A propos Fatima Achouri

Sociologue des organisations et de l’islam contemporain, j’analyse notamment les interactions entre le religieux et les organisations. Mes travaux portent sur les enjeux des mutations actuelles (sociales, politiques, économiques, technologiques, etc.). J'accompagne également les organisations dans le développement des ressources humaines : diagnostic sociologique de l’organisation afin d’optimiser la gestion du personnel aux niveaux macro et micro en particulier dans les domaines du recrutement et de la formation. Je suis formatrice dans le domaine public pour les agents ( Loi de 1905) et dans les entreprises privées (gestion du fait religieux). Je suis conférencière auprès des organisations publiques et privées sur la sociologie musulmane.

Fermeture de comptes bancaires de mosquées : des pratiques « abusives et injustes »

Coins, Banknotes, Money, CurrencyLe Conseil des mosquées du Rhône (CMR) s’insurge contre la fermeture de comptes bancaires de plusieurs mosquées du département. Des lieux de cultes « dont certaines sont en pleine construction ou extension – ont subi la fermeture de leurs comptes bancaires », signale-t-elle dimanche 14 novembre dans un communiqué.

L’instance, présidée par le recteur de la Grande Mosquée de Lyon Kamel Kabtane, exprime « sa profonde inquiétude face à ces pratiques, qu’il déplore et qu’il juge abusives et injustes, et ce d’autant plus qu’aucune infraction qui justifierait ces fermetures de compte, n’a été relevée ».

Elle alerte l’Etat contre ces abus « qui mettent à mal les mosquées et les empêchent de mener leurs actions et leurs projets, dans la sérénité, le respect absolu des lois et dans un souci de transparence » et demande aux pouvoirs publics « de prendre toutes les dispositions nécessaires pour interdire ces fermetures injustifiées et rétablir le droit inaliénable de disposer d’un compte en banque pour tout citoyen français ».

 

Saphirnews

Syrie : le poste de grand mufti supprimé par le régime de Bachar Al-Assad

 Un décret supprimant le poste de grand mufti de Syrie a été pris, lundi 15 novembre, par Bachar al-Assad. Cette décision place d’office Ahmad Badreddine Hassoun à la retraite.

 Le cheikh âgé de 72 ans avait été nommé grand mufti en 2005 après la mort de son prédécesseur Ahmed Kuftaro en 2004. Ce fervent soutien du régime au pouvoir est épinglé par Amnesty International pour avoir approuvé l’exécution de milliers de personnes détenues dans la prison de Saidnaya entre 2011 et 2015.

Malgré son soutien sans faille à Bachar al-Assad, Ahmad Badreddine Hassoun – dont le fils a été tué dans une embuscade près d’Alep en 2011 par « un groupe armé terroriste » selon le régime – a été poussé vers la sortie. Ses attributions, selon l’agence de presse officielle Sana, relèveront désormais du Conseil de jurisprudence des savants musulmans (oulémas), qui dépend du ministère du Waqf chargé des Affaires religieuses. Il est dirigé par Abdel Sattar al-Sayyed, qui n’est autre qu’un rival d’Ahmad Badreddine Hassoun.

 

Une interprétation personnelle du Coran en cause

La décision a été prise sans que des raisons officielles n’aient été données mais elle intervient, selon Al-Jazeera, après de vives critiques envers le grand mufti pour son interprétation personnelle de versets du Coran lors des funérailles, début novembre, du chanteur syrien Sabah Fakhri, une célébrité du monde arabe.

Selon plusieurs sources, Ahmad Badreddine Hassoun a affirmé que la terre de Syrie est mentionnée dans le Coran en faisait référence à la sourate Le Figuier et que, de ce fait, ceux qui quittent le pays seraient voués à la perte. Le Conseil de jurisprudence s’était alors ému d’une méthode d’interprétation personnelle qui fait le lit du fanatisme.

Jusqu’en 2018, le mandat du grand mufti était illimité. Il a, par la suite, été réduit à trois ans renouvelable par un décret présidentiel qui avait aussi transféré le pouvoir de nomination du mufti au ministère du Waqf. Ses pouvoirs sont davantage étendus aujourd’hui : il pourra désormais émettre des avis religieux (fatwas) et annoncer les dates du début et de la fin du mois du Ramadan.

