A propos Fatima Achouri

Je suis consultante et essayiste. Spécialisée en sociologie de l’organisation et de l’islam contemporain, j’analyse notamment les interactions entre le religieux et les organisations. Mes travaux portent sur les enjeux des mutations actuelles (sociales, politiques, économiques, technologiques,etc.) auprès des organisations et des individus. Je suis également formatrice et conférencière auprès des organisations publiques et privées sur la gestion du fait religieux.

Les universités catholiques s’engagent pour l’Europe

Vendredi 3 mai, plusieurs recteurs d’universités catholiques européennes se sont réunis dans les locaux de l’Institut catholique de Paris pour rendre publique une déclaration sur l’Europe, signée par 32 recteurs d’universités catholiques européennes.

Trente-deux recteurs d’universités catholiques européennes ont signé, vendredi 3 mai, une déclaration commune pour exprimer, à l’approche des élections européennes, leur attachement au projet européen. « Pleinement conscients de l’identité de cette grande et ancienne réalité qu’est l’Europe et de ce qu’elle représente pour le monde entier, y compris par son inspiration chrétienne, (nous) voulons rappeler la raison d’être d’un horizon européen partagé », déclarent les signataires dans ce texte, dans lequel ils mettent en avant l’Europe comme communauté, mais aussi la démocratie européenne ou encore son « rôle et (sa) responsabilité spécifique dans le monde ».

C’est dans les locaux de l’Institut catholique de Paris que ce texte a été présenté, vendredi 3 mai, en présence de plusieurs recteurs signataires. « Il s’agit de donner une visibilité à notre réseau d’amitiés interuniversitaires et de communiquer notre position politique clairement favorable à l’Europe à l’approche des élections européennes » a déclaré Francesco Bonini, recteur de l’université LUMSA de Rome. « L’idée était de prendre la parole en public, en tant que recteurs des universités catholiques, sur une question qui touche à la liberté et à la communauté, mots-clefs des débuts de l’Europe dans le monde mais aussi de l’université ».

C’est ainsi à l’initiative du recteur de l’Institut Catholique de Paris, Mgr Philippe Bordeyne, que la rencontre entre les différents recteurs et représentants d’universités ayant pu faire le déplacement s’est tenue dans les locaux de l’institut.

Les deux recteurs français et italien avaient conçu l’idée d’une telle déclaration il y a deux mois, et c’est l’événement inattendu de l’incendie de Notre-Dame du 15 avril qui a précipité la décision de la rencontre, « compte tenu du lien historique entre le développement des universités et des cathédrales dans l’Europe médiévale », a précisé le recteur de l’institut. « Nous étions alors préoccupés des divergences entre nos gouvernements respectifs, mais lorsque nous avons vu que nos présidents Emmanuel Macron et Sergio Mattarella allaient célébrer ensemble le 500e anniversaire de la mort de Leonard de Vinci, nous avons pensé que c’était une bonne idée de publier la déclaration le lendemain. Il a alors fallu rapidement mobiliser les signataires de plusieurs universités d’Europe », a-t-il ajouté.

L’occasion d’un échange avec les étudiants

Le but était aussi d’ouvrir le dialogue avec des étudiants de l’institut, invités à cette occasion. « Les étudiants et recteurs n’ont pas l’habitude de se voir pour discuter et une telle situation serait quasiment impossible dans une université publique », a précisé Mgr Bordeyne.

Giovanni Marseguerra, professeur à l’Université du Sacré-Cœur de Milan a souligné l’importance « de concerner les jeunes afin de pouvoir penser l’Europe comme une famille à la fois internationale et intergénérationnelle ». Il ajoute que « pour construire une Europe humaniste, il faut avoir la capacité d’intégrer différentes cultures, de promouvoir le dialogue mais aussi de générer des opportunités concrètes pour les jeunes afin qu’ils puissent collaborer à ce projet ». Parmi les étudiants de l’ICP présents, Vincent abonde : « l’Europe ne doit pas uniquement se bâtir sur un idéal de paix mais sur un véritable idéal humaniste d’échanges entre les cultures ».

