A propos Fatima Achouri

Je suis consultante et essayiste. Spécialisée en sociologie de l’organisation et de l’islam contemporain, j’analyse notamment les interactions entre le religieux et les organisations. Mes travaux portent sur les enjeux des mutations actuelles (sociales, politiques, économiques, technologiques,etc.) auprès des organisations et des individus. Je suis également formatrice et conférencière auprès des organisations publiques et privées sur la gestion du fait religieux.

Le grand pèlerinage musulman à La Mecque toujours plus connecté

Applications « intelligentes », corans sur tablettes et gadgets pieux: le grand pèlerinage à La Mecque accélère sa mutation technologique entamée il y a quelques années et se projette de plus en plus comme un évènement religieux 2.0.

Au sommet du mont Arafat, de nombreux pèlerins se sont recueillis samedi les yeux rivés sur les versets coraniques affichés sur leurs smartphones ou tablettes qui ont remplacé les livres religieux.

« Bien sûr que je lis le coran sur mon téléphone (…) c’est beaucoup plus simple », confie Ahmad Salim, un enseignant égyptien de 46 ans venu en Arabie saoudite pour ce pèlerinage qui est un des cinq piliers de l’islam.

Pour la première fois cette année, la 5G (5e génération de standards pour réseau mobile), une technologie permettant de faire circuler plus rapidement de grands volumes de données, a été déployée à La Mecque (ouest) et ses environs.

Les entreprises de télécommunications Zain et Nokia ont, dans la foulée, annoncé une « démonstration de réalité virtuelle avancée » pour « permettre aux visiteurs de faire l’expérience du hajj à distance, comme s’ils y étaient », la 5G pouvant transmettre « des flux vidéo 360 degrés de haute définition » en temps réel.

De nombreux pèlerins rivalisent de selfies jour et nuit et ne manquent pas de partager de multiples vidéos de leur pèlerinage avec leurs proches restés au pays.

Près de 2,5 millions de fidèles venus du monde entier sont venus effectuer le hajj cette année.

La technologie permet aussi de faciliter la logistique pour ce qui est un des plus grands rassemblements au monde.

Le ministère saoudien du hajj envoie quotidiennement aux fidèles des textos prodiguant toutes sortes de conseils.

Une panoplie d’applications propose depuis quelques années d’aider les fidèles venus des quatre coins du monde à trouver leur chemin, obtenir des soins médicaux d’urgence ou suivre les rites sans encombres.

Grande nouveauté cette année, la dématérialisation de tous les visas hajj, délivrés pour la première fois en ligne sans passer par les consulats. Une personne habitant dans un village ou une ville n’ayant ni consulat ni ambassade saoudienne, n’a plus besoin de se déplacer et peut faire la demande par internet puis imprimer son visa.

« C’est une réussite », estime un responsable du ministère du hajj, Hatem ben Hassan Qadi.

« C’est très pratique, surtout pour ceux voyageant en famille », confirme le Jordanien Abderrahmane Shdaifat, 44 ans, qui accomplit le hajj pour la première fois.

– « Facilite le hajj » –

Mais c’est surtout l’amélioration de la sécurité qui focalise le plus l’attention des ingénieurs et pouvoirs publics. Ils planchent sur des solutions informatiques capables de prévenir les drames qui ont marqué le hajj dans le passé, comme en 2015 quand un mouvement de panique avait coûté la vie à quelque 2.300 fidèles.

Depuis cette bousculade meurtrière, la pire de l’histoire du hajj, les autorités équipent aussi des pèlerins d’un bracelet électronique stockant leurs données personnelles. L’initiative est en phase de généralisation.

« Toutes les données y sont stockées, un peu comme une carte d’identité. Si tu ne sais ni lire ni écrire et que tu te perds en chemin, tu peux le montrer à n’importe qui et il t’aidera à trouver ton adresse. La technologie facilite le hajj », estime Sami Abdelaziz, un pèlerin saoudien de 37 ans, casquette vissée sur la tête.

« Si un pèlerin s’égare, son groupe pourra connaître sa position. C’est très utile », abonde le Jordanien Abderrahmane Shdaifat qui s’abrite sous un parapluie en raison de fortes pluies qui se sont abattues lundi sur la vallée de Mina, près de La Mecque, où les pèlerins étaient rassemblés.

Abderrahmane Shdaifat montre un deuxième bracelet qu’il porte au poignet et qui donne accès au métro reliant les différentes sites du pèlerinage autour de La Mecque.

Et puis, assure l’Egyptien Ahmad Salim, « quasiment tous les pèlerins ont » un gadget appelé alarme ou réveil islamique, qui sonne l’heure des cinq prières quotidiennes.

 

AFP

Les Alpes, refuge estival des juifs orthodoxes

Depuis des décennies, des membres de la communauté juive orthodoxe passent leurs vacances d’été dans les Alpes françaises. Cette saison, ils seront environ trois mille à se ressourcer dans des établissements qui ont été privatisés.

