Cannes : La fermeture d’une mosquée demandée par Gérald Darmanin, notamment pour « des propos antisémites »

 

 

À L'Intérieur, L'ArchitectureLe ministre de l’Intérieur a justifié sa décision en raison, notamment, de « propos antisémites » proférés.  Gérald Darmanin a annoncé ce mercredi sur Cnews avoir demandé la fermeture de la mosquée du centre-ville de  Cannes (Alpes-Maritimes).

« Nous fermons l’une des mosquées de Cannes car nous lui reprochons des propos antisémites, des soutiens au CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France) et BarakaCity », dissous fin 2020, a indiqué le ministre de l’Intérieur sur Cnews.

« A [sa] demande, le préfet des Alpes-Maritimes a lancé une procédure contradictoire afin d’envisager la fermeture administrative de la mosquée Al Madina al Mounawara pour une durée de deux mois », ont précisé les services de l’Etat dans la matinée.

« Radicalisation » et « prises de position »

La préfecture rappelle ainsi qu’une loi « prévoit que le représentant de l’Etat dans le département peut prononcer la fermeture temporaire des lieux de culte dans lesquels les propos qui sont tenus, les idées ou théories qui sont diffusées ou les activités qui se déroulent provoquent à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes ou tendent à justifier ou à encourager cette haine ou cette violence ».

Elle avance que la mosquée Al Madina Al Mounawara « promeut la charia, soutient l’islam radical et favorise de ce fait le repli séparatiste » et explique que « des comportements ambigus ont été entretenus avec des individus appartenant à la mouvance islamiste radicale et acquis aux thèses pro djihadistes ». Sur les réseaux sociaux, le lieu de culte multiplie ainsi « les propos haineux envers la France, ses institutions et ses lois », tient aussi « des propos incitant à la haine envers les homosexuels ou transsexuels » et « montre une haine antisémite explicite », selon les autorités. Les responsables de la mosquée n’étaient pas joignables dans l’immédiat.

« L’immense majorité » de ceux qui la fréquentent « ne partage pas sa dérive »

La mosquée Al Madina Al Mounawara, située avenue du Petit Juas « est implantée sur un terrain privé depuis plusieurs décennies », a précisé la mairie de Cannes, qui a immédiatement réagi. « Cette décision intervient après un travail minutieux de recherches des services de l’Etat et de multiples signalements effectués directement par la municipalité depuis 2015 », explique ainsi l’hôtel de ville.

Sur CNews, Gérald Darmanin a d’ailleurs indiqué qu’il s’était entretenu avec le maire LR David Lisnard et que ce dernier soutenait « courageusement » cette décision de lancer une procédure de fermeture administrative.

« Cela fait quelque temps, plusieurs années même, que le maire tire la sonnette d’alarme sur ce qui peut s’y passer, ce qui peut s’écrire sur les réseaux sociaux », a confirmé à 20 Minutes le directeur général des services. Selon Thierry Migoule, les autorités ont pris cette décision car le lieu de culture serait devenu « un lieu de radicalisation » et à cause de « des prises de position de l’ancien recteur ».

« Nous savons que l’immense majorité des musulmans qui fréquentent cette mosquée très ancienne ne partagent pas sa dérive, certains nous avaient d’ailleurs alertés. Il leur revient donc de faire émerger de nouveaux dirigeants respectueux de la République française et du pays pour que le lieu de culte puisse alors rouvrir, comme vu avec le ministre de l’Intérieur », écrit également la municipalité dans un communiqué.

 

20 Minutes

Etats-Unis : Pfizer et AstraZeneca accusés d’avoir contribué à «financer le terrorisme» en Irak

Irak, Drapeau, Drapeau National, NationUne cour d’appel a relancé une action en justice contre 21 sociétés américaines et européennes au motif que leurs contrats avec le gouvernement irakien auraient contribué à «financer le terrorisme» ayant tué des Américains durant la guerre en Irak. Comme l’a rapporté l’agence de presse Reuters le 4 janvier, des entreprises pharmaceutiques américaines et européennes telles que Pfizer, AstraZeneca ou encore Johnson & Johnson, sont visées par une action en justice aux Etats-Unis, dans laquelle elles sont soupçonnées d’avoir entretenu des contrats avec le gouvernement irakien, qui auraient contribué à «financer le terrorisme» pendant la guerre en Irak.

