A propos Fatima Achouri

Je suis consultante et essayiste. Spécialisée en sociologie de l’organisation et de l’islam contemporain, j’analyse notamment les interactions entre le religieux et les organisations. Mes travaux portent sur les enjeux des mutations actuelles (sociales, politiques, économiques, technologiques,etc.) auprès des organisations et des individus. Je suis également formatrice et conférencière auprès des organisations publiques et privées sur la gestion du fait religieux.

Israël veut une ligne de train reliant le port de Haïfa à l’Arabie saoudite

Le ministre des Transports indique qu’il a commencé à consulter les dirigeants des pays concernés au sujet du projet qui faciliterait l’accès du Golfe à l’Europe

 

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le ministre des Transports Israël Katz ont convenu cette semaine de commencer à promouvoir leur initiative « Tracks for Regional Peace » [Des rails pour la paix régionale] qui créera une route commerciale reliant l’Europe avec le Golfe Persique et Israël, a rapporté la chaîne Hadashot samedi soir.

« Tracks for Regional Peace » prévoit l’extension des voies ferrées dans le nord d’Israël, qui relierait le port de Haïfa au réseau ferroviaire jordanien qui, à son tour, sera relié à celui de l’Arabie saoudite et d’autres États arabes sunnites.

Le projet prévoit la création d’un réseau de transport régional destiné à améliorer les relations commerciales et à promouvoir la coexistence pacifique.

Présentée sous la forme d’une vidéo de relations publiques réalisée par les services de Netanyahu et Katz, ce projet prévoit l’extension vers l’est de la ligne ferroviaire Haifa-Beit Shean jusqu’à la frontière jordanienne, ainsi qu’un arrêt à Jénine, associant ainsi les Palestiniens au projet dans son ensemble.

Les marchandises seraient expédiées d’Europe jusqu’à Haïfa, ce qui leur permettrait de contourner la Syrie déchirée par la guerre civile.

« Il y a deux éléments centraux au cœur de cette initiative », a expliqué M. Katz lors de la discussion sur le projet en avril dernier.

« Israël comme pont terrestre entre l’Europe et la Méditerranée et la Jordanie ; et la Jordanie comme plaque tournante régionale de transport, qui sera reliée à un réseau ferroviaire vers Israël et la Méditerranée à l’ouest ; vers l’Arabie saoudite, les États du Golfe et l’Irak à l’est et au sud-est ; et vers la mer Rouge, à travers Aqaba et Eilat, au sud ».

« Au-delà de sa contribution à l’économie israélienne, jordanienne et palestinienne, l’initiative reliera Israël économiquement et politiquement à la région et consolidera concrètement la situation dans la région », a-t-il affirmé.

L’infrastructure de transport existante en Israël, en Arabie saoudite et dans le Golfe permettra l’application de l’initiative dans un laps de temps relativement court, selon la vidéo de relations publiques.

Cette initiative offrirait également des routes commerciales plus courtes, moins chères et plus sûres compte tenu de l’instabilité régionale qui menace la circulation à travers le détroit d’Ormuz dans le golfe Persique et le détroit de Bab al-Mandab à l’extrémité sud de la mer Rouge.

Lors d’une réunion cette semaine, Katz et Netanyahu sont parvenus à un accord sur les détails du projet, ce dernier donnant instruction à son bureau de commencer à faire avancer le plan en consultation avec les États-Unis, l’Union européenne et divers pays du Moyen-Orient et d’Asie.

Israël s’attend à ce que les États-Unis jouent un rôle important en apportant un soutien politique au programme.

En réponse à une question du Times of Israel à Greenblatt sur ce sujet en avril, un fonctionnaire de la Maison Blanche a déclaré que la proposition était « intéressante », mais que les États-Unis n’avaient pas encore de position claire à ce sujet.

Bien que Katz ait déclaré s’être entretenu avec les dirigeants des pays concernés au sujet de l’initiative, rien n’indique que ces derniers aient accepté.

Le ministre des Transports, qui s’oppose à la création d’un état palestinien, a soutenu que le fait de relier les Israéliens et les Palestiniens au monde arabe sunnite augmenterait considérablement les échanges commerciaux et jetterait les bases d’une future paix régionale.

 

The Times of Israël

La Chine incarcère les Ouïgours en masse

Au Xinjiang, des centaines de milliers de musulmans ont été enfermés dans des camps de rééducation. Ils y sont endoctrinés, sans savoir quand ils pourront en sortir. Les récalcitrants sont torturés

 

La mère de Murat Harri Uyghur n’avait jamais oublié son anniversaire. Lorsqu’elle ne l’a pas appelé pour ses 32 ans, en avril 2017, ce médecin ouïgour vivant en Finlande a tout de suite su que quelque chose clochait. «Son portable était éteint, relate-t-il. Quand j’ai contacté mon père, il semblait effrayé et m’a dit que ma mère était partie étudier le chinois dans une école.» Il est interloqué: sa mère parle parfaitement le mandarin. Il finit par apprendre qu’elle a été internée dans un camp de rééducation.

