit de porter le voile

Le président turc Recep Tayyip Erdogan propose d’organiser un référendum pour garantir le droit au port du voile dans la fonction publique, les écoles et les universités, ou lors d’interventions télévisées. 

Drapeau Turc, Drapeau, Turquie, Turc« Que la nation prenne la décision. » Voici comment Recep Tayyip Erdogan  a lancé l’idée d’un référendum. Le président turc s’est adressé au chef du parti de l’opposition Kemal Kiliçdaroglu. Ce dernier avait d’abord proposé une loi pour garantir le droit de porter le voile. Mais, comme le rapporte l’AFP, Recep Tayyip Erdogan cherche plutôt à donner le choix au peuple en proposant d’organiser un référendum sur le port du voile en Turquie , afin de le garantir dans la fonction publique, les écoles et les universités, ou lors d’interventions télévisées.

Reprise du débat sur fond d’élections

« Si tu as le courage, viens, soumettons ceci au référendum », a déclaré Recep Tayyip Erdogan à son opposant, qui n’a pas tardé à lui répondre. Kemal Kiliçdaroglu refuse de son côté l’idée d’un référendum, accusant sur Twitter le chef de l’État de tenter d’« imiter » le président conservateur hongrois Viktor Orban : « As-tu l’intention d’imiter Orban, Erdogan ? (…) D’où tu sors le référendum ? » Avant de prévenir que « les hommes ne pourront plus avoir leur mot sur les vêtements des femmes ».

À l’approche des élections présidentielles et législatives de 2023, le débat sur le port du voile a récemment ressurgi en Turquie. Si le pays est à majorité musulmane, il est aussi laïc et interdit le voile dans la fonction publique, les écoles et les universités. Mais en 2013, Recep Tayyip Erdogan a levé ses interdictions tentant de passer pour le protecteur des musulmans contre les « élites » laïques, relate l’AFP. Il joue particulièrement sur ce point pour la présidentielle, en laissant penser que sans lui la levée des restrictions serait mise en péril.

Le port du voile peu décrié

Pourtant, aucun autre parti politique ne propose d’interdire le voile de nos jours en Turquie. C’est ce que s’efforce de démontrer Kemal Kiliçdaroglu, en tentant de rassurer les électeurs conservateurs de Recep Tayyip Erdogan. En proposant une loi pour garantir le port du voile, le chef du Parti républicain du peuple (CHP) – un parti social-démocrate et laïc créé par Mustafa Kemal Atatürk en 1923 -, souhaite prouver qu’il n’y aura pas de changement sur le port du voile en cas de passation de pouvoir.

 

Le Journal du Dimanche

Paris : la Grande Mosquée fête ses 100 ans

 

Paris, La France, Minaret, MosquéeElle a été construite “en hommage” aux musulmans tombés pour la France lors de la Grande guerre, mais aussi pour des “motifs géostratégiques“. La Grande Mosquée de Paris (GMP) célèbre, mercredi 19 octobre, lors d’une cérémonie à laquelle doit participer Emmanuel Macron, le centenaire de la pose de sa première pierre. Le président de la République devrait dévoiler à cette occasion une plaque marquant entre autres la “reconnaissance” de la République pour ses soldats musulmans, a-t-elle indiqué à l’AFP.

Construite bien avant les grandes vagues d’immigration, la GMP est la première mosquée métropolitaine érigée à l’ère contemporaine. Il s’agit, pour “les autorités de l’époque“, de “rendre un hommage très fort aux musulmans pour leur sacrifice pendant la Première Guerre mondiale“, dit à l’AFP le recteur actuel, Chems-Eddine Hafiz. Quelque 70 000 soldats de l’armée française, de confession musulmane, sont morts durant la Première Guerre mondiale, selon une estimation du ministère de la Défense. En 1920, un projet de loi dont le rapporteur est Edouard Herriot, alors député, et qui prévoit un Institut musulman comportant notamment une mosquée, une bibliothèque, une salle de conférence, est voté au Parlement.