Si les accusations ne sont pas nouvelles — un juge fédéral de première instance avait rejeté les poursuites en 2020 — l’action en justice a été relancée par la Cour d’appel du district de Columbia. Les plaignants affirment que pendant que l’Armée du Mahdi – une milice islamiste chiite irakienne qui s’est structurée après la chute de Saddam Hussein – contrôlait le ministère irakien de la Santé, les 21 sociétés américaines et européennes accusées, spécialisées dans les équipements médicaux et les produits pharmaceutiques, ont effectué des paiements illicites pour obtenir des contrats de fournitures médicales. La procédure judiciaire a été entamée pour obtenir des dommages au nom d’anciens combattants américains tués ou blessés en Irak entre 2005 et 2009. Les représentants des cinq groupes – AstraZeneca, GE Healthcare USA Holding, Johnson & Johnson, Pfizer et Hoffmann La Roche Inc – ont fait savoir dans un communiqué commun cité par Reuters que «la suite de la procédure montrera que les sociétés ne sont en aucun cas responsables».

Ainsi que l’explique l’agence de presse, l’action en justice relancée par la cour d’appel américaine a été intentée par des membres de familles américaines de victimes d’attaques menées en Irak par l’Armée du Mahdi.  Les avocats des entreprises ont de leur côté déclaré à la cour d’appel qu’elles n’avaient fait que fournir aux autorités irakiennes «des traitements vitaux contre le cancer du sein, des injections contre l’hémophilie, des échographies, des électrocardiogrammes et d’autres produits médicaux» après l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis, à l’origine de la chute de Saddam Hussein en 2003.

RT France

Covid-19 : les musulmans appelés à se rendre à la mosquée avec un schéma vaccinal complet

 

Virus, Isolé, Corona, Coronavirus Face à la propagation de la Covid-19 portée par le variant Omicron, les appels au respect scrupuleux des gestes barrières sont lancés de toutes parts en ce début d’année 2022. A l’heure où un projet de loi visant à transformer le passe sanitaire en passe vaccinal est à l’étude au Parlement, les appels à se faire vacciner aussi se multiplient.

En ce sens, le Conseil français du culte musulman (CFCM) a adressé, mardi 4 janvier, une série de recommandations aux responsables des mosquées et à leurs fidèles. Les musulmans fréquentant les lieux de culte ont été notamment appelés à avoir un schéma vaccinal complet « dès que possible ». Autrement, « il est leur recommandé de ne pas se rendre à la mosquée ».

« Le respect de ces mesures est une responsabilité collective qui nous permet de veiller ensemble à ce que les cérémonies religieuses ne participent pas à la propagation de la pandémie de la Covid-19 », estime l’institution.

 

Saphirnews

Mosquée d’Allonnes : la dissolution des deux associations gérantes actée, voici pourquoi

 

Les deux associations gérantes de la mosquée d’Allonnes (Sarthe), fermée pour six mois fin octobre ont été dissoutes mercredi 5 janvier en Conseil des ministres, a annoncé Gérald Darmanin. L’Association allonnaise pour le juste milieu (AAJM) et Al Qalam « incitaient à la haine et entretenaient des relations avec la mouvance islamiste radicale », affirme via Twitter le ministre de l’Intérieur.

Selon le décret de dissolution paru le même jour que celui des Zouaves Paris, les deux associations gestionnaires de la mosquée « promeuvent une pratique radicale de l’islam, légitimant le recours du djihad armé, la mort en martyr ainsi que l’instauration de la charia et contribuent ainsi à la permanence d’une idéologie islamiste radicale et à la diffusion de thèses pro-djihadistes ».

L’enseignement « très radical et teinté de violence physique » dispensé au sein de l’école coranique gérée par les associations « valorise le djihad armé ainsi que la haine des juifs ou la mise à mort des homosexuels », indique le décret.

 

Un recours en vue déposé par les deux associations

Me Nabilla Asmane, avocate des deux associations, dénonce auprès de Ouest France. dissolution perçue comme le résultat d’une « justice parallèle ». « La justice administrative fait fi de l’enquête judiciaire. On n’essaye pas de savoir s’ils (les gérants des associations) sont coupables ou non, dans le cadre d’un débat contradictoire. »

L’avocate déplore aussi qu’aucun des dirigeants n’a pour l’instant été entendu dans le cadre de l’enquête judiciaire dirigée par la Direction territoriale de la police judiciaire d’Angers. « Si l’urgence n’est pas de les entendre, l’urgence ne devrait pas non plus être la dissolution des associations », a-t-elle souligné. Me Nabilla Asmane annonce qu’elle déposera un recours devant le Conseil d’État pour contester ce décret.