En janvier 2018, son père disparaît à son tour. Puis un cousin, qui vient de rentrer de Turquie. «Il est mort dans le camp, dit Murat Harri Uyghur. Lorsque ses parents ont récupéré son cadavre, il était enveloppé dans un linceul. Ils ont dû l’enterrer le jour même, sans avoir pu pratiquer d’autopsie.» Personne ne sait comment il est décédé. «Il avait 23 ans et était en bonne santé», relève le jeune homme. Il craint le pire pour ses parents. «Je n’ai aucune nouvelle, soupire-t-il. Mon père a du diabète et ma mère s’est fait opérer d’une tumeur juste avant son incarcération.»

Installations secrètes

La famille de Murat Harri Uyghur a été prise dans un système d’incarcération de masse mis en place par la Chine au Xinjiang, une province à majorité musulmane, à partir du printemps 2017. Entre 200 000 et 1 million de personnes sont internées dans des camps de rééducation dans cette région de 21 millions d’habitants, a calculé l’Allemand Adrian Zenz, le chercheur qui a effectué l’étude la plus poussée sur ces internements. Certaines de ces installations – dont le gouvernement nie l’existence – abritent jusqu’à 6000 prisonniers.

«Ce qui se passe au Xinjiang est sans précédent, note le chercheur. Il y a davantage de gens incarcérés que durant l’ère des camps de travail, abolis en 2013. Leur détention se déroule entièrement en marge du système légal.» Ils n’ont pas accès à un avocat, ne sont pas formellement condamnés et ne savent pas quand ils seront libérés. «La dernière fois que la Chine s’est lancée dans une campagne de rééducation de cette ampleur, c’était durant la Révolution culturelle, il y a 50 ans», souligne-t-il.

Tous les hommes visés

Les quartiers ouïgours d’Ürümqi, la capitale de la province, sont désormais désertés. «Presque tous les hommes âgés de 15 à 55 ans ont été incarcérés», dit Darren Byler, un anthropologue expert du Xinjiang. Tout peut devenir prétexte à une arrestation. «Le fait de fréquenter une mosquée, de porter une barbe ou le voile, de voyager, d’avoir de la famille à l’étranger et même de télécharger de l’art ouïgour sur son téléphone», détaille Tayir Imin, un intellectuel ouïgour qui a récemment fui aux Etats-Unis.

Les artistes, les hommes d’affaires et les célébrités sont également ciblés. Le footballeur Erfan Hezim et le chanteur Ablajan Ayup, surnommé le Justin Bieber ouïgour, sont dans un camp. Murat Harri Uyghur ne sait absolument pas pourquoi ses parents, des fonctionnaires à la retraite, ont été arrêtés. «Ils n’étaient pas religieux, dit-il. Mon père buvait de l’alcool et ne priait jamais. Leur seul crime est d’être éduqués et d’avoir un peu voyagé.»

Discipline militaire

Dans les camps, les prisonniers sont soumis à une discipline militaire. «Ils doivent se lever tous les jours à l’aube, assister à la levée du drapeau et chanter l’hymne national», raconte Darren Byler. Ils passent ensuite 14 heures par jour en classe à étudier des textes de loi et les discours du président Xi Jinping, à répéter des slogans comme «Le parti nous a sauvés» ou «Nous sommes Chinois et pas musulmans» et à entonner des chants révolutionnaires. «On les force aussi à effectuer des séances d’autocritique et à dénoncer les écarts commis par les autres détenus», note Adrian Zenz.

 

Les plus zélés se voient octroyer des points leur permettant d’améliorer leurs conditions de détention. Ceux qui ne se plient pas aux ordres sont battus, privés de nourriture ou placés en détention solitaire. «On nous a rapporté des cas d’usage de chaises du tigre [des sièges métalliques qui permettent d’immobiliser les mains et les pieds d’un détenu, ndlr], de privation de sommeil et de menottage dans des positions de stress», indique William Nee, d’Amnesty International. Des rumeurs font état de violences sexuelles. Certains détenus auraient tenté de se suicider.

Ces camps sont la conséquence directe de la poigne de plus en plus ferme de Xi Jinping. «Il veut obtenir l’assimilation complète de toutes les minorités religieuses et ethniques», souligne William Nee. Il veut aussi éviter une répétition des attentats terroristes qui ont secoué le Xinjiang dans le passé. «Cette province se trouve au cœur de la nouvelle voie commerciale qu’il cherche à ouvrir entre la Chine et l’Europe dans le cadre de l’initiative des nouvelles Routes de la soie», précise-t-il.

 

Le Temps

L’Église orthodoxe russe projette d’ériger sa propre paroisse à Monaco

Un projet de nouvelle paroisse russe ravive, à Monaco, la vieille compétition entre les Églises orthodoxes russe et grecque.

Pour des raisons historiques liées à l’immigration, la France est le terrain privilégié d’une lutte d’influence entre les patriarcats de Moscou et de Constantinople.

