Le mois béni du ramadan commence dans le monde musulman ce mercredi 18 février. Pour les Palestiniens, c’est une célébration dans des conditions plus que difficiles dans la bande de Gaza où un million de personnes vivent sous des tentes. Reportage près de Rafah au sud de l’enclave, dans un quartier où vivent des personnes déplacées
Avant la guerre, Hanan accrochait toujours des décorations et des guirlandes lumineuses dans sa maison au moment du ramadan. Désormais, cette mère de famille vit sous une tente avec ses enfants. Elle évoque le passé avec nostalgie : « Nos conditions économiques n’étaient pas très bonnes avant la guerre. Mon mari était ouvrier. Cependant, il allait au marché pendant le ramadan pour nous rapporter des petites choses, ce qu’on pouvait se permettre. »
Aujourd’hui, la plupart des familles dépendent toujours de l’aide humanitaire. C’est le cas d’Elawaia, père de 6 enfants : « Ici, nous recevons des repas chauds gratuits. Pendant le ramadan, les années précédentes, nous commencions les préparatifs dix à vingt jours avant le début du mois de jeûne. »
Hisham, lui, est très amer, presque en colère : « Je peux vous dire comment se passe un ramadan en temps de guerre. Le dernier ramadan, j’ai jeûné trois jours et trois nuits consécutifs, pas par choix. Et personne n’est venu nous voir. » Rania veut garder espoir. Elle explique que la moindre sucrerie a un goût particulier au moment du ramadan, mais sa maison familiale lui manque terriblement.
RFI