La vocation particulière des universités catholiques

C’est bien cet idéal que les universités catholiques veulent promouvoir. « Que des étudiants bien formés puissent bénéficier d’un socle spirituel leur permettant d’avoir des convictions et un positionnement fort dans la société vis-à-vis du bien commun, point qui nous est particulièrement cher et dont l’idée d’Europe est une belle expression, voilà ce qui constitue probablement la plus-value de nos universités » a déclaré Loïc Roche, responsable de la communication et de la stratégie à la Fédération Internationale des Universités Catholiques et présent à la rencontre.

« L’université doit être un lieu où se créent des connexions vertueuses entre les Europes, celle des idées, celle du papier administratif et celle de la vie quotidienne, ajoute le recteur romain Francesco Bonini afin d’avoir une réelle vision et de ne pas répéter des discours politiquement corrects ».

 

La Croix

Le chauffeur de la RATP accusé d’avoir refusé une jeune femme en jupe reconnaît « une faute de service »

Mardi 30 avril, dans le 19e arrondissement de Paris, un chauffeur de la RATP avait refusé, selon l’écrivain algérien Kamel Bencheikh, l’accès au bus à sa fille et une amie à elle, en raison d’une jupe jugée trop courte.

La RATP a communiqué ce dimanche 5 mai auprès de 20 Minutes, indiquant avoir ouvert une procédure disciplinaire à l’encontre du chauffeur, “qui pourra aller jusqu’à la révocation”.

″À ce stade de l’enquête interne, le machiniste ne reconnaît pas les faits tels qu’ils ont été présentés dans la presse. Il reconnaît toutefois une faute de service, notamment avec le non-respect des règles d’exploitation en ayant refusé d’ouvrir les portes à deux jeunes filles, à une heure tardive, à la station Botzaris”, explique la RATP au site du quotidien.

Le chauffeur concerné est en poste depuis 4 ans à la RATP et n’a jamais fait “l”objet d’observation ou de sanction quant à son comportement”, précise 20 Minutes.

 

Malgré un appel à témoins lancé sur Twitter, aucune personne ne s’est encore manifestée, a encore indiqué la RATP à 20 Minutes, tandis que l’écrivain Kamel Bencheikh, contacté par deux fois par la régie de transports, n’a pas donné suite pour faire réentendre sa version. Aucune plainte n’a pour le moment été déposée.

“T’as qu’à bien t’habiller!”

Mercredi 1er mai, Kamel Bencheikh a accusé dans une publication Facebook au vitriol un chauffeur de la RATP d’avoir refusé l’accès au bus à sa fille et à une amie à elle en raison d’une jupe jugée trop courte. Des faits qui lui avaient été rapportés par ces dernières. Le billet -dont voici une partie ci-dessous-, dans lequel l’auteur revendiquait son “islamophobie”, avait été supprimé par le réseau social.

″À 23 heures 05 précisément, se présente le bus 60 qu’elle attendait avec son amie. Il n’y avait qu’elles deux. Le bus s’arrête et elles se présentent à la portière. Le machiniste regarde ma fille et refuse d’ouvrir la portière. Elle tambourine encore mais rien ne se passe. Le bus démarre et s’arrête vingt mètres plus loin, au feu rouge (…) Ma fille court et se présente de l’autre côté du bus pour parler au conducteur. À la question de savoir pourquoi il n’ouvre pas la porte, le conducteur répond: T’as qu’à bien t’habiller!”

Les images de vidéosurveillance provenant des caméras placées dans le bus sont inexploitables, car celles-ci sont écrasées après 48 heures. Et comme les faits se seraient déroulés dans la soirée du mardi 30 avril au mercredi 1er mai, elles ont donc depuis été effacées.

“On me reproche d’inciter à la haine. Mais j’ai publié les faits parce que je voulais qu’ils soient repris. Pour dénoncer cette dérive”, avait justifié l’écrivain auprès du Parisien, premier média à évoquer cette affaire vendredi 3 mai. Kamel Bencheikh exige en outre des “excuses publiques” de la part de la RATP.

 

Le Huffingthon Post

En Chine, la traque des Ouïghours musulmans s’opère à travers une application mobile

Human Rights Watch (HRW) a dévoilé, jeudi 2 mai dans un nouveau rapport, la manière dont la Chine surveille les musulmans, et en particulier les millions d’Ouïghours dans la province de Xinjiang. Une surveillance de masse qui prend l’allure d’une traque à travers une application mobile où chaque aspect de la vie des personnes passe à la loupe des autorités.