Cela ressemble, à l’échelle du petit rocher de Monaco, à une répétition de ce qui se joue dans la sphère orthodoxe en France et à l’international. Alors que dans la cité monégasque, l’Église catholique met depuis des décennies un lieu de culte à la disposition de l’ensemble des communautés orthodoxes (russe, grecque, roumaine, bulgare, levantine…), l’Église orthodoxe russe du Patriarcat de Moscou a l’intention d’ériger sur place sa propre paroisse.

Annoncé en avril dans la presse locale, le projet est porté par un orthodoxe russe d’ascendance américano-hongroise, Alexander Hagerty qui, au vu des « quelques milliers d’orthodoxes qui doivent aller à Nice ou à Menton pour les célébrations religieuses », a décidé de lancer ce projet. « Il y a une vraie demande pour avoir des offices plusieurs fois par semaine », soutient l’homme d’affaires qui réside entre Monaco et Moscou.

Couvée depuis Paris par Mgr Nestor Sirotenko, évêque de Chersonèse, en charge des communautés du Patriarcat de Moscou en France, la future paroisse sera consacrée aux « Saints Martyrs » de la famille impériale russe, dont le culte connaît un important essor en Russie, cent ans après le massacre de la famille Romanov à Ekaterinbourg.

Levée de fonds au cours d’un gala

Le 15 juin, un gala doit avoir lieu dans un hôtel de luxe à Monaco, où 300 convives russes ont été invités par Pierre de Fermor, président des Amis de la cathédrale russe de Nice. Le but : récolter des fonds pour « soutenir » la nouvelle paroisse, avec à la clé un éventuel projet de construction d’église. En attendant, les Russes orthodoxes de Monaco ont élu domicile dans un bâtiment prêté par l’Église réformée où officie un prêtre russe venu tout exprès de Londres, le père Vadim. Selon Mgr Nestor, près de 150 fidèles russes y auraient célébré Pâques en avril.

De leur côté, les orthodoxes grecs du Patriarcat de Constantinople voient d’un mauvais œil cette initiative. « S’il y avait vraiment des milliers de Russes orthodoxes à Monaco, il y aurait plus de monde à la messe, observe Mgr Emmanuel, président de l’assemblée des évêques orthodoxes de France. On sait bien qu’il y a, derrière cette démarche, une volonté russe d’avoir des lieux de culte visibles dans les endroits les plus prestigieux. Il s’agit d’une logique purement nationaliste qui divise les orthodoxes, alors que nous avons la chance d’avoir à notre disposition un lieu de culte commun prêté par l’Église catholique. »

La récupération de la cathédrale orthodoxe de Nice par le Patriarcat de Moscou, à l’issue d’un long bras de fer devant les tribunaux français, est emblématique de la compétition à laquelle se livrent, en France, les deux sièges patriarcaux. Tout comme, à Paris, la récente construction d’une cathédrale et d’un centre culturel payés rubis sur l’ongle par l’État russe – 150 millions d’euros – au pied de la Tour Eiffel… et à quelques centaines de mètres de la cathédrale orthodoxe de la rue Daru, rattachée au Patriarcat œcuménique de Constantinople.

« Une situation de quasi-monopole russe »

Terre d’asile pour de nombreux « Russes blancs » après la révolution bolchevique, l’Hexagone compte aussi de nombreuses communautés russophones d’immigration récentes. Depuis la fin du communisme, Moscou cherche à reprendre la main sur ces communautés, tout en disputant à Constantinople son leadership symbolique sur l’orthodoxie. Dans cette compétition, Nice, la côte d’Azur et le rocher monégasque représentent une concentration de richesse et d’influence hors pair.

« On retrouve le problème bien connu depuis le XIXe siècle de la disproportion des moyens entre Moscou et les autres Églises orthodoxes, souligne un connaisseur de l’orthodoxie en France. Quelle que soit la nature de leurs intentions, les Russes créent, de fait, une situation de quasi-monopole : quand leur lieu de culte sera édifié à Monaco, il aura tendance à attirer à lui l’ensemble des orthodoxes. Il n’est pas surprenant que les Grecs le prennent mal. »

 

La Croix

Orange : condamné pour proxénétisme, l’ex-responsable d’une mosquée arrêté

C’est la fin d’une cavale de quatre ans pour Abdeslam Bahiad, l’ancien gestionnaire de la mosquée Lumière de Dieu, à Orange (Vaucluse).

Après un mandat d’arrêt européen et international auxquels il a pu se soustraire depuis 2014 en ayant pris la fuite au Maroc, il a été cueilli à sa résidence familiale à Orange, à l’aube du jeudi 14 juin.

Présenté devant le parquet de Carpentras dans l’après-midi du 15 juin, il a tout de suite été conduit à la maison d’arrêt du Pontet, en application de la peine d’emprisonnement de six ans dont il a écopé en 2014. Les chefs d’inculpation pour lesquels il a été condamné : proxénétisme aggravé, blanchiment et immigration clandestine.