A l’Alpe d’Huez, à Tignes, aux Ménuires ou à la Plagne, c’est partout la même curiosité. Les touristes de passage, sandwich à la main, finissent par s’arrêter devant ces jeunes filles qui s’aventurent sur des paddles en longues jupes noires et gilets de sauvetage flashy. Ils stoppent net pour laisser passer un groupe de barbus en VTT, dont les casques laissent échapper des papillotes sautillantes. Comme beaucoup, ils découvrent que c’est dans les Alpes françaises, depuis des décennies, que la communauté juive orthodoxe prend ses quartiers d’été, profitant de stations largement vidées de leurs vacanciers.

Un engouement qui se confirme : cette saison, ils seront environ trois mille à venir se ressourcer en Savoie et en Haute-Savoie. « L’été, les religieux ne peuvent pas aller à la plage, pour des raisons de pudeur : ils ne peuvent pas côtoyer des femmes en maillot de bain. Donc la montagne est une solution de repli idéale », explique Yossi Ghebali, à la tête de Royal Dream. Comme une dizaine d’autres associations ou tour-opérateurs, la société organise des « vacances casher » dans les Alpes.

Ecole talmudique

L’origine de cet intérêt pour les sommets savoyards n’est pas établie. « En 1943, Megève puis Saint-Gervais ont recueilli plus d’un millier de juifs qui avaient été assignés à résidence par les Italiens, qui occupaient le territoire depuis novembre 1942, assure l’historien local Gabriel Grandjacques. Jusqu’à l’arrivée des Allemands, en septembre 1943, les juifs ont vécu dans une espèce de “paradis autogéré” en Haute-Savoie. » Pour d’autres, c’est la proximité d’Aix-les-Bains et de sa commune voisine Tresserve, où est situé un centre juif orthodoxe, internationalement réputé grâce aux enseignements dispensés à l’école talmudique, qui font la renommée des Alpes dans les milieux orthodoxes.

La publicité de ces séjours ne passe que par la presse communautaire, mais elle suffit à garantir, cette saison encore, la privatisation d’une quinzaine d’hôtels ou de résidences dans les Alpes. « Les juifs orthodoxes représentent environ 20 % de la population touristique totale de la station au mois d’août », se réjouit François Badjily, le directeur de l’office du tourisme de l’Alpe d’Huez.

C’est pour cette clientèle que Royal Dream a privatisé, du 28 juillet au 28 août, l’Hôtel Belambra Club Le Terra Nova de La Plagne. « 60 % de nos clients viennent d’Angleterre ou de Belgique, et sont très pratiquants. Ils veulent se protéger du contact avec l’extérieur »,précise le voyagiste. Ce dernier profite donc de la basse saison dans les stations alpines pour négocier avec les propriétaires de résidences ou d’hôtels, en entrée ou milieu de gamme, afin qu’ils lui accordent « une gestion libre à 100 % » de leurs établissements.

« On fait venir de Paris la nourriture casher, ainsi que l’équipe de ménage, les traiteurs, les animateurs, les serveurs… » Yossi Ghebali, voyagiste de Royal Dream

C’est à cette condition qu’il peut garantir à ses clients des vacances conformes à la règle juive la plus drastique, qui commence par la cashérisation des cuisines. Après un grand nettoyage, tout le matériel en métal est soumis à la pyrolyse. Ensuite, « on fait venir de Paris la nourriture casher, ainsi que l’équipe de ménage, les traiteurs, les animateurs, les serveurs… », détaille l’organisateur. « Un rabbin ou, au minimum, un surveillant rituel assermenté par les autorités communautaires, est présent sur place durant tout le séjour pour garantir la casherout », ajoute Gregory Harrous, de voyagercacher.com.

Une salle est généralement dédiée aux offices religieux. Et si l’hôtel dispose d’une piscine, des créneaux horaires régissent son utilisation par les hommes et par les femmes. Pendant le shabbat, les ascenseurs, les portes magnétiques et les éclairages automatiques dans les couloirs sont désactivés. Pour le reste, l’ambiance varie selon le degré de pratique de la clientèle. Les communautés les plus religieuses, les hassidim ou les loubavitch (dont beaucoup viennent d’Israël), se déplacent en famille et en groupe de 50 à 100 personnes, avec leur propre rabbin. Les hommes prient, étudient, assistent à des conférences, pendant que les femmes et les enfants profitent des animations.

Laser games

A l’office du tourisme de l’Alpe d’Huez, le directeur note juste que l’« arrivée massive de familles orthodoxes, têtes couvertes et vêtues de noir, ça impressionne. Il y a des gens que ça heurte, surtout parmi les touristes. Les locaux, eux, sont habitués ».