Sur les quelque 2 600 mosquées recensées en France, « 21 lieux de culte sont actuellement fermés, du fait de prescriptions administratives, d’une décision judiciaire, d’une reprise de bail, de travaux ou d’une fermeture administrative », selon le ministère de l’Intérieur, tandis que six font l’objet d’une instruction en vue d’une possible fermeture.

Saphirnews

Des députés veulent rendre obligatoire la signature de la charte aux mosquées de France

 

Imeuble, Dieu, Islam, Mosquée, MusulmanPlusieurs députés des Républicains (LR) dont Guillaume Peltier ont déposé, mardi 21 décembre, une proposition de loi visant à rendre obligatoire la signature de la charte des principes de l’islam de France par toutes les mosquées de France et à fermer toutes celles qui refuseraient de le faire.

Cette proposition controversée a été enregistrée à l’Assemblée nationale bien avant l’annonce, dimanche 25 décembre, par trois nouvelles fédérations musulmanes de souscrire à la charte. Ses responsables ont alors dénoncé l’instrumentalisation de leur refus comme une des sources de motivation à la signature.

Pour les députés qui font valoir la lutte contre le séparatisme pour justifier leur texte, « l’existence d’une telle charte de l’islam ne doit pas être facultative ni décorative ». « Parce qu’il est plus que nécessaire de faire respecter la supériorité des lois de la République sur les lois religieuses, il convient d’imposer à l’ensemble des mosquées l’adoption de la charte des principes de l’islam de France », lit-on.

Autrement, les lieux de culte devraient être sanctionnés « par une fermeture administrative ou à une suspension des permis de construire pour celles en construction ». Ces députés y voient « l’unique solution suffisamment efficace pour faire qu’il y ait non pas un islam en France mais un islam de France ». Des opposants à cette proposition y voient plutôt un choix inique qui dénote d’une différence de traitement entre les cultes en France. À ce jour, la charte des principes pour l’islam de France n’a aucune valeur juridique.

 

Saphirnews

Le gouvernement veut fermer temporairement la mosquée de Beauvais, jugée radicale

 

Mosquée, Musulman, Islam, SilhouetteApologie du jihad, propos contre « les homosexuels, les juifs, les chrétiens »: le gouvernement entend fermer temporairement la Grande mosquée de Beauvais (Oise), accusée par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin d’attaquer le « modèle républicain et la France ».

« Aujourd’hui nous avons enclenché la fermeture de la mosquée de Beauvais, (qui est) tout à fait inacceptable, qui combat les chrétiens, les homosexuels, les juifs », a déclaré le ministre de l’Intérieur sur CNews.

« Je n’ai pas la main tremblante contre des personnes qui profondément attaquent notre modèle républicain et la France », a-t-il ajouté.

La préfecture de l’Oise a confirmé « envisager » de prendre une décision de fermeture administrative de la mosquée « pouvant aller jusqu’à six mois ». Elle se base sur des prêches « incitant à la haine », « à la violence » et « faisant l’apologie du jihad ».

« Dans le cadre de la procédure contradictoire, un courrier a été transmis en fin de semaine dernière notifiant la décision envisagée. Nous sommes actuellement dans le délai de 10 jours accordé pour toutes observations », a-t-elle détaillé à l’AFP.

– « Pratique rigoriste » –

Les autorités « reprochent » au lieu de culte « certains propos tenus dans le cadre des prêches par l’un des imams de la mosquée, qui intervenait à titre bénévole », a expliqué à l’AFP Me Samim Bolaky, avocat de l’association Espoir et fraternité qui gère le lieu. Il assure que cet imam a depuis été « suspendu ».

Cet homme, « présenté comme intervenant occasionnel, mais qui en réalité fait office d’imam attitré » tiendrait selon le ministère de l’Intérieur des propos faisant « l’apologie du jihad et des combattants, qu’il qualifie de héros ». Il défendrait également « une pratique rigoriste de l’islam » et « sa supériorité par rapport aux lois de la république ».

D’après le ministère, ses propos « fustigent » les « mécréants et présentent les sociétés occidentales comme islamophobes ». Ils poussent « les fidèles à rompre avec la République » et « incitent à la haine des homosexuels, des juifs et des chrétiens ».