Saphirnews

Islam de France : toujours divisés, les représentants du culte musulman annoncent la création de deux conseils des imams distincts

Le Conseil français du culte musulman et la Grande Mosquée de Paris, qui a fait sécession en mars, ont chacun annoncé, dimanche, la création prochaine de leur propre instance censée labelliser les imams.

Le gouvernement français voulait un Conseil national des imams (CNI) pour restructurer l’islam et lutter contre la radicalisation. Pour l’heure, il en voit deux se profiler à l’horizon, ce qui illustre la division entre les représentants des musulmans en France.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) et la Grande Mosquée de Paris ont chacun annoncé, dimanche 14 novembre, leur volonté de fonder leur propre instance censée labelliser les imams exerçant sur le territoire.

Le CNI « sera créé lors d’une assemblée générale le dimanche 21 novembre 2021 », ont déclaré, à l’Agence France-Presse (AFP), la Grande Mosquée de Paris et les trois fédérations qui ont claqué la porte du bureau exécutif du CFCM en mars. Celui-ci a immédiatement réagi en annonçant lui aussi la création d’un CNI.

Dans un communiqué, il a appelé « l’ensemble des instances départementales du culte musulman à se réunir en congrès, le 12 décembre 2021, pour la mise en place effective du Conseil national des imams. » Il dénonce également « l’initiative unilatérale » des quatre fédérations dissidentes et estime que « la légitimité » du CNI « ne peut être acquise que sous l’égide du CFCM et avec la participation de l’ensemble de ses fédérations ainsi que l’implication de toutes les structures régionales et départementales ».

Des divisions sur fond d’une inimitié notoire

Interlocuteur historique des pouvoirs publics concernant le culte musulman, le CFCM est plongé dans la tourmente depuis que le gouvernement a voulu faire adopter une « charte des principes pour l’islam de France », réclamée par Emmanuel Macron dans la foulée de son offensive contre le « séparatisme ». Le texte, qui devait servir de pierre angulaire pour restructurer la deuxième religion du pays, dénonce notamment « l’instrumentalisation » politique de l’islam, proscrit « l’ingérence » d’Etats étrangers et réaffirme la « compatibilité » de l’islam avec la République.

En janvier, trois fédérations du CFCM, dont les deux turques – le Millî Görüs et le Comité de coordination des musulmans turcs de France – ont rejeté cette charte, qui risque, selon elles, de « fragiliser » la confiance à l’égard des musulmans. Après ce refus, quatre des neuf fédérations du CFCM – la Grande Mosquée de Paris, le Rassemblement des musulmans de France, Musulmans de France et la Fédération française des associations islamiques d’Afrique, des Comores et des Antilles (FFAIACA) – ont annoncé en mars qu’elles quittaient le bureau exécutif du CFCM pour créer une nouvelle instance chargée de réfléchir à « la refondation de la représentation du culte musulman en France ».

Ces divisions de fond sont également nourries par l’inimitié notoire entre le président du CFCM, Mohammed Moussaoui, proche du Maroc, et le recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, proche de l’Algérie.

Le Monde/ AFP

Pays-Bas : une affaire d’espionnage des mosquées par des mairies secoue les musulmans

Cie, Échelon, Fbi, Cinq YeuxAux Pays-Bas, les communautés musulmanes sont ébranlées depuis quelques semaines par une affaire d’espionnage de mosquées. Dans le cadre de la lutte contre l’extrémisme, une dizaine de municipalités néerlandaises ont mandaté ces dernières années Nuance door Training & Advies (NTA), une société privée fondée par Najib Tuzani, l’ancien chef de la police de la ville d’Utrecht, devenu expert auprès des services néerlandais de lutte contre la radicalisation.

Aux Pays-Bas, il revient légalement aux communes de lutter contre la radicalisation à leur niveau, surtout dans un contexte où « les jeunes musulmans originaires du pays partis combattre en Syrie auprès de l’organisation État islamique commencent à revenir », rapporte Courrier international qui cite le média marocain Tel Quel.

