A propos Fatima Achouri

Sociologue des organisations et de l’islam contemporain, j’analyse notamment les interactions entre le religieux et les organisations. Mes travaux portent sur les enjeux des mutations actuelles (sociales, politiques, économiques, technologiques, etc.). J'accompagne également les organisations dans le développement des ressources humaines : diagnostic sociologique de l’organisation afin d’optimiser la gestion du personnel aux niveaux macro et micro en particulier dans les domaines du recrutement et de la formation. Je suis formatrice dans le domaine public pour les agents ( Loi de 1905) et dans les entreprises privées (gestion du fait religieux). Je suis conférencière auprès des organisations publiques et privées sur la sociologie musulmane.

Syndicats et associations ensemble pour dénoncer le projet de loi séparatisme

Maillet, Vente Aux Enchères, MarteauLes oppositions au projet de loi « confortant le respect des principes républicains », qui sera examinée dans les prochains jours par l’Assemblée nationale en deuxième lecture, n’ont pas disparu et une tribune collective écrite à l’initiative de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) le rappelle.

« Il est encore temps. » La tribune, publiée dans Libération mercredi 16 juin et soutenue par plus d’une centaine d’organisations et de personnalités, compte parmi ses signataires la Confédération générale du travail (CGT), la Fédération syndicale unitaire (FSU), le Syndicat des avocats de France, le Syndicat de la magistrature, le Syndicat national des journalistes (SNJ-CGT), l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), SOS Racisme, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), Lallab ou encore Emmaüs, le Secours catholique, la Cimade et ATD Quart Monde.

Dans cette tribune qui en rappelle une autre publiée en janvier par plusieurs associations et universitaires après les auditions des cultes à l’Assemblée nationale, les signataires dénoncent un texte contre-productif « qui met gravement en péril l’équilibre réalisé par les grandes lois laïques de 1882, 1901 et 1905, avec des mesures dans tous les sens, soit imprécises, soit disproportionnées, qui sont dangereuses pour les libertés publiques de toutes et tous ».

« Nous nous alarmons de ce projet qui vient encore fragmenter la société française et jette une suspicion généralisée à l’encontre des personnes de confession musulmane, comme sur toutes les associations et les citoyennes et citoyens engagés », clame-t-ils par ailleurs, incitant le gouvernement à écouter « toutes les inquiétudes exprimées, les vives critiques de la Défenseure des droits, du Conseil d’Etat, de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, du Haut conseil à la vie associative, les fortes réserves de la communauté internationale, comme dernièrement celles du rapporteur général sur la lutte contre le racisme et l’intolérance du Conseil de l’Europe ».

 

« Refuser cette voie de tension et de défiance »

Évoquant la censure par le Conseil Constitutionnel de l’ex article 24 de la loi Sécurité globale, les protestataires mettent en garde contre un texte qui fait emprunter la société dans « une voie de tension et de défiance ».

Le gouvernement est aussi appelé à renoncer à l’extension de l’obligation de « neutralité politique et religieuse à des millions de salariés en dépit du droit européen qui interdit toute discrimination directe ou indirecte fondée sur la religion ou les convictions au sein des entreprises », ou encore à abandonner le « Contrat d’engagement républicain » qui « ouvre à l’arbitraire et aux contrôles abusifs par des élus locaux délégués à un pouvoir de police morale et de la pensée ».

« Ce projet de loi, s’il était adopté, porte les germes de sombres perspectives que nous refusons. Nous appelons, au contraire, à une démocratie vivante et pacifiée, à un dialogue social et civil riche de notre diversité, restant tous profondément attachés aux principes fondamentaux de notre République solidaire, démocratique et sociale et à des libertés publiques égales pour toutes et tous. »

Saphirnews

Une formation à la laïcité pour tous les enseignants ?

Le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a annoncé un plan de formation à la laïcité sur quatre ans pour tous les enseignants dès la rentrée de septembre.

Le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer a annoncé un plan de formation à laConseil, École, Tableau Noir, Vide laïcité sur quatre ans pour tous les enseignants dès la rentrée de septembre, suivant ainsi les préconisations d’un rapport de l’ex-inspecteur général de l’Education Jean-Pierre Obin.