Revenu en France pour se faire opérer

Tout a commencé en 2007 quand une jeune fille originaire du Maroc a témoigné sur des faits de proxénétisme contre cet ancien responsable de la mosquée d’Orange. Des voyages en France étaient alors organisés pour que des jeunes filles marocaines viennent se prostituer dans les appartements de la famille Bahiad en faisant des passes avec les clients du bar Le France, qui appartient aussi à la famille.

Au bout de deux ans d’enquête, Abdeslam et ses trois fils ont été interpellés et mis en examen pour proxénétisme aggravé, blanchiment et immigration clandestine, mais tous ont bénéficié d’une libération provisoire et d’un placement sous contrôle judiciaire.

Lors du procès de 2014, des peines d’emprisonnement ont été prononcées, mais Abdeslam Bahiad a profité d’un malaise pour prendre la poudre d’escampette alors que ses trois fils, condamnés à trois et deux ans de prison, ont déjà purgé leurs peines.

Profitant de ces derniers moments de liberté, l’ancien dirigeant de l’association Lumière de Dieu en a profité pour se cacher au Maroc. Toutefois, cet homme de 63 ans aujourd’hui, souffrant de thrombose, a dû revenir clandestinement en France pour se faire opérer.

Il a cependant pu être arrêté jeudi 14 juin. Bien qu’il se soit caché dans les toilettes pour tenter d’échapper à la police, il n’a pas vraiment opposé de résistance, rapporte La Provence. Après sa présentation devant le parquet, il a été conduit à la prison de Pontet pour purger sa peine.

Saphirnews

Approbation d’un texte pénalisant le fait de filmer les soldats israéliens

Les ministres du cabinet ont autorisé dimanche un projet de loi qui criminaliserait les séquences filmées de certaines activités militaires israéliennes et notamment les affrontements entre les soldats et les Palestiniens.

La commission des Lois, qui établit le positionnement de la coalition sur les projets de loi de la Knesset, a voté en faveur de cette proposition malgré l’opposition du procureur général Avichai Mandelblit, qui a indiqué qu’il ne serait pas en mesure de défendre le texte.

Cette législation controversée, parrainée par le parti Yisrael Beytenu avec le soutien du ministre de la Défense Avigdor Liberman, ferait risquer une peine maximale de cinq ans de prison à toute personne attrapée en train de filmer ou de publier des images des activités militaires dans le but de nuire « au moral des soldats ».

Des circonstances plus graves, comme la publication de telles images avec l’intention « d’attenter à la sécurité de l’état », exposeraient à une condamnation pouvant aller jusqu’à 10 ans d’incarcération.

La commission, considérée comme un baromètre essentiel pour évaluer la réussite du texte devant la Knesset, l’a envoyé dans la première étape du processus législatif avec un vote préliminaire prévu mercredi.

Avant le débat de dimanche, néanmoins, des membres de la commission s’étaient entendus dire que la législation pourrait avoir des défis à relever – même une fois adoptée.

Une lettre envoyée aux ministres par Mandelblit a statué que le texte « présente de graves problèmes légaux » et qu’il ne sera probablement pas maintenu par la Cour suprême. Le procureur général a estimé que s’il avançait sous sa forme actuelle, il ne pourrait pas la défendre d’une plainte à la cour affirmant qu’elle serait contradictoire avec les lois fondamentales.

Suite au vote de la commission, une source proche de la coalition a expliqué au Times of Israel que si les législateurs voteront la version actuelle du projet de loi mercredi, des changements seront toutefois institués au cours des délibérations de la Knesset de manière à ce qu’il puisse recevoir le sceau d’approbation du ministère de la Justice.

Cette mesure avait été pour la toute première fois dévoilée le 12 avril, deux jours après que l’armée israélienne a critiqué un soldat qui s’était filmé en train d’encourager un sniper qui était en train de tirer sur un Gazaoui au cours d’un affrontement frontalier.

Cette vidéo avait entraîné une vague de condamnations dans tout le spectre politique, ainsi que certaines justifications et un soutien apporté aux soldats qui y apparaissaient, notamment de la part de Liberman.

Plusieurs incidents survenus ces dernières années dans lesquels les militaires avaient été filmés faisant usage d’une force excessive ou abusant de leur autorité sont devenus un cauchemar pour Israël en termes de relations publiques alors que les ONG affirment que ces images sont vitales pour faire assumer leurs responsabilités aux soldats.

Parmi ces cas, le meurtre, en 2016, d’un attaquant palestinien désarmé et blessé par le soldat Elor Azaria, qui a été reconnu coupable d’homicide involontaire et emprisonné, et un incident, en 2012, durant lequel un militaire avait frappé avec son arme un militant danois au visage.

L’ONG BTselem, qui publie régulièrement des vidéos des mauvais comportements présumés des soldats – et notamment celle qui avait impliqué Elor Azaria – a qualifié le texte « d’inepte ».

« Si le gouvernement est embarrassé par l’occupation, il doit travailler à y mettre un terme. Dans tous les cas, des vidéos de la vie sous l’occupation vont continuer. C’est un fait de la vie qu’aucune proposition inepte de projet de loi ne saura changer », a dit le groupe dans un communiqué.