Initialement, 39 communes avaient choisi NTA pour réaliser au sein des communautés visées une cartographie des acteurs en présence et des « rapports de forces », terme désignant selon elle « une recherche sur les différentes tendances radicales ». A noter que les municipalités ont été mises en relation avec la société privée par l’entremise du Coordonnateur national pour la lutte contre le terrorisme et la sécurité selon le quotidien néerlandais NRC Handelsblad, à l’origine des révélations mi-octobre. Plusieurs mairies ont toutefois renoncé aux services de NTA en raison des méthodes employées pour parvenir aux objectifs.

 

Un « abus de confiance » manifeste

En effet, « les enquêteurs privés ne se sont pas déclarés comme tels mais ont agi de façon anonyme au sein des mosquées » en se présentant comme des fidèles musulmans ou des visiteurs. Les rapports qui en découlaient n’étaient ensuite ni mis à la disposition des conseils municipaux ni des organisations espionnées mais servaient de base pour des décisions prises à l’égard de ces dernières. Par ailleurs, « NTA aurait payé des responsables des communautés afin d’obtenir des informations ». Parmi les villes mises en cause figurent Rotterdam et Eindhoven.

La société, qui a bénéficié d’au moins 300 000 € pour mener ses investigations secrètes, a déclaré avoir agi dans la légalité. Un avis qui est loin d’être partagé par les responsables des mosquées espionnées. Les méthodes ont été vivement condamnées par plusieurs organisations musulmanes du pays, qui ont dénoncé un « abus de confiance » manifeste. Pour l’organisation SPIOR, qui rassemble les institutions musulmanes du Grand Rotterdam, « les musulmans néerlandais sont des citoyens comme les autres. Ils contribuent à la vie municipale en y participant activement, en faisant preuve de bon voisinage envers leurs concitoyens et en remplissant leurs devoirs en vertu de la loi néerlandaise. Ils ne méritent donc pas d’être soumis à une surveillance secrète ».

Saphirnews

Une campagne du Conseil de l’Europe célébrant « la liberté dans le hijab » retirée sous la pression de la France

Il aura suffi de quelques heures pour qu’une grande partie du personnel politique, de l’extrême droite au gouvernement, critique cette campagne, diffusée en ligne, et obtienne son retrait.

Icône, Iconique, Islam, IslamiqueC’est précisément le message en anglais, accompagnant les portraits de plusieurs jeunes femmes voilées sur une seule moitié du visage, affirmant « beauty is in diversity as freedom is in hijab » (« la beauté est dans la diversité comme la liberté est dans le hijab »), qui est à l’origine des réactions de personnalités tant à l’extrême droite qu’à gauche du champ politique français et de l’intervention du gouvernement.

La France avait « fait part de sa désapprobation extrêmement vive »

Diffusée depuis jeudi 28 octobre, la campagne lancée par le programme pour l’inclusion et la lutte contre les discriminations du Conseil de l’Europe – programme cofinancé par la Commission européenne à hauteur de 340 000 euros – était jusqu’ici passée inaperçue.

Au sein du gouvernement, c’est la secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse, Sarah El Haïry, qui a affirmé, après le retrait du post de la campagne par le Conseil de l’Europe mardi soir sur LCI, que la France avait « fait part de sa désapprobation extrêmement vive »,permettant par « ses réseaux diplomatiques » justement « le retrait de cette campagne dès [mardi] ».

Mercredi, c’est au tour du ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, de critiquer cette campagne. « Ces tweets n’ont rien à voir avec l’application du principe de laïcité en France », a-t-il fait savoir à l’occasion de la séance des questions au gouvernement au Sénat. « Il y a une différence de taille entre défendre la liberté de conscience, de religion, entre le fait de mener une lutte déterminée contre les discriminations et, d’autre part, faire de la part d’une institution comme le Conseil de l’Europe la promotion active d’un signe religieux ou vestimentaire particulier », a poursuivi M. Le Drian.

Au parti Les Républicains (LR), la campagne a généré de fortes réactions. Valérie Pécresse, candidate à l’investiture du parti pour la présidentielle de 2022 et présidente de la région Ile-de-France, a fait part dans un tweet de sa « stupeur », estimant que le voile n’était « pas un symbole de liberté mais de soumission ». L’un de ses concurrents à l’investiture, le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, a dénoncé une « promotion du voile islamique » et une « négation de nos racines judéo-chrétiennes ». Le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, a, quant à lui, estimé que le Conseil de l’Europe promouvait « ouvertement la soumission aux mœurs islamistes ».