A La Rosière, où l’agence MyTour a privatisé l’hôtel 4 étoiles Hyatt Centric, on attend au mois d’août une clientèle plus huppée, « qui choisit l’hôtel pour ne pas avoir à apporter ses boîtes de thon et sa charcuterie, et qui aime faire des excursions en Suisse, en Italie… »Benjamin Parienti, directeur de Kangourou Club, organise carrément un « séjour casher pour célibataires » aux Deux-Alpes. Pionnier du secteur il y a vingt-neuf ans, il propose à une clientèle traditionaliste (c’est-à-dire plus « cool ») des soirées dansantes, des activités sportives, des laser games et des programmes de soins en spa…

Le Monde.fr

Hajj 2019 : des milliers de pèlerins de France cloués au sol, enquête sur une vague d’annulations inédite

 C’était le voyage de leur vie et le voici qu’il tombe à l’eau. La désillusion est cruelle pour Iman et son mari. « C’est un rêve qui nous a été arraché », nous confie cette jeune femme de 29 ans, originaire de Lille. Après de longs mois de préparation, « on a su la veille de notre départ (vers l’Arabie Saoudite jeudi 1er août, ndlr) que nous n’aurons pas les visas », raconte-t-elle.

Ce voyage étant souhaité de longue date, elle ne cache pas sa « déception totale », couplée à « un gros sentiment de frustration » de ne pouvoir « aller sur les terres du Prophète » Muhammad pour accomplir le cinquième et dernier pilier de l’islam. « Regarder les vidéos de La Mecque et se dire qu’on n’aurait pu y être » n’est pas facile à digérer. « On s’imaginait déjà là-bas. On voit les pèlerins et on se dit que ça y est, c’est notre tour, on va y aller. Au final, notre rêve a été détruit à quelques heures du départ »supposé, témoigne Iman, pour qui le coût du voyage en couple s’est élevé à « un peu plus de 10 000 € ».

Comme elle, ce sont des milliers d’aspirants pèlerins en France qui ont cette année été privés de Hajj, faute de visas délivrés par l’Arabie Saoudite. Selon nos sources, ce ne sont pas moins de 3 000 personnes qui ont vu, ces derniers jours, leur participation à la saison du Hajj 2019, qui se tient du 9 au 14 août, annulée. Ils seraient même entre 4 000 et 5 000 musulmans, répartis entre plusieurs agences, à avoir réservé un voyage qu’ils ne pourront malheureusement pas effectuer. De mémoire des professionnels du secteur, jamais autant de personnes n’auront été lésées en une seule et même saison du grand pèlerinage.

 

A qui la faute ?

Si 2019 marque l’instauration complète du visa électronique pour les pèlerins français, aucun lien de cause à effet n’est à voir là-dedans (voir encadré plus bas).

Par ailleurs, et contrairement à des informations qui circulent allègrement sur la Toile, les visas de ces pèlerins n’ont pas été « annulés » par l’Arabie Saoudite, et encore moins « à la dernière minute ». Le choix des mots est important : les visas n’ont tout bonnement pas été attribués de base aux agences dont les pèlerins dépendaient, en conscience ou non.

Car des centaines de personnes ont, en effet, donné leur confiance à des structures commerciales ou associatives sans agrément qui ont elles-mêmes fait confiance à des agences qui disposent habituellement du précieux quota. Habituellement jusqu’à cette année 2019, l’Arabie Saoudite ayant décidé, plusieurs mois avant le Hajj, de leur retirer l’agrément pour des raisons qui ne sont pas rendues publiques par les autorités compétentes. Nous n’avons pas été en mesure de joindre l’ambassade d’Arabie Saoudite en France sur ce sujet.

Amen Voyage International, une agence bien connue qui siège à Paris, fait partie des structures qui n’ont pas vu l’agrément Hajj leur être renouvelé cette année. En date du 26 mars, une réunion d’information a été organisée en région parisienne par le consulat d’Arabie Saoudite afin que les responsables d’agences puissent « prendre connaissance de la nouvelle procédure de dématérialisation des visas », comme en témoigne la Coordination des organisateurs Hajj de France (CHF) sur son site.

A cette date, la liste des agences agréées n’avait pas encore été communiquée ; elle a circulé courant du mois d’avril, indique à Saphirnews un professionnel du secteur du Hajj bien informé qui souhaite rester anonyme. Cette liste que Saphirnews a pu consulter compte 63 structures et le nom d’Amen Voyages, qui attendait à elle seule quelque 2 000 visas, n’y figure effectivement pas.

L’agrément est « renouvelable chaque année tant qu’il n’y a pas d’incident. En cas de souci, l’administration saoudienne nous écrit largement en avance » pour expliquer la nature du problème, « cinq-six mois avant le début du pèlerinage », plaide Salah Mabrouk, le directeur d’Amen Voyage, auprès de Saphirnews. « Cette année, nous n’avions a priori aucun souci à nous faire car tout s’était bien passé l’année dernière », indique-t-il. Assurant n’avoir reçu cette année aucune notification officielle de refus de l’agrément de la part des autorités saoudiennes, l’homme, qui revient de plusieurs semaines en Arabie, avait un espoir, en conséquence, de se voir délivrer des visas jusqu’à ces derniers jours, en l’occurrence fin juillet. « Mais attention : j’ai informé mes clients » en amont des difficultés que son agence a rencontré pour obtenir les visas, se défendant de toute forme d’escroquerie.