Daniel Sokatch, directeur-général du groupe pacifique du New Israel Fund, a également fustigé la mesure proposée.

« En Israël comme ailleurs dans le monde, les images de la police et des activités militaires sont devenues un outil important pour les groupes de défense des droits de l’Homme et les médias. Elles font partie de la manière dont les citoyens peuvent tirer la sonnette d’alarme sur d’éventuels actes répréhensibles auprès des autorités », a-t-il dit dans un communiqué.

« Nous avons constaté cela depuis Abu Ghraib jusqu’à l’affaire de Philando Castile. Les tyrans restreignent les droits de filmer ce qui arrive autour d’eux. Ce n’est pas le cas des démocraties ».

 

The times of Israël

Le père Marc Lambret passera les parlementaires à confesse

Le père Marc Lambret deviendra en septembre le nouvel aumônier des parlementaires.

Le saviez-vous ? Il y a en France un aumônier des parlementaires. Son titre : directeur du Service pastoral d’études politiques. Fonction créée par le cardinal Lustiger qui y avait placé Mgr de Vial, lequel sillonnait le quartier avec son basset artésien. Le père Marc Lambret, jusque-là à la tête de la plus grosse paroisse de Paris, Saint-Pierre-de-Montrouge, sera le 1er septembre le cinquième à occuper ce poste qu’il cumulera avec celui de recteur de la basilique Sainte-Clotilde.

Ingénieur en mathématiques appliquées, docteur en anthropologie, auditeur de l’Institut des hautes études de défense nationale, le nouveau curé, ordonné à 33 ans, dont le salaire est comme celui de tous les prêtres de quelque 1 000 euros par mois, logé, pas nourri, sera sur de multiples fronts. Au-delà de la messe de rentrée présidée par l’archevêque de Paris et d’un office le mercredi, il organisera des déjeuners débats, des soirées de réflexion sur les questions d’éthique et d’actualité.

L’ambition de ce prélat au costume sombre avec une petite croix au revers de sa veste, plus charismatique que médiatique ? « Avoir une influence spirituelle sur le monde politique et qu’ils trouvent le service d’un prêtre pour s’entretenir avec lui en privé. » Au programme : des rencontres pastorales pour celui qui, à 67 ans, aussi peu culpabilisateur qu’anti-conventionnel, veut d’abord les écouter.

 

Paris Match

Les évêques choisissent une femme comme secrétaire générale adjointe

Christine Naline a été nommée pour succéder au père Gérard Le Stang au poste de secrétaire général adjoint de la Conférence des évêques de France.

C’est une femme que le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France a choisie pour remplacer le père Gérard Le Stang comme secrétaire générale adjointe. Une première, que l’heureuse élue, Christine Naline, 60 ans, accueille avec joie mais aussi comme une suite logique du concile Vatican II : « Je suis très touchée de cette réflexion des évêques. Elle montre qu’ils prennent au sérieux la vocation baptismale de l’ensemble des membres du peuple de Dieu. »

Une autre femme – Corinne Boilley, qui achève son deuxième et dernier mandat – était déjà « chargée des questions économiques, sociales et juridiques »au sein du secrétariat général. Mais Christine Naline, elle, partagera avec les pères Pierre-Yves Pecqueux et Emmanuel Coquet (nommé pour un second mandat) et sous la houlette du père Olivier Ribadeau Dumas, la coordination des services nationaux de pastorale.

 

« Je ne cherche pas à faire carrière dans l’Église »

Une nouvelle responsabilité qui se situe dans le droit fil de celles que cette mère de quatre enfants et grand-mère de huit enfants a acceptées dans le diocèse de Lille puis celui de Nanterre : catéchète et responsable de la formation des catéchistes dans le Nord, elle a été choisie par Mgr Gérard Daucourt, ancien évêque de Nanterre, pour accompagner les laïcs en mission ecclésiale et a rejoint le conseil épiscopal.

Tout récemment, et avant d’être nommé à Paris, Mgr Michel Aupetit lui a demandé, ainsi qu’à son mari, d’organiser le jubilé pour les 50 ans du diocèse.« À chaque fois, je ne réponds qu’après un temps de discernement, car je ne cherche pas à faire carrière dans l’Église », assure-t-elle.

Pour remplacer Corinne Boilley, la CEF pourra compter sur Ambroise Laurent, 59 ans, ancien élève d’HEC et de l’ENA, en poste à la Cour des comptes avant de rejoindre le privé au sein de la compagnie d’assurances UAP puis d’une banque, BNP Paribas.

 

La Croix

Le Danemark interdit le voile intégral dans les espaces publics

Le parlement danois a adopté, jeudi 31 mai, à une large majorité une loi interdisant le port du voile intégral islamique, et d’autres accessoires recouvrant le visage, dans l’espace public.

Les Danois rejoignent en cela plusieurs autres pays européens dont la France, qui avait impulsé le mouvement en 2011.