Mais pour Me Bolaky « la majorité des propos sont sortis de leur contexte ». « On a plus de 150 heures de contenus. Il faut apprécier un propos dans son entièreté », a-t-il plaidé.

L’association qu’il défend « a toujours combattu le terrorisme, a toujours favorisé le vivre ensemble. C’est une mosquée qui est respectable », a assuré l’avocat, indiquant que la décision leur avait été notifiée vendredi.

– « Disproportionné » –

Une fermeture lui « paraitrait disproportionnée parce que l’intégralité des reproches qui sont faits sont liés à l’imam bénévole et non pas à l’association et à la mosquée elle-même », a poursuivi l’avocat, qui n’exclut pas de contester la décision devant le tribunal administratif.

Des propos « ont peut-être échappés à la sagacité de l’association, mais pour autant (…) pénaliser le grand lieu de culte parait disproportionné », a-t-il encore insisté.

Selon le ministère de l’Intérieur, 2.623 mosquées et salles de prières sont établies sur le territoire national. Parmi ces lieux de culte, 99 « soupçonnés de séparatisme » ont été contrôlés « au cours de ces derniers mois ».

« Pour 36 lieux de culte, les contrôles ont permis de démontrer que la loi de la République y était strictement respectée », a indiqué le ministère.

En outre, « 21 lieux de culte sont actuellement fermés, du fait de prescriptions administratives, d’une décision judiciaire, d’une reprise de bail, de travaux ou d’une fermeture administrative ».

Six, dont la mosquée de Beauvais selon l’entourage du ministère, « font l’objet d’une instruction qui permettra d’engager une fermeture ».

 

AFP

L’archevêque démissionnaire de Paris dément toute liaison, se dit « victime d’une cabale »

 

Église, Bancs, Des Places, Bancs En BoisL’archevêque de Paris Mgr Michel Aupetit, dont la démission a été acceptée par le Pape après avoir été accusé dans la presse d’avoir entretenu une relation intime avec une femme, dément toute liaison et se dit « victime d’une cabale », dans un entretien au Parisien publié mardi.

Fin novembre, un article de l’hebdomadaire Le Point affirmait que Michel Aupetit avait eu en 2012, alors qu’il n’était pas encore archevêque, une relation intime et consentie avec une femme, ce que l’homme d’Eglise dément catégoriquement.

Un courriel envoyé par erreur par le prélat laissait peu de doute, selon l’hebdomadaire, sur la relation entretenue.

« C’était une personne qui, comme il arrive souvent quand on est prêtre ou médecin, s’attache parce qu’elle souffre de solitude. Elle m’écrivait tous les jours. J’ai répondu à un courrier et ma secrétaire a pu le lire, puisqu’on partageait la même boîte mail », se défend Mgr Michel Aupetit dans le Parisien.

« Il n’y a pas eu de liaison. Une fois, cette personne a eu mal au dos. Je lui ai fait un massage pour la soulager. Je rappelle que je suis médecin », précise-t-il.

Le 8 décembre, Paris Match publiait des photos de lui en compagnie d’une théologienne belge, Laetitia Calmeyn.

« Cela n’a rien à voir avec une relation d’amour ou une relation sexuelle. C’est une amitié (…) Je trouve ignoble qu’on la salisse », dit l’archevêque.

Il raconte avoir déjeuné avec elle dans un petit bistrot avant de se promener en sa compagnie en forêt de Meudon. « Si vous ne pouvez plus manger avec une amie sans qu’un paparazzi vous photographie, dans quel monde vit-on ? »

Selon lui, son avocat, Me Jean Reinhart, rédige actuellement une plainte pour diffamation. « Je ne peux pas accepter que mon silence soit interprété comme un aveu de culpabilité », poursuit-il.

Après avoir accepté la démission de Michel Aupetit, le Pape avait indiqué que l’archevêque ne pouvait plus gouverner car sa « réputation a été atteinte », évoquant un « manquement » au sixième commandement (Tu ne commettras pas d’adultère, NDLR), « pas total mais des petites caresses et des massages qu’il faisait à sa secrétaire ».

« Je crois qu’il a un peu mélangé les éléments de l’histoire. Ma pauvre secrétaire n’a rien à voir avec tout cela. Je connais bien son mari et sa famille. J’ai baptisé ses petits-enfants », détaille-t-il.