Jean-Michel Blanquer, partisan d’un encadrement plus strict de la laïcité, avait confié en février dernier à Jean-Pierre Obin une mission destinée à harmoniser et améliorer la formation à la laïcité des enseignants et chefs d’établissements.

“Après avoir pris connaissance des nombreuses recommandations formulées dans ce rapport, Jean-Michel Blanquer a annoncé lundi soir à M. Obin qu’il reprenait les principales propositions et qu’il les intégrerait au sein d’un ambitieux plan de formation initiale et continue, lancé dès la rentrée de septembre et appelé à se déployer sur 4 ans”, écrit le ministère dans un communiqué.

Dès la rentrée, “1.000 formateurs issus de toutes les académies et de tous les départements vont bénéficier d’une formation renforcée et intensive” (…) Ce réseau de formateurs organisera ensuite les formations dans chaque école, collège ou lycée, à destination de tous les personnels, quel que soit leur statut”, poursuit la rue de Grenelle.

A partir de cet été, le ministère évoque également un “référentiel commun de compétences et de contenus pour la formation à la laïcité”.

Les enseignants demandent une réponse claire et simple sur la définition de la laïcité

Après trois mois de travail auprès d’enseignants de tous niveaux, de chefs d’établissements, de directeurs d’école ou d’inspecteurs, Jean-Pierre Obin constate dans son rapport d’étape une “blessure encore ouverte que constitue toujours pour les enseignants l’assassinat de leur collègue Samuel Paty” et “leur peur aujourd’hui face à certains de leurs élèves – ou de leurs parents”.

Il note aussi “la souffrance intime qui naît de leur honte d’avoir peur et d’avoir parfois renoncé à réagir à certains propos ou à enseigner une partie de leur programme”.

Selon M. Obin “sur le terrain”, un certain “désarroi domine”. “Un désarroi le plus souvent feutré, rentré et qui s’exprime rarement par des déclarations passionnées ou de la colère”, souligne l’ex-inspecteur.

“Les enseignants interrogés demandent de la cohérence, c’est-à-dire entendre de leurs responsables et de leurs formateurs des définitions identiques, simples et claires de la laïcité et des valeurs de la République”, explique à l’AFP Jean-Pierre Obin.

Un nouveau rapport, dressant les constats de ces actions sera rendu au ministre de l’Education “en décembre”, selon M. Obin.

 

AFP

Rav 2.0 et la venue du Machia’h

tamud page - talmud photos et images de collectionLes groupes religieux dont les rabbins, furent réticents au départ à l’idée de recourir à Internet, par crainte d’y côtoyer des sites de moralité douteuse et d’y égarer de pieux fidèles. Depuis, rabbins traditionnalistes comme progressistes ont compris qu’Internet est une occasion unique pour proclamer le discours juif, propager des idées et affirmer l’identité juive. Ces dernières années et en particulier depuis la crise du Covid, des rabbins investissent Youtube pour alerter sur la fin du cycle actuel, sur fond de scénarios chaotiques, afin de prévenir les fidèles sur l’imminente arrivée du Machia’h qui représente l’un des principes fondamentaux de la foi juive. Selon la tradition juive, tous les signes sont là pour hâter l’arrivée du Machia’h. Dans cette perspective, les rabbins 2.0 enjoignent les fidèles juifs à faire notamment téchouva (se repentir) immédiatement, et prédisent alors que la Rédemption serait immédiate.

 

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Fatima Achouri

Allemagne : une formation pour les imams soutenue par les pouvoirs publics

  Pour tenter de restreindre le nombre d’”imams importés”, l’Allemagne lance la première formation professionnelle de cadres religieux soutenue par l’Etat mais l’initiative reste contestée en raison du manque de participation des principales organisations turques.

Une quarantaine de futurs responsables musulmans du culte, hommes et femmes, entament un cursus de deux ans dispensé par le Collège de l’islam à Osnabrück, dans le nord-ouest du pays. Les premiers cours se sont déroulés lundi parmi les 12000 volumes de la vaste bibliothèque acquise en Egypte et l’inauguration officielle se tient mardi.