« Pour la première fois, nos recherches démontrent que la police du Xinjiang recueille illégalement des informations sur des habitants même quand leurs activités sont tout à fait légales, afin de prendre des mesures contre certains d’entre eux », affirme Maya Wang, chercheure sur la Chine auprès de la division Asie à HRW.

Le moindre fait et geste scruté des autorités

 

L’ONG a employé la technique de rétro-ingénierie « pour analyser l’application liée à la Plateforme intégrée d’opérations conjointes (« Integrated Joint Operations Platform », IJOP), utilisée par la police du Xinjiang pour collecter des données personnelles et signaler les individus jugés potentiellement menaçants ».

Décrite comme « un système des systèmes » par Maya Wang, l’application possède trois fonctions : i[« elle collecte les données, rapporte les activités ou situations suspicieuses et préconise des missions d’investigation ». ]I

Elle collecte des informations allant du groupe sanguin d’un individu jusqu’à son affiliation politique et religieuse. Identité, plaque d’immatriculation, adresse IP, référence du Smartphone, consommation d’électricité et de carburant… rien n’échappe à la surveillance. L’application est également en capacité de déterminer s’il y a lieu de surveiller les autres applications téléchargées par les utilisateurs, l’inscription sur les réseaux sociaux tels que Twitter ou Whatsapp ou encore l’usage des VPN pour une connexion cryptée.

En fonction des données recueillies, les individus sont divisés en 36 catégories, selon si la personne qui achète du carburant à la pompe n’est pas le propriétaire attitré du véhicule, si un individu utilise de moins ou moins son smartphone, s’il a peu de contact avec son voisinage, s’il a téléchargé Whatsapp, Viber ou Telegram, s’il a participé à un don pour une mosquée, s’il a passé un long séjour à l’étranger… « Les autorités chinoises ont programmé l’IJOP de telle manière que de nombreuses activités ordinaires et légales sont traitées comme des indicateurs de comportements suspects », indique HRW, pour qui le régime répressif chinois a atteint des sommets.

L’ONG appelle la Chine à fermer IJOP et à effacer les données qu’elle a recueillies dans ce cadre. Surtout, elle préconise que les gouvernements des pays étrangers reconnaissent « la nécessité de contrôles d’exportations vers la Chine, de sanctions ciblées et de mesures protégeant le droit à la vie privée, afin d’éviter que les pratiques employées au Xinjiang ne soient aussi utilisées ailleurs dans le monde ».

Saphirnews

Interdiction des signes religieux : le Québec se rebelle au pays du multiculturalisme

Le gouvernement québécois a présenté un projet de loi sur la laïcité interdisant les signes religieux à certains fonctionnaires. Une première dans l’histoire du Québec. De quoi provoquer la colère de Justin Trudeau, qui y voit une « discrimination ».

Il aura fallu dix ans de débat et une promesse électorale pour que la proposition puisse voir le jour. Si la loi est votée en juin, au Québec, les signes religieux seront interdits aux fonctionnaires en position d’autorité tels que les policiers, les juges ou les enseignants. Le « visage découvert » sera également exigé pour ces employés de l’Etat ainsi que pour toute personne recevant un service de l’État et ce, pour des raisons d’identification. Et pour éviter une possible « dictature des tribunaux », le gouvernement québécois a recours à la « clause nonobstant » qui restaure, pendant cinq ans, le prima de la souveraineté parlementaire sur les juges.

JUSTIN TRUDEAU DÉÇU ET CHOQUÉ

Ce projet de loi, dit « projet de loi 21 », n’a pas fini d’agiter le Canada… Si près de 74% des Québécois francophones y sont favorables, selon un sondage Léger pour le CAQ, la pilule a du mal à passer du côté des Canadiens anglophones. Le texte venait tout juste d’être déposé que Justin Trudeau, Premier ministre canadien, s’empressait de manifester son indignation : « Pour moi, il est impensable que, dans une société libre, nous légitimions la discrimination contre des citoyens en raison de leur religion », expliquait-il, tout en reconnaissant qu’il n’avait pas lu le texte.