Interrogé au cours de son entretien afin de savoir s’il avait le sentiment d’être victime d’une cabale, Mgr Aupetit répond « oui ».

« On m’a désigné des gens, des réseaux qui m’en voulaient et qui ont agi. Mais je n’ai aucune preuve. J’ai prié Dieu de ne pas mettre de l’amertume dans mon coeur et j’ai prié pour ceux qui me veulent du mal », indique l’archevêque.

 

AFP

Nantes : des catholiques font annuler un concert jugé profanatoire dans une église

La mobilisation de catholiques contre la tenue d’un concert d’orgue dans l’église Notre-Dame-de-Bon-Port de Nantes a payé. Le concert de l’artiste suédoise Anna von Hausswolff, qu’ils estimaient être une «profanation», a été annulé.

 

Bible, Livre, Catholique, ChristianLe quotidien Ouest France rapporte qu’une manifestation de 50 à 100 catholiques à l’église Notre-Dame-de-Bon-Port de Nantes a engendré l’annulation d’un concert d’orgue de l’artiste suédoise Anna von Hausswolff, organisé dans la soirée du 7 décembre. L’artiste aurait des paroles «profanes» ​et ce concert n’aurait pas sa place dans une église, selon des fidèles. Publiées sur les réseaux sociaux, des images ont montré des personnes faisant barrage de leur corps à l’entrée de l’édifice religieux en chantant un «Je vous salue Marie».

Ouest France rapporte que 370 personnes devaient assister à ce concert, finalement annulé pour des raisons de sécurité par l’artiste vers 21h20. «Il s’agit d’une mobilisation spontanée pour empêcher l’artiste de profaner le lieu. En tant que jeunes, nous accordons une grande importance au sacré que les anciens n’ont plus forcément», a expliqué un manifestant au quotidien, précisant que le diocèse avait accepté quant à lui que l’artiste se produise dans l’édifice.

«Une poignée de radicaux intolérants provoque l’annulation d’un concert à [Notre-Dame-de-Bon-Port] programmé en accord avec l’évêché. Rien n’autorisait l’expression d’une telle censure. Ce n’est pas notre conception d’un projet de société fondé sur le dialogue et l’ouverture culturelle», s’est indigné pour sa part le premier adjoint au maire de la ville Bassem Asseh sur Twitter dans la soirée.

RT France

La grande parodie du « Conseil national des imams ».

 

Imam, Musulman, Islam, Religion, RamzanDans un article précédent nous mentionnions le principe, qu’en France, la communauté musulmane « oumma » en tant que bloc unitaire n’existe pas, mais qu’il était approprié  de parler de musulmans de France. Cette dernière, avec environ six millions de fidèles, est en effet traversée par des modes de pratiques et de croyances subjectives très hétérogènes. En l’absence d’un clergé musulman, la dissolution du croire a entraîné un double processus de personnalisation de la pratique et d’une privatisation de la foi. Sur le volet social, une grande partie des musulmans souvent issue des classes défavorisées, est confrontée aux échecs successifs de politiques de développement et du déficit de justice sociale qui règnent depuis plus de cinquante ans. Le déni de l’égalité dans la réalité alors qu’elle s’exhibe dans les discours politiques, trouve dans la revendication religieuse une reconnaissance, une justice sur le plan de l’être. Au terme de quatre générations, l’identité altérée, celle de ne pas être reconnue en tant que citoyen français, opère en grande partie, la reformulation d’une identité supérieure. C’est ainsi que la désintégration économique et sociale a fracturé le pacte républicain et a engendré une méta-identité : le musulman. Une majorité des citoyens de confession musulmane se considère musulman avant d’être Français, là où leurs parents ou grands-parents, n’ont pas subi cette dualité identitaire, en raison notamment d’une islamité qui était vécue davantage en tant qu’objet que sujet.

Depuis les années 2000, les citoyens musulmans au même titre que l’ensemble des Français, sont confrontés à des changements structurels fulgurants qui les plongent dans un lendemain d’incertitude. Ces derniers mois, la crise anxiogène du Covid a aggravé cet état de tensions permanent, nous dirions même que ça sent le soufre un peu partout. L’islam, plus qu’une religion, est un mode de vie, qui valorise notamment les liens sociaux, la justice et la solidarité, là où l‘Occident, prône des valeurs tels que l’individualisme et le matérialisme, dans lesquelles le musulman se sent tiraillé entre rationalité moderne et tradition.Face aux doutes de l’existence et face au néolibéralisme, l’individu trouve dans l’islam un refuge au sein de valeurs et de symboles issus d’une tradition ancienne. Comment trouver sa place dans un monde en crise où l’individu ne se projette pas ou plus ? Quels guides espère le croyant afin de mieux surmonter les difficultés du quotidien ?