Ses clients, en l’occurrence, ce sont principalement des agences. Salah Mabrouk ne s’en cache pas : sur les 2 000 visas environ qu’il obtient chaque année de l’Arabie Saoudite, c’est un très faible nombre de personnes qu’il fait partir directement via Amen Voyage, « 10 à 15 personnes cette année ». Les 1 900 autres places sont revendues par package à des structures partenaires qui sont, elles, non agréées Hajj.

Serait-ce pour ce fonctionnement, le recours massif à la vente en sous-traitance, que son agrément n’a pas été renouvelé, comme nous le laissent entendre des professionnels du Hajj ? Non, pour Salah Mabrouk, qui argue que ses pratiques, qui n’ont rien d’illégales tant qu’il ne fait pas commerce des visas seuls, sont connues dans le milieu, sans que cela n’ait posé problème aux autorités saoudiennes. Du moins jusque là.

 

A la bataille judiciaire, une bataille d’image engagée

Tawhid Travel fait partie des clients partenaires d’Amen. Cette agence de voyages, qui opère depuis quelques années exclusivement dans le secteur du pèlerinage, doit désormais rendre des comptes à ses 650 clients dont l’argent a bel et bien été engagé.

Elle a annoncé, mercredi 31 juillet, l’annulation du séjour hajj pour ses pèlerins. « Un véritable coup de massue » pour l’agence, qui indique avoir « toujours respecté (ses) engagements ».

« Tout a été payé en temps et en heure. (…) En tout, ce sont des sommes astronomiques que nous avons avancées qui partent en fumée juste à cause de ce problème de visa dont nous sommes les premières victimes », explique la direction de l’agence dans un communiqué, sans jamais citer le nom d’Amen Voyage. « C’est une terrible et une cruelle désillusion mais nous assumerons nos responsabilités. Vous avez signé un contrat qui nous engage et nous ferons valoir nos droits et les vôtres auprès des tribunaux compétents », a-t-elle fait part.

Selon nos informations, Tawhid Travel, qui estime avoir été floué par Amen Voyage, a porté plainte contre cette dernière, mercredi 31 juillet, pour « abus de confiance » et « chantage ». En réponse à de telles accusations, Salah Mabrouk nous déclare n’avoir rien à se reprocher : « Tawhid Travel a mal géré son dossier, ils n’ont pas informé leur clientèle de la réalité des choses » qu’Amen Voyages leur aurait communiqué. Ce sera à la justice de trancher, si la procédure est menée jusqu’à son terme.

Iman et son mari font partie des clients de Tawhid Travel. Ce n’est pas tant à l’Arabie Saoudite qu’elle en veut mais, plus globalement, « aux agences agréés qui revendent des visas qu’ils n’ont pas » comme aux agences non agréées qui ne sont pas clairs sur leur statut. « J’en veux aussi à Tawhid car, même si elle se positionne en victime, c’est elle qui a organisé le voyage, c’est avec elle qu’un contrat a été signé », un document dans lequel « le nom d’Amen voyages n’a pas été communiqué », déclare-t-elle.

Les responsables de Tawhid Travel « connaissent le milieu. (…) Ils auraient pu voir cette situation venir et prendre leurs dispositions » pour éviter la catastrophe aux pèlerins. « Je préfère me dire qu’ils sont naïfs plutôt que malhonnêtes », ajoute Iman, la direction de Tawhid ayant assuré à tous ses clients le remboursement des voyages « jusqu’au dernier centime ».

 

Se faire rembourser, un enjeu de taille

La principale préoccupation des aspirants pèlerins lésés chaque année est de savoir s’ils pourront récupérer un remboursement partiel – si ce n’est total – de leur voyage dont le coût tourne généralement vers les 6000 €. Une demande légitime des clients qui peut s’avérer très difficile à honorer par certaines agences : ce sont de très grosses sommes pouvant aller jusqu’à plusieurs millions d’euros qu’elles engagent, et ce très tôt dans l’année, bien avant la confirmation du renouvellement de leur agrément, afin de sécuriser des places d’avion ou encore des chambres d’hôtels, entre autres services permettant une organisation optimale du Hajj. Une fois ces services réservés, il est compliqué, voire même impossible, pour les agences de récupérer l’argent des prestataires, à quelques jours du grand pèlerinage.