Ouverte aux titulaires d’un bachelor en théologie islamique ou d’un diplôme équivalent, la formation propose des apprentissages jalonnés par des stages et axés sur la pratique : récitation des versets du Coran, techniques de la prédication, pratiques cultuelles ou encore éducation politique. Dans un pays qui compte entre 5,3 et 5,6 millions de musulmans – entre 6,4 et 6,7 % de la population – et ne cesse de s’interroger sur la place de l’islam, l’État fédéral et le Land de Basse-Saxe notamment soutiennent financièrement le programme.

Des enseignements exclusivement en allemand

Une première appelée de ses voeux par la chancelière Angela Merkel qui dès 2018 s’était prononcée devant les députés en faveur d’une formation des imams. “Cela nous rendra plus indépendants et cela est nécessaire pour l’avenir”, avait-elle justifié. L’apprentissage “se distingue par deux particularités : nous voulons refléter la réalité de la vie des musulmans en Allemagne et les enseignements se déroulent exclusivement en allemand”, explique à l’AFP Esnif Begic, qui préside le Collège de l’islam.

“Nous sommes des musulmans allemands, nous faisons partie intégrante de la société et nous avons maintenant la possibilité de devenir des imams made in Germany“, renchérit l’un des étudiants, Ender Cetin, qui officie déjà bénévolement comme imam dans une prison pour jeunes de Berlin.

Jusqu’à présent, l’immense majorité des imams en Allemagne sont détachés par des pays musulmans, en particulier par la Turquie, formés et payés par leur Etat d’origine. Ainsi, la moitié environ des 2 000 à 2 500 imams appartiennent à l’organisation turque DITIB, directement dépendante du ministère turc du Culte, et qui gère 986 communautés locales, selon une étude de la Fondation Konrad Adenauer. Pour les autres, 80 % à 90 % sont envoyés d’Afrique du Nord, d’Albanie ou de l’ex-Yougoslavie, selon la même source.

Influence de la Turquie

La plupart du temps, ces responsables du culte viennent en Allemagne pour quatre ou cinq ans, certains avec des visas touristiques, et sont étrangers au contexte culturel et social local. “Ces imams ne parlent pas la langue des jeunes qui eux-même souvent ne comprennent pas toujours bien le turc”, résume ainsi M. Cetin, fils d’immigrés turcs, né à Berlin. “Or c’est important qu’ils soient en lien avec les réalités d’une société multi-culturelle où se côtoient des chrétiens, des juifs, des athées, des musulmans”.

En outre, certains cadres religieux, qui sont des fonctionnaires de l’Etat turc, “poursuivent un ordre du jour” politique ici, selon lui. La question de l’influence exercée par Ankara revient en effet régulièrement au centre des débats, notamment depuis le putsch manqué contre le président Recep Tayyip Erdogan en 2016. En 2017, la justice allemande avait soupçonné quatre imams membres du DITIB, d’avoir espionné des opposants ou critiques du pouvoir turc.

Une profession mal payée

Mais la formation d’imams soutenue financièrement par l’Etat suscite aussi des critiques car elle se heurte au principe selon lequel les communautés religieuses sont seules habilitées à former leur personnel. Ainsi ni le DITIB, ni Milli Görus, la deuxième communauté religieuse islamique la plus importante, n’ont participé à la création de l’institut d’Osnabrück, le DITIB ayant même lancé sa propre formation en Allemagne l’an dernier. Pour Milli Görus, la formation d’imams ou d’aumôniers “doit être exempte d’influences extérieures, notamment politiques”, selon son secrétaire général Bekir Altas.

Mais le président du Collège de l’islam assure qu’il n’y a eu “absolument aucune prise d’influence de l’Etat qui ne s’est pas immiscé dans l’élaboration des programmes”. Reste l’épineuse question des débouchés. Car la profession d’imam reste à l’heure actuelle mal payée, dépendante des dons des fidèles. “Nous ne sommes pas une agence pour l’emploi” chargée de trouver des postes aux étudiants, prévient d’ailleurs Esnif Begic.

 

AFP

Canada : Justin Trudeau dénonce « un attentat terroriste » contre les musulmans à London

L’émotion est forte au Canada après l’attaque à la voiture-bélier qui a visé une famille musulmane de London, dans l’Ontario, dimanche 6 juin. Le Premier ministre a dénoncé « un attentat terroriste », estimant que ce terrible acte islamophobe n’est « malheureusement pas un cas isolé ».