Une réaction qui n’a rien de surprenant de la part de ce chantre du multiculturalisme qui, en 2013, comparait la laïcité à… la ségrégation raciale aux Etats-Unis dans les années 50. Pourtant, pour bon nombre de Québécois, le texte est encore trop timide. En effet, les éducatrices en garderie ne sont pas concernées par l’interdiction des signes religieux. De plus, la « clause grand-père » inclue dans le projet empêche tout effet rétroactif. En d’autres termes, les fonctionnaires qui portent déjà un voileou une kippa pourront continuer à le faire.

« Les tenants du multiculturalisme, au Québec
comme ailleurs, ont la fâcheuse tendance
à présenter leurs opposants comme des intolérants et xénophobes »

La réaction d’Ottawa ne surprend pas les Québécois. Pour l’historien Eric Bédard, « les tenants du multiculturalisme, au Québec comme ailleurs, s’arrogent le monopole du bien et ont la fâcheuse tendance à présenter leurs opposants comme des simples d’esprit, repliés sur eux-mêmes, intolérants et xénophobes ». Et de regretter un débat « hystérisé ».

Entre le Québec et le reste du pays, il y a en effet une véritable différence d’approche. Au niveau fédéral, le fait qu’une femme ait été autorisée par le passé à témoigner dans un procès entièrement voilée avait été vu par certains comme « un progrès ». Quant au niqab, il est même autorisé lors des cérémonies de citoyenneté. Difficile dans ces conditions pour les aficionados du multiculturalisme de comprendre la position des Québécois, influencés par la laïcité à la française. « Le voile est désormais perçu comme une composante même de l’identité canadienne, le symbole de la tolérance », explique Patrick Taillon, professeur de droit public à l’Université de Laval. Alors que pour les Québécois, le rôle de l’Etat ne devrait pas être la valorisation des religions mais plutôt une forme de retenue, du moins dans certains domaines.

Patrick Taillon ajoute : « Ce dossier autour de la laïcité interroge : le Canada, qui aime à se qualifier d’ouvert, peut-il tolérer un Québec ayant sa propre vision de la démocratie, des droits et de la citoyenneté ? ». Une question tranchée dimanche 31 mars par le Premier ministre du Québec, François Légault : « Au Québec, c’est comme ça qu’on vit ! ». A bon entendeur.

Marianne

Le Sri Lanka frappé par une série d’attaques meurtrières

De nombreux attentats à la bombe ont frappé le Sri Lanka ce dimanche 21 avril 2019, faisant des centaines de morts et de blessés, dont plusieurs dizaines d’étrangers, dans des hôtels et des églises catholiques du pays, principalement à Colombo. Pour l’heure, ces attaques n’ont pas été revendiquées.Six explosions, puis une septième plus tard, puis une huitième, ont eu lieu dans au moins quatre hôtels et trois églises du Sri Lanka, où l’on célébrait la messe de Pâques. Notamment Saint-Antoine, dans la capitale, région où se trouvent également les hôtels (la septième explosion est survenue non loin, à Dehiwela).Un autre lieu de culte est à Batticaloa, dans l’est de l’île. Quant à Saint-Sébastien de Katuwapitiya, la troisième église visée, elle se trouve à Negombo, au nord de Colombo. « Attentat contre notre église, s’il vous plaît, venez nous aider si des membres de votre famille s’y trouvent », peut-on lire dans un message en anglais posté sur le compte Facebook de l’église.Les opérations de secours se poursuivent. Un député du Sri Lanka affirme s’être rendu après les faits dans l’un des hôtels et dans l’une des églises. Il a fait état de « scènes horribles » et de corps morcelés à la suite des explosions, rapporte notre correspondant dans la région, Antoine Guinard.« Je condamne fermement les attaques lâches perpétrées contre notre peuple aujourd’hui. J’appelle tous les Sri-Lankais, en cette période tragique, à rester unis et forts. Évitez de propager des rapports non vérifiés et des spéculations. Le gouvernement prend des mesures immédiates », a réagi le Premier ministre.Une réunion du conseil de sécurité nationale doit se tenir à la résidence du Premier ministre.