La campagne a également fait réagir à gauche, la sénatrice socialiste Laurence Rossignol – ancienne ministre des droits des femmes et soutien à la candidature présidentielle d’Arnaud Montebourg – estimant dans un post : « Rappeler que les femmes sont libres de porter le hijab (dans le respect des lois de chaque Etat membre, en France celle de 1905 et 2004) est une chose. Dire que la liberté est dans le hijab » revient à « en faire la promotion ». L’ancien premier ministre et ex-membre du Parti socialiste Manuel Valls a, lui, jugé la campagne de lutte contre les discriminations « choquante, ahurissante et dangereuse ».

A l’extrême droite, elle a provoqué un tollé. Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national (RN), a réagi par un tweet en début d’après-midi : « Cette communication européenne en faveur du voile islamiste est scandaleuse et indécente. C’est quand les femmes retirent le voile qu’elles deviennent libres, pas l’inverse ! » Pour le député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, qui s’exprimait également sur Twitter, « ceci n’est pas une campagne de propagande des Frères musulmans mais du Conseil de l’Europe ». Le polémiste Eric Zemmour, probable candidat à la présidentielle, a, lui, dénoncé un « djihad publicitaire » et affirmé que « l’islam est l’ennemi de la liberté ».

Les tweets « ne représentent pas la position du Conseil de l’Europe »

« Ces tweets ont été retirés et nous allons réfléchir à une meilleure présentation de ce projet », a confirmé dans un communiqué transmis à l’Agence France-Presse le Conseil de l’Europe, l’organisation paneuropéenne sise à Strasbourg. Ils « faisaient partie d’un projet conjoint » du Conseil et de l’Union européenne « dont l’objectif était de sensibiliser à la nécessité de respecter la diversité et l’inclusion et de combattre tout type de discours de haine », a justifié le Conseil de l’Europe. Les tweets « reflétaient les déclarations faites de manière individuelle par des participants dans l’un des ateliers du projet et ne représentent pas la position du Conseil de l’Europe ni de sa secrétaire générale [Marija Pejcinovic Buric] », a encore assuré l’instance.

Si la Commission a bien contribué au financement du programme pour l’inclusion et la lutte contre les discriminations, elle a souhaité faire préciser par son porte-parole, mercredi 3 novembre, lors de sa conférence de presse quotidienne, que le Conseil de l’Europe « jou[ait] un rôle de chef de file » et qu’elle « n’[avait] pas validé les éléments » controversés.

Pour autant, la Commission appelle à ce que soient pris en considération « les autres actions » de ce programme contre les discours haineux. « Notre position est extrêmement claire : les femmes doivent pouvoir porter ce qu’elles veulent, selon les lois du pays où elles vivent », a insisté un second porte-parole de l’institution.

Le Monde/ AFP

Emmanuel Macron participera mardi 26 octobre au dîner du Cercle Charles Gide, protestants pour une économie responsable

 

Traverser, Religion, SpiritualitéEmmanuel Macron participera mardi à Paris à un dîner de bienfaisance organisé par un réseau d’entrepreneurs protestants, au cours duquel le Président de la Fédération protestante de France (FPF) entend souligner la nécessité de veiller au “partage” des richesses.

L’Élysée a confirmé la participation du président de la République à ce dîner organisé par la FPF et le réseau “Cercle Charles Gide – Protestants pour une économie responsable”.
Seront également présents le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et des représentants des cultes catholique, juif et musulman. Devant 270 personnes réunies au Cercle de l’Union Interalliée, François Clavairoly, président de la FPF, fera une “adresse” à Emmanuel Macron, lequel prononcera ensuite un discours.

Cette adresse “n’est pas une interpellation au sens militant, ni la présentation d’un catalogue de doléances”, a précisé M. Clavairoly à l’AFP. Il s’agira de montrer que “le protestantisme, depuis toujours dans ce pays s’est engagé par sa liberté de conscience et d’entreprendre dans la création de richesses”, a-t-il dit.
Et “en même temps”, a-t-il poursuivi, faisant allusion à cette expression souvent utilisée par le candidat Macron pendant sa campagne, “le protestantisme est attentif à la solidarité, au partage, à l’équité”.
La soirée doit permettre de recueillir des dons affectés à des projets soutenus par la Fédération de l’Entraide Protestante (grande pauvreté et jeunesse).
La FPF aimerait voir ce dîner en présence du chef de l’État se renouveler chaque année, sur le modèle du dîner du Crif (Conseil
représentatif des institutions juives).