Pour limiter la casse et procéder à des remboursements en engageant le moins possible leurs fonds propres, plusieurs agences entendent jouer leur assurance cette année… ce que ne peuvent faire les structures associatives. C’est le cas, par exemple, d’une mosquée de la région parisienne que nous n’avons pu joindre et qui se retrouve aujourd’hui avec quelque 300 pèlerins à devoir rembourser cette année.

 

Un coup financier et moral pour les pèlerins lésés

Au-delà du coup financier engendré par l’annulation surprise du départ vers les lieux saints de l’islam, le coup psychologique est lourd à porter pour les pèlerins. « Cela fait des années qu’on se prépare à ce voyage », et plus encore ces derniers mois, indique Iman.

« Ce n’est pas tant l’argent (le problème) mais l’organisation qu’il a fallu mettre en place. J’ai deux enfants, il a fallu les faire garder. Mes parents sont revenus exprès du Maroc pour faire garder mes enfants alors qu’ils auraient pu y rester plus longtemps. Mon mari, qui est kinésithérapeute en libéral, a du trouver un remplaçant pour les deux semaines d’absence. C’est à perte maintenant pour lui, il ne peut pas annuler ses congés. Moi, je suis salariée, j’ai dû prendre des congés. Je n’ai que 30 jours par an de congé et j’en ai perdu 15 pour rien », fait part la jeune femme, pour qui le préjudice est « au niveau de l’organisation familiale, du travail et, surtout, du moral ».

Face à une telle affaire, il n’est jamais de trop pour rappeler aux personnes souhaitant accomplir le grand pèlerinage l’importance de s’assurer, entre autres critères, que la structure vers laquelle il se tourne soit agréée Hajj par l’Arabie Saoudite afin de limiter au maximum les déconvenues.

« Les autorités saoudiennes ont expérimenté cette année les visas électroniques pour les pèlerins français. Les seules difficultés dont on a eu connaissance concernaient nos compatriotes de Mayotte », déclare à SaphirNews Mostafa Mihraje, consul général de France à Jeddah. « Après une démarche au niveau politique et grâce à la bonne réactivité des autorités saoudiennes, tout est rentré dans l’ordre et chaque agence a eu les visas pour son contingent. »
Saphirnews

La burqa et le niqab bannis dans les lieux publics aux Pays-Bas

Le port du voile intégral, tel que la burqa ou le niqab, est interdit aux Pays-Bas depuis jeudi dans les écoles, les hôpitaux, les bâtiments publics et les transports en commun, conformément à une nouvelle loi dont l’application fait débat.

La loi concerne, selon les estimations, entre 200 et 400 femmes qui portent la burqa ou le niqab, dans un pays qui compte 17 millions d’habitants. Dès l’entrée en vigueur jeudi, son application suscitait des critiques au sein de l’opinion publique.

Après une quinzaine d’années de tergiversations politiques sur le sujet, le parlement néerlandais — dominé par une coalition centriste — a finalement voté la loi en juin 2018, plusieurs années après leurs voisins belges et français.

Le port du voile reste toutefois autorisé dans la rue, contrairement à la législation en vigueur depuis 2010 en France, où la burqa et le niqab sont interdits dans tous les espaces publics. La Belgique, le Danemark et l’Autriche ont adopté une législation similaire.

L’initiative aux Pays-Bas était venue du député anti-islam Geert Wilders, qui, fort de sa popularité à ce moment-là, avait proposé en 2005 le vote d’une législation sur le voile intégral. Le leader du Parti pour la liberté (PVV) — bien moins populaire depuis — a estimé jeudi dans un tweet que désormais, la « prochaine étape » devait être l’interdiction du simple voile recouvrant les cheveux.

– « Pouvoir se regarder » –

« Ridicule. Je trouve que c’est ridicule. On devrait respecter les valeurs de chacun et je pense que c’est la loi la plus stupide à laquelle ils (les politiques) aient jamais pensé », a déclaré à l’AFP Anne Spillner, 28 ans, dans les rues de La Haye.

« Je pense que le processus législatif a été mauvais parce que la loi ne peut pas être appliquée », estimait de son côté Jan Jans, 57 ans.

Sous peine d’une amende de 150 euros, il est désormais interdit aux Pays-Bas de porter des vêtements qui couvrent le visage dans les établissements d’enseignement, les institutions et les bâtiments publics, dans les hôpitaux et dans les transports en commun.

« Dans ces endroits, il est important pour la sécurité publique et pour le bon fonctionnement des services publics que tout le monde puisse se reconnaître et se regarder », estime le ministère de l’Intérieur. Il est donc interdit dans ces lieux de porter des vêtements rendant le visage méconnaissable, comme un casque intégral, une cagoule ou une burqa.

– « Je ne dis rien » –

Pour faire appliquer la loi, le ministère indique qu’il incombe aux employés des écoles, des hôpitaux et des institutions et aux chauffeurs de refuser l’accès à une femme portant un voile intégral. Si celle-ci insiste pour entrer, « ils peuvent appeler la police ».