“Motifs géostratégiques”

Fait marquant : il comporte une subvention de “500 000 francs“, 15 ans après la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État. Cela a été permis grâce “à un montage juridique“, via un enregistrement au tribunal religieux d’Alger, “alors département français, dans lequel la loi de 1905 ne s’appliquait pas“, selon le recteur. Parallèlement, une souscription est lancée dans tout l’empire colonial pour que les musulmans participent à sa construction. En mars 1922, l’orientation de la future salle de prière par rapport à La Mecque est décidée. Le 19 octobre de la même année a lieu l’inauguration solennelle des travaux du futur bâtiment, en présence du maréchal Hubert Lyautey, stratège militaire et figure emblématique de la colonisation française au Maroc, sur un terrain des Hôpitaux de Paris. Quatre ans seront ensuite nécessaires à son édification et la mosquée est officiellement inaugurée en 1926.

Sa construction correspondait aussi à “des motifs géostratégiques, en pleine lutte entre impérialismes européens“, souligne Dorra Mameri-Chaambi, chercheuse à l’EHESS, qui a consacré une thèse au rôle de la Grande Mosquée dans l’islam en France. “Avec les accords Sykes-Picot de 1916, les puissances impériales souhaitaient dépecer l’Empire ottoman. La période était également propice à offrir des gages de sympathie aux sujets musulmans de l’Empire colonial français“, et à “conforter la France dans son rôle de puissance musulmane d’Europe“, dit-elle. Sadek Sellam, auteur de La France et ses musulmans(Fayard), insiste sur le fait que “plusieurs projets” de mosquées ou d’institutions musulmanes à Paris avaient émergé, notamment dans certains milieux islamophiles, “dès 1846 puis en 1895“.

Importance donnée à la coupole

Avec son style hispano-mauresque, ses jardins et patios à l’andalouse, ses zelliges et moucharabiehs et son minaret haut de 33 m, l‘édifice religieux, flanqué dès l’origine d’un restaurant et d’un hammam, est devenu un bâtiment emblématique de la capitale. Proche du Quartier latin, entre vieux immeubles parisiens et Jardin des plantes, il est classé à l’inventaire des “monuments historiques” depuis 1983. Sa construction est en béton armé avec des matériaux décoratifs (tuiles vertes, faïences, mosaïques, fer forgé) provenant du Maghreb. “C’est clairement une architecture maghrébine” qui a été retenue, observe Mathieu Lours, historien de l’architecture.

Pour autant, “avec l’utilisation de techniques modernes – le béton –“, mais aussi “l’importance majeure donnée à la coupole“, “la recherche d’un grand volume à l’intérieur comme ce que souhaitent les catholiques à la même époque (dans leurs églises), on se dit que c’est vraiment un édifice religieux des années 1920“, dit-il. Pour quelques jours, la GMP présente une trentaine de panneaux mettant en avant plusieurs personnalités : le premier directeur de l’institut, Kaddour Ben Ghabrit, le maréchal Lyautey, Édouard Herriot, ou encore l’islamophile Paul Bourdarie, directeur de La Revue indigène, soutien du projet dès 1915.

 

Revue Réforme

Iran : la colère de la jeunesse s’amplifie, la répression toujours aussi brutale

 

L'Iran, DrapeauSelon des informations récoltées sur les réseaux sociaux iraniens, des collégiens et des lycéens ont été arrêtés dans les locaux de leur établissement ce dimanche 9 octobre 2022, relate le quotidien britannique The Guardian. Des forces de sécurité seraient arrivées dans des camionnettes sans immatriculation pour embarquer des jeunes, avant de faire fermer le même jour tous les établissements du secondaire et du supérieur dans le Kurdistan iranien, preuve que l’Etat s’inquiète des manifestations contre le régime qui perdurent après quatre semaines de répression.

Commencées après la mort de Mahsa Amini, une étudiante irano-kurde de 22 ans arrêtée par la police des mœurs, les manifestations continuent dans des dizaines de villes à travers l’Iran. Des centaines d’adolescentes et d’étudiants participent aux manifestations que les forces de sécurité répriment non seulement à coups de gaz lacrymogènes et de matraques, mais également dans bien des cas, en tirant à vue. Une organisation iranienne de défense des droits humains basée en Norvège a précisé samedi 8 octobre qu’au moins 185 personnes, y compris au minimum 19 enfants, avaient été tuées au cours des manifestations.