Revue Réforme/ AFP

Islam radical: “7 structures” dissoutes “d’ici à la fin de l’année”, selon Darmanin

 

Gérald Darmanin a affirmé mardi que “sept nouvelles structures” (associations ou lieux de culte, ndlr) seraient “dissoutes d’ici à la fin de l’année” en Conseil des ministres, pour avoir propagé des discours de haine et islamisme radical.

Mercredi dernier, le Conseil des ministres a approuvé la dissolution de la “Coordination contre le racisme et l’islamophobie” qui, selon le ministre de l’Intérieur, appelait “à la haine, à la violence et à la discrimination”.

S’exprimant lors d’une conférence de presse, M. Darmanin s’est félicité de la fermeture pour six mois de la mosquée d’Allonnes pour “pratique radicale de l’islam”, signifiée lundi par le préfet de la Sarthe.

“Les éléments recueillis montrent, a poursuivi Gérald Darmanin, que les dirigeants des associations gestionnaires de la mosquée d’Allonnes ainsi que les imams y officiant promeuvent, par leurs discours, leurs prêches ou les ouvrages présents dans le lieu de culte, une pratique radicale de l’islam, légitiment le recours au djihad armé, la mort en martyr ainsi que l’instauration de la charia, tout en cultivant un sentiment de haine à l’égard de la France, des occidentaux, des chrétiens ou des juifs”.

“Par ailleurs, a-t-il ajouté, ils légitiment les attentats terroristes, se félicitent de ceux survenus sur le territoire national et cherchent à mobiliser les jeunes fidèles à se préparer au combat”.

“Au regard de la gravité des faits”, le ministre a annoncé “un signalement à l’autorité judiciaire” et avoir “procédé au gel des avoirs financiers des associations et de leurs dirigeants” de cette mosquée.

M. Darmanin a indiqué en outre que sur les 2.500 lieux de culte islamique répertoriés en France, “92 étaient contrôlés car soupçonnés de séparatisme“. Sur ces 92 lieux, “21, a-t-il dit, ont été fermés”.

 

Revue Réforme / AFP

Le lycée musulman Averroès remporte une victoire judiciaire contre la Région Hauts-de-France

Marteau, Balance, Assiette, JusticeLe bras de fer judiciaire engagé depuis 2020 entre le lycée Averroès et la Région Hauts-de-France tourne en faveur de l’établissement privé musulman de Lille. Le pourvoi en cassation du conseil régional dirigé par Xavier Bertrand a été rejeté la semaine dernière par le Conseil d’Etat.

« La Région est désormais tenue de respecter la loi qui prévoit le versement du forfait d’externat aux établissements privés sous contrat d’association », affirme Amar Lasfar, président de l’association Averroès, dans un communiqué en date du mercredi 20 octobre. « Aussi comme la Région n’a toujours pas versé les forfaits d’externat dus au titre des années 2020 et 2021, l’association Averroès relance sa procédure judiciaire contre elle », ajoute-t-il.

Le tribunal administratif de Lille avait donné raison à Averroès en mars https://www.saphirnews.com/La-justice-donne-raison-au-lycee-musulman-Averroes-face-a-la-Region-Hauts-de-France_a27958.html en sommant la Région de lui verser les subventions auxquelles l’établissement a droit et dont il a été privé depuis trop longtemps. « Sous astreinte de pénalités, la Région a été obligée de verser la somme, due en 2019, mais a attaqué ce jugement devant le Conseil d’Etat » en juillet dernier, rappelle le lycée. En vain donc pour la Région, appelée à verser au plus vite la somme due au titre de l’année 2020-2021.