Mais cette dernière, qui demande régulièrement au gouvernement des moyens supplémentaires, a affirmé qu’elle ne considérait pas l’application de la loi interdisant le voile intégral comme étant une « priorité absolue ».

En réponse, le secteur des transports en commun a annoncé que les chauffeurs n’arrêteraient pas leur bus, tram, train ou métro pour faire descendre une femme en infraction ou pour attendre l’arrivée des forces de l’ordre, car cela entraînerait des retards.

« Faut-il arrêter le bus et attendre l’arrivée de la police? Cela peut prendre une demi-heure, et nos chauffeurs n’ont pas l’autorité de faire descendre quelqu’un de force ou de lui infliger une amende », a déclaré Pedro Peters, président de l’association représentant les transports en commun néerlandais (OVNL).

« Les chauffeurs peuvent donc aussi très bien dire: « Je ne dis rien » », a-t-il insisté, cité par la télévision publique néerlandaise NOS.

Plusieurs hôpitaux du pays ont également déclaré qu’ils « ne refuseraient pas de prodiguer des soins à qui que ce soit, peu importe les vêtements portés ».

 

AFP

Le renouvellement du titre de séjour d’un Marocain refusé en raison de ses écrits en ligne

L’homme était par ailleurs en lien sur le réseau social avec « un nombre important de personnes appartenant à la mouvance islamiste radicale ».

Le titre de séjour de M. B., un Marocain n’a pas été renouvelé au motif qu’il représente selon les autorités « une menace très grave pour l’ordre public » en raison de ses propos tenus sur Facebook, rapporte le site Nextimpact cité par BFMTV.

L’affaire remonte à juillet 2018. La préfecture refuse de délivrer à cet homme de 31 ans un titre de séjour au motif qu’il tient sur Facebook « un discours anti-occidental, complotiste et dirigé contre la société française ».

 

Le préfet de police oblige même le Marocain à quitter le territoire dans un délai d’un mois. La préfecture souligne également que l’homme est affilié « à un nombre important de personnes appartenant à la mouvance islamiste radicale ».

« La réalité de la menace à l’ordre public »

S’ensuit une longue bataille juridique : M. B. attaque en annulation l’arrêté de la préfecture. En novembre 2018, le tribunal administratif rejette sa demande mais le Marocain fait appel de cette décision.

Le 12 juillet dernier, la Cour administrative d’appel de Paris a finalement mis un terme à cette affaire en validant la décision initiale de la préfecture.

« La réalité de la menace à l’ordre public que constitue sa présence sur le territoire français est établie », estiment les magistrats. M.B. a par ailleurs été interpellé pour des faits de violences volontaires aggravées en 2010 et en 2012 ainsi que pour la possession d’une arme illicite de 6e catégorie.

 

L’Express.fr

Le soutien affiché de pays musulmans à la Chine contre les Ouighours dénoncé

L’ONG Human Rights Watch (HRW) dénonce l’attitude des États soutenant la Chine dans sa répression contre les Ouighours, en particulier celle de la dizaine de pays membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) qui ont choisi de signer une lettre de soutien envers Pékin vantant les « mesures de lutte contre le terrorisme et la déradicalisation au Xinjiang ».

Si aucun pays membres de l’OCI ne s’est joint à la lettre condamnant le traitement des Ouïghours signé par 22 Etats, ils ont, en revanche, été 14 à signer la déclaration de soutien envers la Chine, que Pékin n’a pas manqué de diffuser à grande échelle.

Algérie, Arabie saoudite, Bahreïn, Égypte, Émirats arabes unis, Koweït, Oman, Pakistan, Qatar, Somalie, Soudan, Syrie, Tadjikistan et Turkménistan : ce sont les 14 pays qui, « au lieu de se joindre aux nombreux gouvernements qui dénoncent les abus contre les musulmans du Xinjiang, (…) ont préféré souscrire à la thèse répugnante avancée par Pékin », a déploré Sophie Richardson, directrice de la branche chinoise de HRW dans un communiqué publié mercredi 17 juillet.

Pour elle, ces pays se sont prêtés au jeu de la Chine qui cherche à « fausser la vérité sur la situation catastrophique des droits humains au Xinjiang ».

Outre ces dizaines de pays de l’OCI qui ont choisi de louer un gouvernement chinois avec qui ils envisagent « une coopération plus étroite », d’autres comme la Turquie, l’Indonésie, la Malaisie, le Maroc et la Tunisie se sont abstenus de prendre part aux deux déclarations.

« La campagne répressive de la Chine dans le Xinjiang a mis en péril la crédibilité de l’OCI. Si l’OCI veut être la voix mondiale des droits des musulmans opprimés partout dans le monde, ses membres doivent cesser de suivre l’autre chemin et dénoncer les politiques abusives de la Chine au Xinjiang », a précisé Sophie Richardson.

