Mort de Benoît XVI : les fidèles peuvent se recueillir devant sa dépouille jusqu’à mercredi

Décédé le 31 décembre dernier, Joseph Ratzinger sera enterré jeudi prochain place Saint-Pierre lors d’une cérémonie religieuse présidée par le Souverain Pontife, François.

 

Papa, Benoît, Messe, Prier, CatholiqueDeux jours après la mort de pape Benoît XVI, survenue samedi 31 décembre à l’âge de 95 ans, les fidèles pourront se recueillir devant son corps du lundi 2 janvier au jeudi 5, date de son enterrement. Parée du rouge papal, sa dépouille sera exposée dans la basilique Saint-Pierre avant d’être inhumé dans une crypte après ses obsèques. En mois d’une demi-journée, déjà 40.000 personnes se sont empressées auprès du pape émérite, selon la gendarmerie vaticane.

Les fidèles pourront venir lui rendre un dernier hommage de 9h à 19h lundi et dès 7 heures mardi et mercredi. Aucun billet ne leur sera demandé, précise le Vatican.Depuis samedi, des milliers de fidèles ont afflué au Vatican pour saluer la mémoire du premier pape allemand. «Je suis arrivée à 06h00, il me semblait normal de venir lui rendre hommage après tout ce qu’il a fait pour l’église», raconte à l’AFP sœur Anna-Maria, une religieuse italienne.

Lundi matin, pour le premier jour d’ouverture au public de la dépouille, une longue file d’attente serpentant sur la célèbre place Saint-Pierre entourée par la colonnade du Bernin s’est formée dès l’aube, en présence de nombreux médias et d’un important dispositif de sécurité.

Benoît XVI, le «bien-aimé»

À l’occasion de la messe du 1er janvier, en honneur de la Vierge Marie, le pape François a salué la mémoire du «bien-aimé» Benoît XVI, son prédécesseur dont il célébrera les obsèques jeudi 5 janvier au matin sur la place Saint-Pierre, où ont déjà afflué des milliers de fidèles. «Aujourd’hui nous confions le bien-aimé pape émérite Benoît XVI à la très sainte Mère (la Vierge Marie) pour qu’elle l’accompagne de ce monde vers Dieu», a-t-il tout d’abord déclaré lors d’une messe sous les ors de la basilique Saint-Pierre de Rome.

«Nous nous unissons tous pour rendre grâce à Dieu pour le don de ce fidèle serviteur de l’Évangile et de l’Église», a ensuite affirmé le souverain pontife argentin à la mi-journée, à l’occasion de la prière hebdomadaire de l’Angélus. Il s’exprimait depuis la fenêtre du palais apostolique devant les fidèles rassemblés sur l’esplanade enserrée par la célèbre colonnade du Bernin. Il a ensuite observé un moment de silence.

Brillant théologien et fervent gardien du dogme, Benoît XVI, qui avait annoncé renoncer à sa charge en 2013 à cause de ses forces déclinantes, s’est éteint, le 31 décembre, paisiblement dans le monastère où il s’était retiré, au cœur des jardins du Vatican. Les funérailles célébrées par François pour son prédécesseur, à la tête de l’Église catholique de 2005 à 2013, constitueront un événement inédit dans l’histoire deux fois millénaire de l’Église catholique.

 

Dans son village natal en Allemagne, Marktl, le drapeau de la mairie a été mis en berne, comme sur tous les bâtiments publics en Bavière. Son décès met fin à la cohabitation insolite de deux hommes en blanc : d’un côté l’Allemand Joseph Ratzinger, brillant théologien peu à l’aise avec les bains de foule, de l’autre l’Argentin Jorge Bergoglio, jésuite doté d’une parole incisive qui a voulu remettre les pauvres et les migrants au centre de la mission de l’Église.

 

Le Figaro

F.Achouri

Sociologue spécialiste de l’islam contemporain.

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