Il n’y a pas eu de suspense. Par 75 voix contre 30, avec des suffrages venant aussi bien des députés de l’opposition sociale-démocrate que du Parti populaire danois (soutien du gouvernement sans y participer, classé anti-immigration et populiste), les parlementaires danois ont adopté jeudi 31 mai le projet de loi interdisant le port du voile intégral islamique (de type « burqa » ou « niqab ») dans l’espace public.

Porté par le gouvernement de droite, le texte de la nouvelle loi ne vise pas explicitement le voile. Il concerne également d’autres accessoires vestimentaires dissimulant le visage. « Toute personne qui, dans des lieux publics, porte un vêtement qui lui cache le visage est passible d’amende », stipule-t-il.

Entrée en vigueur le 1er août

Cette nouvelle loi danoise entrera en vigueur le 1er août prochain. À partir de cette date, une infraction sera sanctionnée d’une amende de 1 000 couronnes danoises (134 €). En cas d’infractions répétées, l’amende pourra grimper jusqu’à 10 000 couronnes.

Mesurer l’impact de cette loi dans le royaume danois serait hasardeux. Aucune statistique officielle ne permet de connaître le nombre de femmes portant le niqab ou la burqa au Danemark.

La population musulmane, sans être négligeable, compte peu parmi les 5,8 millions d’habitants, dont 5 millions de Danois.

À côté des plus de 63 000 ressortissants originaires de Turquie, la communauté étrangère la plus importante dans le pays, on compte des populations d’autres pays majoritairement musulmans : 40 000 personnes originaires de Syrie, 32 000 d’Irak, 26 000 du Liban, 25 000 du Pakistan, 23 000 de Bosnie, 21 000 de Somalie et d’Iran, 18 000 d’Afghanistan, 11 000 du Maroc.

Une liste européenne qui s’allonge

Après la France en 2010, la Belgique, ou plus récemment l’Allemagne ou l’Autriche, le Danemark légifère donc à son tour sur ce sujet.

La France a été le premier pays d’Europe à interdire le voile intégral dans l’espace public, avec une loi « interdisant la dissimulation du visage dans l’espace publique » promulguée en octobre 2010, appliquée depuis avril 2011. Validée par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) en 2014, elle prévoit jusqu’à 150 € d’amende en cas d’infraction.

La Belgique a suivi, en 2011. Les contrevenants sont passibles d’une condamnation allant jusqu’à sept jours de prison et d’une amende. La CEDH a validé cette interdiction en 2017.

La Bulgarie, en 2016, a aussi interdit le port du voile intégral en public, sauf pour raisons de santé ou professionnelles. Aux Pays-Bas, les députés ont voté cette même année un projet de loi l’interdisant dans les écoles, hôpitaux, transports en commun, sous peine d’amende allant jusqu’à 405 €.

L’Allemagne interdit le port du voile intégral depuis 2017 dans certains contextes, notamment pour les fonctionnaires qui doivent avoir le visage totalement découvert dans le cadre de leurs fonctions. La loi oblige également à se découvrir en cas de vérification d’identité.

2017 a également été l’année de l’entrée en vigueur de l’interdiction du voile islamique intégral dans les lieux publics en Autriche. Les amendes pouvant aller jusqu’à 150 €.

D’autres pays, enfin, gardent une législation plus souple. En Italie, hormis deux régions tenues par la Ligue (extrême droite) – la Lombardie et la Vénétie – qui ont interdit le voile intégral et la burqa dans les hôpitaux et les bâtiments publics, une loi ancienne (1975) interdit de sortir le visage couvert. Les tribunaux ont systématiquement retoqué les arrêtés municipaux s’en prévalant pour interdire le voile intégral, au motif que celui-ci résultait plus d’une tradition que d’une volonté de dissimuler son identité.

Au Royaume-Uni, des directives de 2007 du ministère de l’Éducation permettent aux directeurs d’établissements scolaires d’interdire le niqab. Dans les services de santé publique, la décision est à la discrétion des hôpitaux.

En Suède, enfin, le voile est autorisé. Seuls les établissements scolaires peuvent depuis 2006 l’interdire s’il nuit à la communication entre élève et enseignant, s’il est dangereux – dans un laboratoire, en sport – ou s’il contrevient aux règles d’hygiène.

 

La Croix

Ces associations chrétiennes au service de chômeurs plus fragiles

L’Assemblée nationale doit commencer à examiner mardi 29 mai le projet de loi sur l’avenir professionnel, qui inclut la réforme de l’assurance-chômage.

Ces dernières années, les associations catholiques d’aide à la recherche d’emploi ont dû s’adapter pour épauler des chômeurs plus affectés psychologiquement par les aléas de leurs carrières.

C’est après un « burn-out », entraînant une « profonde remise en question professionnelle », que Delphine, 39 ans, a décidé de quitter en décembre le secteur de la communication associative, vers lequel elle s’était orientée à sa sortie des Beaux-Arts. Quelques mois plus tôt, cette catholique au parcours atypique avait entendu parler, par le « bouche-à-oreille », de l’accompagnement à la recherche d’emploi proposé par des professionnels bénévoles de l’Association Chrétienne pour le travail et l’emploi (Acte).