 

Saphirnews

Contenus haineux : Facebook collaborera avec la justice française

Le réseau social s’est engagé à communiquer les adresses IP demandées par la justice quand elles sont liées à des contenus haineux. Une exception française.

Outre cette proposition de loi, la ministre de la Justice française Nicole Belloubet a annoncé sa volonté d’améliorer l’efficacité de la justice pénale face aux propagateurs de haine en ligne. La ministre a indiqué récemment vouloir lancer « une réflexion approfondie sur la liberté d’expression sur les réseaux sociaux », constituer un groupe d’experts sur le sujet et est prête à « saisir pour avis » la Commission nationale consultative des droits de l’homme. Elle envisage aussi de sortir l’injure raciale du texte qui régit la liberté de la presse, une proposition qui inquiète grandement les défenseurs des libertés civiles.

Action internationale

Les appels à une meilleure régulation d’internet ne se limitent pas à Facebook et à la France. La Nouvelle-Zélande et 25 pays et géants d’internet ont lancé à la mi-mai à Paris un appel de Christchurch, contre les contenus en ligne « terroristes et extrémistes violents ». Leur objectif est d’éviter que ne circulent des images ou des messages « terroristes » en ligne comme celles du massacre de 51 musulmans à Christchurch le 15 mars, diffusé en direct sur Facebook Live pendant 17 minutes par le tueur, un suprémaciste australien.

Dans l’appel, les entreprises s’engagent notamment à prendre des mesures immédiates concernant ces vidéos qui, à peine retirées sont souvent republiées. Elles évoquent la mise en place de mécanismes de signalement adaptés et d’algorithmes pour détourner les utilisateurs ainsi que la fermeture de comptes.

 

Le Point

«Il faut faire interdire l’application Euro Fatwa!»

Nathalie Goulet est sénatrice (UDI – UC) de l’Orne. Elle a présidé au sénat une commission d’enquête sur l’organisation et les moyens de la lutte contre les réseaux djihadistes en France et en Europe.


Voilà quelques semaines, je demandais au Ministre de l’Intérieur l’interdiction d’une application extrémiste, nommée Euro Fatwa et lancée par les Frères Musulmans. J’avais, avec des collègues britanniques, obtenu sa suppression par Google, mais l’application demeure sur Iphone.

 

Et aujourd’hui, elle figure dans le top 100 des téléchargements!

Sur Euro Fatwa, on affiche un antisémitisme violent et primaire.

Sur Euro Fatwa, on affiche un antisémitisme violent et primaire. Sur Euro Fatwa, on affirme que l’islam interdit aux musulmans de travailler dans un restaurant qui sert du porc. Sur Euro Fatwa, on explique que l’islam interdit aux musulmans d’être policier ou gendarme d’un «État mécréant»!

Il est inutile de bannir des extrémistes de nos territoires si nous les laissons pénétrer par les fenêtres de nos smartphones. La guerre contre le terrorisme est une guerre asymétrique. Rien dans le discours du leader des Frères musulmans, le cheikh Youssef al-Qaradaoui, ne peut de près ou de loin être assimilé à de la liberté d’expression, alors que son application Euro Fatwa ne diffuse que la haine, notamment antisémite, et renforce le refus de s’intégrer à nos sociétés démocratiques.

Nous lançons la déclaration de Christchurch contre les discours haineux en ligne et nous sommes incapables de faire interdire une application qui diffuse des messages contraires à nos principes, et violemment antisémites!

L’instigateur de cette application est banni de France, des Etats-Unis et de nombreux autres pays… mais sa prose mortifère inonde le monde grâce à son application.

L’instigateur de cette application est banni de France, des Etats-Unis et de nombreux autres pays. Mais quelle importance puisque sa prose mortifère inonde le monde grâce à son application?

Cette situation n’est pas acceptable. Il faut sanctionner fermement les complices de ces terroristes. Il faut faire interdire l’application «Euro Fatwa». Il ne sera plus temps de se lamenter sur des attentats – notamment antisémites dans le monde – si, collectivement, nous laissons les choses en l’état.

Voici comment, par laxisme et naïveté, nous ruinons tant d’efforts dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme. Cela me rappelle un colloque de l’UNESCO sur la lutte contre la radicalisation, qui a débuté par une chorale enamourée entonnant: «quand les hommes vivront d’amour». J’imagine que cela a fait sourire dans les milieux radicalisés. Nous sommes en plein délit de naïveté.

Certes, pour avoir demandé en juin 2014, c’est-à-dire six mois avant Charlie, une commission d’enquête sur les moyens de lutte contre les jihadistes français, j’ai mesuré les efforts et les avancées concrètes de la lutte anti-terroriste. Mais à quoi bon si nous laissons subsister des failles très graves? Il faut faire interdire l’application Euro Fatwa.

Il faut agir et agir vite! Chaque minute qui passe est une minute de perdue.