Femmes, Marché, Voilée, Jordan, AkabaLa disparition, dans des circonstances tragiques, d’une famille musulmane* endeuille le Canada, au-delà des communautés musulmanes. Cinq membres de cette famille ont été fauchés par un pick-up dimanche 6 juin alors qu’elle faisait sa promenade du soir. Un acte clairement « prémédité » et « ciblé » en raison de l’appartenance religieuse des personnes pour la police, qui a arrêté le conducteur peu de temps après les faits.

Une veillée funèbre est organisée, mardi 8 juin, à la mosquée musulmane de London que la famille fréquentait. Un événement pour lequel le Premier ministre Justin Trudeau va faire le déplacement en signe de solidarité, de même que des dirigeants et des personnalités de divers partis politiques canadiens, unanimes pour condamner l’attaque islamophobe.

 

« Malheureusement pas un cas isolé »

Avant sa venue, le chef du gouvernement a qualifié l’attaque de « terroriste » à la Chambre des communes, où s’est tenue une minute de silence en hommage aux victimes. « Leurs vies ont été emportées dans un acte de violence brutal, lâche et éhonté. Ce meurtre n’était pas un accident. Il s’agissait d’un attentat terroriste, motivé par la haine, au cœur d’une de nos communautés », a-t-il signifié.

«​ Ce n’est malheureusement pas un cas isolé », a-t-il aussi déclaré, en évoquant l’attentat à la mosquée de Québec mais aussi le meurtre d’un fidèle devant une mosquée de Toronto en septembre 2020 et les attaques contre les musulmanes noires portant le voile à Edmonton en mars 2021. « On ne doit pas s’habituer à cette violence. On ne doit pas se laisser désensibiliser. On ne peut pas accepter que ça devienne normal. Chaque fois qu’on est témoin de cette haine, on doit la dénoncer. »

Selon des éléments communiqués par la famille, le père décédé, 46 ans, était physiothérapeute. Son épouse, 44 ans, préparait son doctorat en génie civil à l’Université Western. Leur fille de 15 ans était à l’école secondaire tandis que la grand-mère paternel, 74 ans, était considéré comme « un pilier » de la famille, peut-on lire sur une page de collecte de fond qui a recueilli plus de 330 000 dollars (225 000 €). Le seul survivant de l’attaque est le jeune enfant du couple, âgé de 9 ans, grièvement blessé.*

« Nous devons comprendre que la destruction d’une famille d’une manière aussi brutale et horrible est une chose contre laquelle nous devons tous nous dresser », a fait savoir la famille. « Nous devons nous opposer à la haine et à l’islamophobie et sensibiliser nos communautés et l’ensemble du spectre politique. »

*La famille a lancé un appel au grand public à ne pas diffuser les identités et les photos de famille sur les réseaux sociaux. Saphirnews respectera ce choix.

Saphirnews

A Nîmes, l’imam Hocine Drouiche reconnu coupable d’escroqueries et d’abus de biens sociaux

Imam, Musulman, Islam, La Religion Abus de biens sociaux, blanchiments, pressions exercées sur des organismes de protection sociale… Vendredi 4 juin, Hocine Drouiche a été condamné par la justice à 12 mois de prison avec sursis et cinq ans d’interdiction de gérer une société. Selon des informations du Midi Libre, l’imam de Nîmes a été convoqué pour s’expliquer sur des faits d’escroquerie auprès d’organismes sociaux et de faits d’abus de bien sociaux par le tribunal correctionnel de Nîmes. Il lui est reproché plus précisément d’avoir indument perçu des prestations sociales entre mars 2015 et février 2017, et entre mars 2019 et octobre 2020.

L’imam, originaire d’Algérie, est également accusé d’avoir effectué des retraits et des achats sur le compte d’une société de fruits et légumes dont il était le gérant. L’enquête a démontré qu’il avait perçu au nom de cette société, qui s’est par ailleurs constitué partie civile, 9 000 euros d’aides « versées par l’Etat dans le cadre du Covid », a rappelé l’avocat de la société plaignante. « J’ai pensé que cet argent était à moi », s’est défendu le religieux, qui a huit enfants à charge, épinglé notamment pour la réservation d’un voyage à La Mecque d’une valeur de 1 500 euros.