 

Saphirnews

Sarthe : la fermeture de la mosquée d’Allones engagée sur ordre du ministère de l’Intérieur

 

Mosquée, Lune, Étoiles, Nuit, ÉlémentLa mosquée d’Allones, près du Mans, est dans le viseur du ministère de l’Intérieur. La préfecture de la Sarthe a annoncé, mercredi 13 octobre, la fermeture administrative de ce lieu de culte géré par l’Association allonnaise pour le Juste Milieu (AAJM) et l’association Al Qalam.

La mosquée, qui accueille quelque 300 fidèles, est accusée de faire de prêches légitimant « le recours au jihad armé, la mort en martyr, la commission d’actes de terrorisme et le recours à la violence », selon les mots du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin sur Twitter.

La mosquée, également accusée d’être fréquentée par des individus appartenant ou proches de la mouvance islamiste radicale, abrite une école coranique accueillant environ 110 enfants « devant lesquels a été valorisé le jihad armé et qui constitue donc un lieu d’endoctrinement », selon la préfecture.

« Aux termes de la loi, l’ensemble de ces faits constitue des propos tenus, des idées et théories diffusées, ou des activités incitant à la violence, à la haine ou à la discrimination, provoquant à la commission d’actes de terrorisme ou faisant l’apologie de tels actes », indique-t-elle dans son communiqué. « Au regard de ces éléments, à la demande de M. le ministre de l’intérieur, le préfet de la Sarthe a engagé une procédure de fermeture de ce lieu de culte. »

 

Saphirnews

Jérusalem : les juifs autorisés par un tribunal israélien à prier sur l’esplanade des Mosquées

Mur Des Lamentations, JérusalemUn tribunal israélien a ouvert la possibilité aux juifs de venir prier sur l’esplanade des Mosquées, abritant aujourd’hui le Dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsa, à la condition que leurs prières se fassent en silence. Cette décision de la Cour des magistrats de Jérusalem, qui remet en cause des décennies de statu quo sur ce lieu emblématique de Jérusalem, a été prise après qu’un rabbin a été interpellé fin septembre par la police israélienne car il priait sur l’esplanade, aussi appelé Mont du Temple par les juifs. Interdit de visite pour deux semaines, il a saisi la justice, qui a donc révoqué la décision de la police.

Depuis l’annexion de Jérusalem-Est par Israël en 1967, un accord permet aux juifs d’accéder à certaines heures à l’esplanade, mais pas d’y prier. La prière a lieu normalement au Mur des Lamentations, en contrebas. Mais depuis plusieurs années, des juifs religieux provoquent des incidents en entreprenant de prier subrepticement sur l’esplanade après y être montés en simples visiteurs, créant alors des tensions avec les fidèles palestiniens musulmans qui craignent qu’Israël ne tente de modifier les règles d’accès au site.

« Le plaignant prie en silence dans un coin, sans public autour. Je ne vois pas en quoi il représente un danger pour l’ordre public comme l’affirme la police », a déclaré la juge. La police israélienne, qui contrôle les entrées du site sacré, a fait appel de la décision de justice, estimant que le rabbin avait eu « une conduite impropre dans un lieu public ».

Le directeur de la mosquée Al-Aqsa, Omar Al-Kiswani, a fustigé, , jeudi 7 octobre, la décision de justice israélienne. « Ces prières sont des provocations et une violation du caractère sacré d’Al-Aqsa », a-t-il indiqué à l’AFP. « La décision n’a aucune légitimité, car nous ne reconnaissons pas les lois israéliennes sur Al-Aqsa. »

Le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh a appelé Israël à ne pas imposer un « nouveau fait accompli » sur l’esplanade et exhorté les Etats-Unis à « respecter son engagement à maintenir le statu quo » sur les lieux saints de Jérusalem.

L’Organisation de la coopération islamique (OCI) a dénoncé « une attaque sans précédent sur les droits religieux inaliénables des musulmans » et a rejeté « toute mesure prise par la puissance occupante, Israël, qui puisse affecter le statut d’Al-Qods et la présence palestinienne dans ses lieux, ou qui porte atteinte aux lieux saints islamiques et chrétiens ». L’Egypte y a vu une « violation » qui aurait des répercussions sur « la sécurité et la stabilité de la région », tandis que la Jordanie s’est engagée à s’opposer « fermement » à tout jugement israélien visant les lieux sacrés à Jérusalem.

 

 

Saphirnews / AFP