Le désenchantement idéologique a entraîné une approche plus individualisée de la foi et des questions religieuses, en particulier envers ceux qui sont censés parler au nom des musulmans. Le problème de la confiance personnelle accordée à la représentativité musulmane s’est du même coup aiguisé, aggravé dans un contexte où l’islam sunnite, majoritaire en France, n’a pas de clergé. L’affaire Ramadan fin 2017, est emblématique de l’atomisation des musulmans plus que jamais rétifs à l’égard de leaders ou de représentants de l’islam. La centralité des scandales, et par conséquent, des politiques de dénonciation s’en est trouvée accrue. La valeur morale des leaders musulmans est devenue une variable clef de la production de la confiance. Il suffit à cet égard, de relever le phénomène de suivi et d’évaluation, véritables critères de confiance et de fidélisation attribués aux prédicateurs sur Internet ou dans la vie, à travers notamment les commentaires laissés sur les réseaux sociaux ou au sein de la mosquée envers l’imam lors des prêches du vendredi.

Dans un climat général d’affaissement de l’autorité, il apparaît d’autant plus difficile pour l’État de structurer l’islam de France au travers d’une nouvelle organisation « Le conseil national des imams », dont les velléités sont de structurer le culte musulman selon les exigences de la République, sous l’égide du ministère de l’Intérieur et de représentants musulmans réceptifs aux impératifs républicains. Ces derniers dont les « effets d’autorité » pour reprendre l’expression de Pierre Bourdieu auprès des fidèles sont nuls, sont accusés de ne représenter qu’eux-mêmes et d’être soumis à la République. De plus, la prétention à représenter l’islam, chacun dans le style du système ou des États qu’il représente (Maghreb,Turquie), est une des causes majeures de la paralysie des organisations islamiques en France dont leur anonymat auprès des musulmans est un symptôme. Il suffit à cet égard de demander à un fidèle lambda s’il connait Ahmet Ogras (président du CFCM), Tareq Oubrou (imam de Bordeaux) ou encore Ghaleb Bencheikh (président de la Fondation de l’islam de France), dans la majorité des cas, la réponse est négative. A l’inverse, les prédicateurs 2.0 à l’instar de R. Eljay, Ayman TR ou A. Boussena ou encore, pour les moins jeunes, T. Ramadan ou H. Iquioussen, pour ne citer qu’eux, sont considérés pour les uns comme des guides, pour les autres comme des « gourous ». Rien d’étonnant à tout cela. Dans un espace de vide, Internet est devenu le support central de la circulation de l’information religieuse, de l’interaction, de l’opinion publique et, plus grave, la Toile a précipité la dissolution des représentants de l’islam de France. Sur ce point, nous vous renvoyons à notre ouvrage Islam 2.0 où nous traitions du succès des prédicateurs 2.0 grâce à la plateforme Youtube et des réseaux sociaux.

Jamais autant d’organes indépendants de représentation de l’islam de France, réels ou virtuels, ne se sont autant concurrencés sur le terrain du leadership, créant des sous-groupes ou pour reprendre une formule en vogue, des séparatismes intracommunautaires . Ces nouveaux conquérants pour certains ou « prédateurs » pour d’autres, usent d’abord d’une stratégie pernicieuse de dénonciation des faiblesses de structures existantes, afin de se positionner en tant que nouvel acteur majeur. Depuis le vide symbolique laissé dans les médias par un Tariq Ramadan, très populaire auprès des musulmans, la bataille pour un nouveau leadership a auguré de nombreuses ambitions. Pour qu’une idéologie soit diffusée au plus grand nombre, il faut savoir user de l’outil puissant de communication qu’est Internet avec la force de frappe des réseaux sociaux, et les prédicateurs 2.0 l’ont bien compris. Ces derniers monopolisent l’hétéronomie et enseignent au musulman comment il doit se comporter, ce qu’il doit faire et ce qu’il lui est permis d’espérer à travers une dichotomie entre halal (licite) et haram (illicite), bien loin de guider les musulmans comme ils le prétendent.