 

Le Figaro.fr

À Istanbul, des milliers de personnes prient à la mémoire de Morsi

Des milliers de personnes ont participé ce mardi à Istanbul à une prière funéraire à la mémoire de l’ancien président égyptien Mohamed Morsi, enterré au Caire en toute discrétion et sous haute surveillance.

Alors que le président égyptien déchu Mohamed Morsi, décédé au tribunal lundi, a été enterré ce mardi au Caire en toute discrétion et sous haute surveillance, des milliers de personnes ont participé ce même jour à Istanbul, en Turquie, à une prière funéraire à sa mémoire. La Turquie de Recep Tayyip Erdogan était un des principaux soutiens de Mohamed Morsi, qui a passé près de six ans derrière les barreaux.

La cérémonie religieuse s’est tenue dans la mosquée historique Fatih, située sur la rive européenne de la mégalopole turque, rassemblant plusieurs milliers de personnes, certaines en larmes. Cette prière symbolique a été organisée par la Direction des Affaires religieuses en Turquie qui a appelé les principales mosquées du pays à organiser de telles cérémonies mardi. Mahmoud Hussein, un responsable des Frères musulmans dont était issu Morsi, l’opposant égyptien Ayman Nour, ainsi que de nombreux membres de la diaspora égyptienne à Istanbul étaient présents à la prière à la mosquée Fatih.

«Morsi est le président de l’Egypte, pas Sissi», a déclaré Mokhtar al-Achri, un Egyptien installé en Turquie depuis cinq ans, à l’AFP, en référence à l’actuel président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, qui a renversé Morsi en 2013. «Sissi est un tueur, un meurtrier», a-t-il ajouté.

Lors d’un discours à Istanbul, Erdogan s’en est pris à l’«Occident» qu’il accuse d’avoir assisté passivement «au renversement de Morsi par un putsch, à ses souffrances en prison et à sa mort». Immédiatement après l’annonce de sa mort lundi, Erdogan avait rendu hommage au «martyr» Morsi et accusé les «tyrans» au pouvoir en Egypte d’être responsables de sa mort.

L’ONU souhaite une enquête «indépendante»

De son côté, le bureau des droits de l’Homme de l’ONU a réclamé une enquête «minutieuse et indépendante» sur la mort de l’ancien président égyptien. «Toute mort soudaine en prison doit être suivie d’une enquête rapide, impartiale, minutieuse et transparente menée par un organe indépendant afin de faire la lumière sur la cause du décès», a déclaré Rupert Colville, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme.

«Comme l’ancien président Mohammed Morsi était détenu par les autorités égyptienne au moment de sa mort, l’Etat a la responsabilité de s’assurer qu’il était traité humainement et que son droit à rester en vie et à être soigné a été respecté», a-t-il rappelé. Ce dernier a toutefois souligné que «des inquiétudes» avaient été soulevées au sujet de ses conditions de détention et de son accès à des soins médicaux pendant sa détention. En mars 2018, une commission britannique indépendante, dirigée par le député conservateur Crispin Blunt, avait en effet dénoncé le maintien à l’isolement 23 heures par jour de l’ex-président, qui souffrait d’antécédents diabétiques et d’insuffisance rénale

Le Figaro.fr

Le surveillant d’un collège catholique mis à pied après des propos racistes contre l’islam sur Facebook

Le surveillant d’un établissement scolaire catholique est accusé d’avoir appelé à « foutre le feu aux mosquées », sur Facebook. L’établissement Jeanne d’Arc de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), a mis à pied l’auteur des propos.

Son contrat n’aura duré qu’un mois. Intrigués par ce nouveau surveillant de l’établissement Jeanne d’Arc de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne), les élèves ont fouillé le profil Facebook du nouveau « pion ».

Les jeunes y ont ainsi découvert des propos racistes, écrits par le surveillant sur son compte personnel. Le surveillant appelait notamment à « foutre le feu aux mosquées pour rendre service à tout le monde ». Un post publié dans le cadre du mouvement des gilets jaunes.

Mis à pied à titre conservatoire

Convoqué vendredi 31 mai par le directeur de cet établissement accueillant des élèves de la maternelle jusqu’au collège, « le surveillant a été mis à pied à titre conservatoire ce lundi 3 juin », informe Jérémie Gillis, directeur du collège. « Il était en CDD, on va faire en sorte qu’il ne soit plus au contact des élèves », a-t-il poursuivi. Il décrit « un surveillant expérimenté, sur qui nous n’avions pas de suspicion ».

« Nous avons des élèves de toutes origines religieuses. Certains ont mal vécu ces mots injustes et se sont sentis attaqués », observe encore Jérémie Gillis.

« Nous souhaitons un apaisement des humeurs face à cet événement qui pourrait diviser nos élèves », a assuré le directeur, avant de poursuivre : « la direction a reçu un soutien de nombreuses familles catholiques et musulmanes ». Un soutien précieux pour cet établissement « qui prône l’accueil de tous », souligne son directeur.

 

La Croix