Des pressions exercées par de hauts fonctionnaires sur les plaignants

La Caisse d’allocations familiales (CAF) et le département du Gard se sont eux aussi portés parties civiles dans cette affaire au cours de laquelle la justice a également examiné le montage d’un « faux dossier d’aides au logement », l’escamotage de revenus pour bénéficier du Revenu de solidarité active (RSA) ou encore la non-déclaration de sommes en provenance de l’ambassade de l’Algérie. S’ajoutent à ces infractions, rapporte Midi Libre, des pressions exercées par de hauts fonctionnaires sur les organismes lésées pour éviter toute poursuite judiciaire.

Pour sa défense, Hocine Drouiche a déclaré avoir eu de nombreuses déconvenues professionnelles et s’être fait viré de deux emplois à cause de ses positions contre « l’extrémisme religieux ». « J’ai défendu les valeurs de la République, j’ai été confronté à un chemin de haine, je savais que je serai confronté à un chemin difficile. (…) Jusqu’à maintenant, je suis menacé de mort », a-t-il affirmé devant le président du tribunal correctionnel de Nîmes, Jean-Michel Perez.

Des arguments hors de propos qui n’ont absolument pas convaincu le magistrat qui l’a jugé coupable de toutes les infractions pour lesquelles il était poursuivi. Hocine Drouiche, figure contestée par des musulmans tant au niveau local que national, par ailleurs vice-président de la Conférence des imams fondée par Hassen Chalghoumi, avait été placé en garde à vue en décembre 2020 dans le cadre de cette affaire avant d’être libéré après avoir reconnu les faits selon Le Point. En revanche, son épouse a obtenu une relaxe pour l’ensemble des infractions reprochées.

Saphirnews

Hajj 2021 : l’Indonésie renonce à organiser le grand pèlerinage face au Covid-19

 

Hajj, Kaaba, La Mecque, Omra, PrierPour la deuxième année consécutive, l’Indonésie renonce à organiser le Hajj et, en conséquence, de n’envoyer aucun pèlerin que le quota pourrait lui permettre. C’est l’annonce qui a été faite jeudi 3 mai par le ministre des Affaires religieuse indonésien, Yaqut Cholil Qoumas, motivant sa décision par la nécessité de préserver la santé et la sécurité des pèlerins à l’heure où la pandémie de la Covid-19 sévit toujours dans le monde.

Par ailleurs, le ministre a indiqué que l’Arabie Saoudite n’avait toujours pas transmis d’informations quant au quota d’Indonésiens autorisés à se rendre en terre sainte cette année. Le gouvernement a assuré que les pèlerins qui devaient partir cette année sont garantis de partir accomplir le grand pèlerinage en 2022.

A ce stade, l’Arabie Saoudite n’a toujours pas présenté les modalités d’organisation du hajj 2021, si ce n’est que les pèlerins autorisés à se rendre à La Mecque devront être vaccinés. En 2020, les musulmans vivant en dehors des frontières saoudiennes n’avaient pas été autorisés à accomplir le pilier de l’islam.

 

Saphirnews

Burkina Faso : après le massacre de Solhan, le bilan relevé à 160 morts

La petite localité, située à une quinzaine de kilomètres de Sebba, chef-lieu de la province du Yagha, a été attaquée dans la nuit de vendredi à samedi par plusieurs hommes armés.

Carte du Burkina Faso à travers le verre de magnigying Banque d'images - 57265812 Le bilan de l’attaque menée dans la nuit de vendredi à samedi par des hommes armés dans le village de Solhan, au Burkina Faso, a été revu à la hausse, et s’élève désormais à 160 morts, ont annoncé dimanche 6 juin des sources locales à l’Agence France-Presse.

Au total, « 160 corps ont été inhumés hier [samedi] dans trois fosses communes par les populations locales (…), dont une vingtaine d’enfants », a déclaré un élu de la région. Un bilan confirmé par une autre source locale. Un précédent bilan de mêmes sources faisait état samedi soir de 138 morts. Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière enregistrée dans ce pays depuis le début des violences djihadistes en 2015.

Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a annoncé dimanche sur son compte Twitter un voyage « cette semaine » au Burkina Faso.

Zone des « trois frontières »

La petite localité de Solhan, située à une quinzaine de kilomètres de Sebba, chef-lieu de la province du Yagha, a été attaquée dans la nuit de vendredi à samedi, aux environs de deux heures du matin, heure locale, par des individus armés non identifiés, que le gouvernement a décrit comme des terroristes.

L’attaque a été commise dans la zone dite « des trois frontières » entre Burkina, Mali et Niger, régulièrement ciblée par des assauts meurtriers de djihadistes présumés liés à Al-Qaida et à l’organisation Etat islamique contre des civils et des militaires.

Un deuil national a été décrété samedi matin, pour une durée de soixante-douze heures. Les victimes sont des « civils sans distinction d’âge, tués par les terroristes », a déclaré le gouvernement dans un communiqué, ajoutant que « plusieurs habitations et le marché [de Solhan] ont été incendiés ».

Depuis le 5 mai, face à la recrudescence des attaques djihadistes, les forces armées ont lancé une opération d’envergure dans les régions du Nord et du Sahel. Malgré l’annonce de nombreuses opérations de ce type, les forces de sécurité peinent à enrayer la spirale de violences djihadistes qui ont fait depuis 2015 plus de 1 400 morts et plus d’un million de personnes déplacées fuyant les zones de violences.

Le Monde / AFP

Une hausse de la déduction fiscale sur les dons aux cultes annoncée

Plusieurs centaines de billets en euros empilés par valeur. Euro money concept. billets en euros. l'argent Euro. monnaie Euro. Des billets de banque empilés les uns sur les autres dans des positions différentes. photo toned Banque d'images - 50529848Ce geste pourrait aider des lieux de culte à sortir la tête de l’eau. Le gouvernement a adopté une mesure fiscale en faveur des associations cultuelles – uniquement celles régies par la loi de 1905 – dans le projet de loi Finances rectificative (PLFR) présenté en Conseil des ministres ce mercredi 2 juin. Dans le cadre de ce texte, le gouvernement prévoit d’augmenter la déduction fiscale sur les dons faits aux cultes, la faisant passer de 66 % à 75 %, dans une limite de 554 euros. Au-delà de cette somme, la déduction de 66 % sera de nouveau appliquée.

Cette mesure est toutefois temporaire puisqu’elle prendra fin le 31 décembre 2022. « Les associations cultuelles ont connu des pertes pendant la crise », a justifié Bercy, précisant auprès de Capital que « le passage de la réduction d’impôt à 75% sera effectif dès la présentation du PLFR ».

A l’instar du secteur de la culture, de la restauration ou du tourisme, les cultes ont été durement éprouvés par la crise sanitaire en raison des fermetures et des restrictions d’accès au public.

Sur l’année 2020, l’Église catholique de France avait constaté une perte de 40 % de ses ressources, soit 90 millions d’euros. Fin 2020, le rapport annuel de la Conférence des évêques de France révélait qu’un tiers des 90 diocèses de France étaient en grande difficulté économique. Quinze d’entre eux seraient même « dans des situations fragiles ». Les protestantes ont, pour leur part, évalué leurs pertes à 11 millions d’euros au cours de la première année d’épidémie.

Les mosquées dont la situation financière est des plus fragiles ne sont pas en reste. Néanmoins, la plupart d’entre elles sont aujourd’hui gérées par des associations loi 1901, exclues de la mesure dernièrement annoncée par Bercy.

 

Saphirnews

Imams 2.0 : idoles des musulmans de France ?

Crescent, Lune, Étoiles, BrillantDès le début des années 2000, la sphère cyberislamique s’est considérablement  développée sous une multitude de formes ( vidéos, réseaux sociaux, blogs, etc.) pour devenir une source majeure d’informations pour le musulman. Avec l’ordinateur et le portable, le message religieux est omniprésent. Chaque progression d’Internet voit naître des initiatives religieuses, et dans ce domaine, les acteurs 2.0 l’ont bien compris. Ces derniers participent ces dernières années à une professionnalisation de la prédication qui a fini par gagner le secteur commercial.

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                                 Fatima Achouri