Loin de l’ambition de la création d’un « Conseil national des imams », il faudrait impliquer en premier lieu, les acteurs de terrain à l’échelle locale. L’organisation du culte musulman sur le volet pratique devrait revenir à des individus animés avant tout par une vision éthique et humaniste au service de la collectivité conformément aux valeurs islamiques, et non, motivés par une démarche égotique et libérale. Combien de fonds récoltés pour la construction de mosquée ou de dons des fidèles lors de fêtes religieuses sont gérés en toute opacité ? La viande halal proposée aux musulmans l’est-elle vraiment ?… L’enjeu majeur pour les musulmans de France est de désigner des acteurs qui serviront l’intérêt des fidèles et non d’utiliser ces derniers, comme c’est souvent le cas, afin d’assoir des ambitions personnelles. Ce schéma est aussi au coeur de la méfiance de la communauté musulmane à l’égard de tout organe de représentation de l’islam de France et in fine de sa politisation. Le financement de l’ensemble de ces projets dans le cadre juridique conforme à la Loi de 1905, ne devrait pas faire l’économie de comité éthique afin de s’assurer de la bonne gestion des fonds tout en se débarrassant des financements extérieurs. Par ailleurs, il n’appartient pas à l’État, en vertu de la Loi de 1905, de s’immiscer dans les questions d’organisation du culte musulman, pour vider de sa substance la liberté religieuse des fidèles. La laïcité érigée en véritable dogme, est devenue un outil de sécularisation, c’est-à-dire de toute non-intervention de la religion dans les actes de la vie publique, quels qu’ils soient. La « Loi confortant le respect des principes de la République » votée en août dernier, s’attaque de manière répressive et discriminante à l’orthodoxie musulmane jugée incompatible avec les valeurs de la République, et dont le « Conseil national des imams » est un des effets délétères. La sécularisation est véhiculée comme un véritable athéisme social, dernière conséquence du libéralisme.

Le CFCM créé en mai 2003 par N. Sarkozy, organe central censé représenter l’islam de France, peine toujours à se faire entendre et voit depuis sa création toujours les mêmes responsables se succéder, avec son lot de promoteurs affiliés à des États étrangers (Algérie, Maroc, Turquie, Mali…). Il n’existe pas au sein de l’islam sunnite de clergé, ce qui crée un rapport horizontal entre les croyants et rend difficile l’acceptation, même symbolique, d’une quelconque représentativité religieuse. Dans ce cas, nous comprenons le tâtonnement et surtout l’incapacité des autorités politiques depuis des décennies, à trouver les représentants d’une communauté musulmane qui, en tant que telle, n’existe pas. Et, ce n’est pas l’État, avec le « Conseil national des imams » créé à l’instar de la « Conférence des évêques de France » ou du « Grand-rabbinat de France » qui ambitionnerait de structurer ou même d’homogénéiser la représentation du culte musulman sur le principe de l’unité, qui inversera la tendance actuelle des dissensions. Le prophète Mohammed en son temps, avait prévenu sur la division de la « oumma » après sa mort, l’histoire lui donne hélas raison depuis plus de quatorze siècles.

 

Fatima Achouri

Fermeture de comptes bancaires de mosquées : des pratiques « abusives et injustes »

Coins, Banknotes, Money, CurrencyLe Conseil des mosquées du Rhône (CMR) s’insurge contre la fermeture de comptes bancaires de plusieurs mosquées du département. Des lieux de cultes « dont certaines sont en pleine construction ou extension – ont subi la fermeture de leurs comptes bancaires », signale-t-elle dimanche 14 novembre dans un communiqué.

L’instance, présidée par le recteur de la Grande Mosquée de Lyon Kamel Kabtane, exprime « sa profonde inquiétude face à ces pratiques, qu’il déplore et qu’il juge abusives et injustes, et ce d’autant plus qu’aucune infraction qui justifierait ces fermetures de compte, n’a été relevée ».

Elle alerte l’Etat contre ces abus « qui mettent à mal les mosquées et les empêchent de mener leurs actions et leurs projets, dans la sérénité, le respect absolu des lois et dans un souci de transparence » et demande aux pouvoirs publics « de prendre toutes les dispositions nécessaires pour interdire ces fermetures injustifiées et rétablir le droit inaliénable de disposer d’un compte en banque pour tout citoyen français ».

 

Saphirnews