Le rendez-vous est aussitôt pris. « J’avais vraiment besoin de faire le point, de reprendre confiance en moi », explique-t-elle, désormais en quête d’une nouvelle offre dans le domaine culturel. « Pendant trois mois, nous proposons aux inscrits de poser les crayons, de réfléchir au sens qu’ils veulent donner à leur vie. Ensuite, seulement, ils rentrent dans une phase active de recherche par le biais d’ateliers », explique Odile Boyer, consultante depuis 2006 chez Acte, en soulignant voir toujours affluer « des gens motivés, même s’ils peuvent être abîmés par ce qu’ils viennent de vivre ».

Acte remet les cadres sur le chemin de l’emploi

Des chômeurs plus affectés psychologiquement

Sentiment d’avoir été « broyé », « cassé » par sa hiérarchie, chômage « de très longue durée », pression exacerbée dans les entreprises, concurrence rude à l’embauche, marché plus précaire pour les jeunes, difficultés pour les mères au foyer à retrouver un travail après une période de pause… Ces dernières années, plusieurs associations catholiques d’aide à la recherche d’emploi ont été approchées par de nouvelles « classes » de chômeurs, plus affectées psychologiquement par les aléas de leurs parcours professionnels. Un constat qui s’applique particulièrement, notent-elles, aux candidats seniors.

« Beaucoup d’entre eux, découragés après des mois de recherches infructueuses, se sont enfermés dans une spirale négative et sont prêts à abandonner : il faut alors leur expliquer qu’il y a toujours de l’offre, et leur réapprendre à savoir se vendre », explique Gérard Tanchon, directeur depuis quatre ans du Groupe recherche emploi (GRE), rattaché au Mouvement chrétien des cadres dirigeants (MCC), qui mise sur « la synergie positive » de séances par petits groupes, animées par des professionnels en activité, pour optimiser leurs « retours dans le circuit ».

Pour les cadres de plus de 40 ans

« Parmi eux, beaucoup doivent concéder à de gros sacrifices salariaux, et certains n’arrivent malheureusement pas à se réinsérer dans le contexte actuel », déplore Gérard Langlois, directeur depuis deux ans du réseau Passage et Transition (Petra), qui organise chaque année, avec les religieuses de l’Assomption, plusieurs sessions pour les cadres de plus de 40 ans en recherche d’emploi depuis au moins un an. Face à ces nouveaux profils, certaines associations ont complètement revu leur mode d’accompagnement.

« Il y a vingt-cinq ans, les gens qui arrivaient aux sessions étaient très formels, ils n’osaient pas dire un mot plus haut que l’autre : c’était finalement une petite reproduction du monde de l’entreprise. Cela n’est plus du tout le cas aujourd’hui, ils prennent plus librement la parole », explique Gérard Langlois, qui s’était lui-même inscrit, dans les années 1990, à une session Petra après un licenciement. À l’époque, les participants étaient à 90 % des quinquagénaires hommes. Aujourd’hui, les sessions de son association sont aux deux tiers composées de femmes, et comptent de nombreuses personnes divorcées. Conséquence pratique : « nous n’organisons plus de sessions pendant les vacances scolaires, pour permettre aussi aux familles séparées de voir leurs enfants. »

Dépression, éclatement des cellules familiales, perte de repères, « honte » sociale… Beaucoup d’associations ont intégré un volet « psychologique », plus personnalisé, à leur formation. Pour les plus fragiles d’entre eux, le GRE s’apprête même à proposer, en parallèle à ses ateliers classiques, un accompagnement spirituel dispensé par un prêtre. « Le chômage est une détresse humaine dont on n’a pas idée, peu perceptible parce que les demandeurs d’emploi prennent garde à donner le change en public », poursuit Gérard Langlois, « c’est essentiel, dès lors, de redoubler d’attention pour leur faire comprendre que nous sommes là pour s’intéresser vraiment à ce qu’ils disent, et à ce qu’ils sont ».

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Les paroisses s’engagent à leur tour

Les matinales de l’emploi
L’église Saint-Pothin organise ainsi chaque jeudi matin à Lyon (Rhône) un temps de prière et d’échange entre actifs et demandeurs d’emploi, autour de conseils concrets et de partage de carnets d’adresses.

SFX-Emploi
Cette association, rattachée à la paroisse Saint-François Xavier (Paris VIIe), « propose à ceux qui sont en rupture de carrière de se mettre en binôme avec des accompagnateurs, actifs bénévoles, qui les suivent personnellement pendant plusieurs mois », explique François Spriet, son coordinateur.

Le club Saint-Vincent
Il réunit, chaque lundi soir à la paroisse Notre-Dame de Compassion de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), des cadres en recherche d’emploi pour leur faire expérimenter des méthodes de recherche et de préparation aux entretiens « apparentées aux techniques du marketing ».