Ce dimanche, alors qu’une manifestation de soutien aux femmes iraniennes se préparait à Paris, la principale chaine de télévision iranienne a été brièvement piratée et ses programmes ont été interrompus. A la place, des images et des messages de soutien aux manifestants sont apparus à l’écran. Le reportage sur la rencontre de l’ayatollah Ali Khamenei avec des représentants du gouvernement a été remplacé par les photographies des personnes tuées en manifestant.

Une image montrant Ali Khamenei dans un viseur de précision et entourée de flammes figurait également durant cette interruption qui a été revendiquée par le groupe de hackeurs Edalat-e Ali. Un message invitait les téléspectateurs à les rejoindre et à participer à la révolte. L’agence semi-officielle Tasnim a confirmé l’action en annonçant que la télévision d’État avait été « hackée pendant quelques instants par un groupe d’agents anti-révolutionnaires ».

Étudiants et hackeurs ne sont pas les seuls à subir les foudres du régime des mollahs. Shervin Jajipour, un chanteur très populaire en Iran, a été arrêté fin septembre avant d’être libéré sous caution selon l’agence d’Etat Irna. Il est vrai que sa dernière chanson est rapidement devenue l’hymne des manifestants iraniens. Intitulée « Baraye », ce qui signifie « Parce que » en farsi, elle « résume la profonde tristesse de la société iranienne et les souffrances que les iraniens endurent depuis des décennies », affirme Bahman Kalbasi, le correspondant de la BBC en Iran. Lancée sur Instagram, cette chanson est devenue virale en quelques jours. Après son arrestation, le chanteur a été forcé de la supprimer de la plateforme, mais celle-ci est toujours présente sur YouTube.

 

Saphirnews

Sous asphyxie financière, le lycée musulman Averroès à la recherche de soutien

Tableau Noir, L'École, ÉducationC’est avec « une vive indignation » que les responsables du lycée Avérroès de Lille ont appris mardi 4 octobre que le conseil régional des Hauts-de-France refuse, pour la troisième année consécutive, le versement de la dotation annuelle.

Alors que l’établissement scolaire musulman est sous contrat avec l’Etat depuis 2008, le président (LR) de la Région, Xavier Bertrand, détient, par ses refus répétés, « l’importante somme d’environ un million d’euros qui nous est due », malgré le désaveu récent du Conseil d’Etat. « Ce refus asphyxie financièrement notre structure et la met en grande difficulté. Cette situation critique nous contraint malheureusement à une éventuelle fermeture », fait savoir l’association Averroès, qui a déposé un recours devant le tribunal administratif pour contester le refus.

Une nouvelle procédure coûteuse en argent et surtout en temps. C’est pourquoi le lycée a lancé une cagnotte en ligne afin qu’il puisse tenir. « « Dans ce contexte difficile, nous en appelons une nouvelle fois à votre générosité et à votre soutien et lançons un appel aux dons pour collecter l’importante somme dont nous sommes déficitaires. (…) Nous devons agir afin de sauver notre établissement et cela n’est possible que par votre soutien, votre aide et tout acte aussi petit soit-il que vous puissiez faire pour nous aider à faire front ensemble face à cette injustice », signale-t-on.

En date du lundi 10 octobre, plus de 20 000 € ont d’ores et déjà été collectés, avec l’aide de plus de 350 personnes. « Un geste pour soutenir et protéger cette institution. Qu’Allah lui facilite l’avenir pour que les générations futures puissent s’épanouir dans cette structure », écrit un couple qui a versé 1 000 €. D’autres, avec des dons plus modestes, dénoncent une « injustice » et un « abus de pouvoir » de Xavier Bertrand. Ce dernier n’en démord pas ; il est prêt à aller au Conseil d’Etat pour faire valoir son refus malgré les derniers revers judiciaires essuyés.

 

Saphirnews

Laïcité : l’abaya est «interdite» à l’école, rappelle la secrétaire d’État à la Citoyenneté

Femme, Burqa, Musulman, Voilé, IslamCelles qui arborent cette tenue traditionnelle qui se porte au-dessus des habits «le font en provocation», a déclaré Sonia Backès.