 

La Croix

Erdogan veut réévaluer ses liens économiques avec Israël

Le président turc a également appelé les pays islamiques à prendre des mesures contre les pays qui transféreront leur ambassade à Jérusalem

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dit qu’il va revoir les liens économiques et commerciaux avec Israël, et il a appelé les pays islamiques à soutenir une décision récente d’appeler à des sanctions économiques contre n’importe quel pays qui suivrait les Etats-Unis dans le transfert de leur ambassade à Jérusalem ou reconnaîtrait la ville comme la capitale d’Israël.

Les relations entre Israël et la Turquie se sont fortement détériorée après les affrontements de la semaine dernière à la frontière d’Israël et de Gaza où des dizaines de Palestiniens ont été tués, entraînant une confrontation diplomatique qui a vu les ambassadeurs et les consuls des deux pays être expulsés ou rentrer dans leurs pays respectifs.

 

Erdogan, qui s’exprimait à des journalistes alors qu’il rentrait en Turquie depuis la Bosnie-Herzegovie dimanche, a déclaré que les membres de l’Organisation de Coopération Islamique (OCI), que le Turquie préside actuellement, devraient suivre leur résolution de sanctionner les pays qui reconnaissent Jérusalem comme la capitale d’Israël. L’OCI a également appelé ses états membres et la communauté internationale à mettre en place un boycott des produits en provenance des implantations israéliennes en Cisjordanie.

« J’espère que les pays de l’OCI mettront en pratique la décision de l’embargo », a déclaré Erdogan, selon le quotidien Hurriyet. « Bien sûr, nous évaluerons aussi la situation. En ce qui concerne la Turquie, nous évaluerons nos liens, économiques et commerciaux en particulier, avec [Israël]… Nous prendrons des mesures dans cette direction après les élections ».

Les élections de Turquie pour la présidence et le parlement sont prévues pour le 24 juin.

 

Au sujet des récentes émeutes à la frontière de Gaza, Erdogan a noté que l’OCI a incité les Nations Unies à envoyer une force de maintien de la paix pour protéger la bande de Gaza d’Israël.

« Nous pensons que cela les dérangera et que ce ne sera pas facile pour Israël de tirer sur les forces des Nations Unies », a-t-il dit.

Lors d’une rencontre extraordinaire de l’OCI vendredi, le conseil composé de 57 membres a indiqué dans un communiqué final sa « détermination pour prendre les mesures politiques, économiques et autres contre les pays qui reconnaissent Al-Quds [Jérusalem] comme la capitale d’Israël ou transfèrent leurs ambassades là-bas ».

La rencontre, organisée par le Turquie à Istanbul, a été convoquée à la suite des affrontements à Gaza de la semaine dernière lors de manifestations prévues pour coïncider avec le transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, tout comme pour marquer la Nakba palestinienne, ou ce que les Palestiniens appellent la « catastrophe » de la fondation de l’Israël en 1948. Depuis la décision américaine, le Guatemala et le Paraguay ont tous les deux ouvert des ambassades à Jérusalem.

Erdogan cherche depuis longtemps à incarner le rôle du dirigeant musulman dans l’ensemble du monde islamique, retenant ainsi rarement ses attaques verbales contre Israël même si Ankara a des relations diplomatiques avec l’état juif.

Dans une crise diplomatique qui a éclaté la semaine dernière – menaçant un accord de 2016 qui permettait la reprise de liens diplomatiques complets après six années d’hostilité – la Turquie a ordonné à l’ambassadeur israélien de quitter son territoire pour une période de temps non spécifiée.

La Turquie avait déjà retiré son ambassadeur à Tel Aviv pour des consultations alors qu’Israël avait donné l’ordre au consul turc à Jérusalem de partir, aussi pour une période de temps non spécifiée. Quelques heures plus tard, Ankara a expulsé le consul d’Israël.

Erdogan s’est également engagé dans un échange acerbe sur Twitter avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qu’il a accusé d’avoir « le sang des Palestiniens » sur les mains, alors que Netanyahu l’a accusé en réponse de soutenir le Hamas et d’être un soutien des « massacres et de la terreur ».

Selon le Ministère de la Santé de Gaza contrôlé par le Hamas, 64 Palestiniens ont été tués lundi et mardi derniers alors que les forces de sécurités israéliennes ont ouvert le feu sur des manifestants qui cherchaient à traverser la frontière de sécurité. Israël affirme que le Hamas, un groupe terroriste qui souhaite détruire l’état d’Israël, a organisé les manifestations pour couvrir ses tentatives de traverser la frontière et de mener des attaques terroristes en territoire israélien.

De nombreux pays de la communauté internationale ont critiqué Israël pour les morts, même si l’armée israélienne et le Hamas ont tous les deux noté que la plupart des morts étaient des membres de groupes terroristes gazaouis. Un officiel du Hamas, Salah Bardawil, a déclaré mecredi que 50 des victimes étaient des membres du Hamas. Le Jihad Islamique a ensuite déclaré que 3 des morts faisaient partie du groupe.

 

The Times of Israël