Les personnels de l’Éducation nationale peuvent «refuser» l’accès de l’établissement aux élèves portant une abaya, «un marqueur religieux», et doivent signaler les atteintes à la laïcité, a rappelé samedi la secrétaire d’État à la Citoyenneté Sonia Backès.

«Bien sûr que les abayas sont des marqueurs religieux», et celles qui portent ce vêtement (tenue traditionnelle qui se porte au-dessus des habits) «le font en provocation», a déclaré Sonia Backès sur Franceinfo. «Nous ne devons avoir absolument aucune tolérance» car la loi de 2004 «interdit les marqueurs religieux à l’école».

Pour la secrétaire d’État à la Citoyenneté, «il faut être pragmatique». «Est-ce que quand on n’est pas de religion musulmane, on porte des abayas? La réponse est  »non ». Donc on ne met pas de marqueur religieux à l’école».

Les abayas sont «interdites» et les chefs d’établissement «peuvent refuser» l’accès aux jeunes filles qui les portent, a-t-elle encore dit. Il est «important que tout remonte» et de «faire passer le message  »quand vous voyez des comportements pas conformes aux règles de la République, il faut le signaler »». «Je veux que les enseignants sachent que l’État sera là pour les protéger», a déclaré Sonia Backès.

Interrogée sur les dérives sectaires, la secrétaire d’État, qui a précisé avoir été elle-même «élevée par une mère membre de l’Église de Scientologie», a déclaré que l’on devait «mener un travail de sensibilisation des personnes elles-mêmes et (un travail) de signalement» par les représentants de l’État et par l’entourage. «Quand j’avais 13 ans, une amie m’a dit:  »est-ce que tu sais que c’est une secte? » Non, je ne savais pas. Cela permet justement de déclencher l’esprit critique».

Le Figaro/ AFP

ATTEINTES À LA LAÏCITÉ À L’ÉCOLE: UNE NOTE DU RENSEIGNEMENT DÉNONCE L’IMPACT DES RÉSEAUX SOCIAUX

Deux notes du renseignement intérieur dénoncent la place des réseaux sociaux comme vecteur important d’une remise en cause de la loi sur la laïcité dans les établissements scolaires.

 

Main, Iphone, Téléphone IntelligentSelon les informations de nos confrères de BFMTV, deux notes du renseignement intérieur font état d’atteintes à la laïcité à l’école. Les documents mettent notamment en avant la place des réseaux sociaux dans ce genre de situation.

Instagram, Snapchat ou Tiktok: ces plateformes, populaires chez les jeunes, sont vectrices de messages qui remettent en cause la loi sur la laïcité dans les établissements scolaires, notamment dans les collèges et les lycées. Ces messages appellent les élèves à contourner les règles de la laïcité, notamment celle interdisant le port du voile dans les établissements scolaires, par exemple, en portant d’autres vêtements religieux comme les qamis ou les abayas ou en priant dans les écoles, aux toilettes ou dans des locaux d’entretien.

DES VIDÉOS VIRALES

Un collégien interrogé par RMC, disait regarder vidéos sur vidéos sur le réseau social Tiktok. Dans son fil: du foot, des clips, et des vidéos sur l’islam à l’école. Comment prier dans les toilettes? Sécher les cours pour aller à la mosquée? Comment porter le voile malgré l’interdiction à l’école? Telles sont les questions posées dans ces vidéos, auxquels ce jeune musulman adhère: « Si tu mets le voile dehors, tu dois le mettre à l’école. Voilé, on peut ! »

« On est dans une forme de prêche sans prêcheur » s’alarme Bernard Ravet, ancien principal de collège.

Il considère que si ces vidéos sont nombreuses et se propagent, c’est parce qu’elles semblent ludiques: « Les jeunes filles qui incitent leurs camarades sont des jeunes filles qui sont très belles et qui veulent créer un courant de sympathie en disant: ‘si tu veux être aussi bien que moi, tu dois porter le voile’. » Si les notes du renseignement ne quantifient pas le phénomène, le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye, interrogé vendredi, indique dit être vigilant à ces atteintes à la laïcité.

BFM/RMC