Le chef de la police aurait alerté ses services il y a dix jours. Selon lui, un mouvement islamiste appelé « NTJ » projetait « des attentats suicides contre des églises importantes et la Haute Commission indienne ».Le « National Thowheeth Jama’ath » s’est fait connaître l’an passé, en lien avec des actes de vandalisme commis contre des statues bouddhistes. Cependant, pour l’heure, aucune revendication n’a été émise suite à cette série d’explosions meurtrières, dont certaines pourraient avoir été menées par des kamikazes.Paix relative et fragileLes chrétiens étaient manifestement une cible, dans ce pays qui a connu une guerre civile pendant plus de 35 ans. Selon le recensement de 2012, parmi les 22 millions de Sri-Lankais, 7,6% sont chrétiens. Les musulmans représentent 9,7%, mais c’est le bouddhisme qui est majoritaire (70%). 12,6% sont hindouistes.Selon l’Agence France-Presse, les catholiques sont perçus au Sri Lanka comme une force unificatrice, car on en trouve à la fois chez les Tamouls et dans la majorité cinghalaise. Mais certains sont mal vus parce qu’ils soutiennent des enquêtes extérieures sur les crimes de l’armée sri-lankaise contre les Tamouls.Dans son rapport de 2018 sur les droits de l’homme au Sri Lanka, rappelle Reuters, la diplomatie américaine écrit que des organisations chrétiennes et des églises ont subi des pressions les invitant à cesser toute activité. Les autorités ont même parlé de « réunions non autorisées » et des moines bouddhistes ont tenté de fermer certains lieux de culte chrétiens, mais aussi musulmans.La guerre s’est achevée en 2009. Selon l’ONU, entre 1972 et 2009, le conflit a fait entre 80 000 et 100 000 morts. Jean-Paul II s’était rendu sur place en 1995. François en a fait de même en 2015 ; la police de la capitale avait alors parlé de la foule la plus importante jamais rassemblée lors d’une manifestation publique.

De nombreux attentats à la bombe ont frappé le Sri Lanka ce dimanche 21 avril 2019, faisant des centaines de morts et de blessés, dont plusieurs dizaines d’étrangers, dans des hôtels et des églises catholiques du pays, principalement à Colombo. Pour l’heure, ces attaques n’ont pas été revendiquées.

Six explosions, puis une septième plus tard, puis une huitième, ont eu lieu dans au moins quatre hôtels et trois églises du Sri Lanka, où l’on célébrait la messe de Pâques. Notamment Saint-Antoine, dans la capitale, région où se trouvent également les hôtels (la septième explosion est survenue non loin, à Dehiwela).

Un autre lieu de culte est à Batticaloa, dans l’est de l’île. Quant à Saint-Sébastien de Katuwapitiya, la troisième église visée, elle se trouve à Negombo, au nord de Colombo. « Attentat contre notre église, s’il vous plaît, venez nous aider si des membres de votre famille s’y trouvent », peut-on lire dans un message en anglais posté sur le compte Facebook de l’église.

Les opérations de secours se poursuivent. Un député du Sri Lanka affirme s’être rendu après les faits dans l’un des hôtels et dans l’une des églises. Il a fait état de « scènes horribles » et de corps morcelés à la suite des explosions, rapporte notre correspondant dans la région, Antoine Guinard.

« Je condamne fermement les attaques lâches perpétrées contre notre peuple aujourd’hui. J’appelle tous les Sri-Lankais, en cette période tragique, à rester unis et forts. Évitez de propager des rapports non vérifiés et des spéculations. Le gouvernement prend des mesures immédiates », a réagi le Premier ministre.

Une réunion du conseil de sécurité nationale doit se tenir à la résidence du Premier ministre. Le chef de la police aurait alerté ses services il y a dix jours. Selon lui, un mouvement islamiste appelé « NTJ » projetait « des attentats suicides contre des églises importantes et la Haute Commission indienne ».

Le « National Thowheeth Jama’ath » s’est fait connaître l’an passé, en lien avec des actes de vandalisme commis contre des statues bouddhistes. Cependant, pour l’heure, aucune revendication n’a été émise suite à cette série d’explosions meurtrières, dont certaines pourraient avoir été menées par des kamikazes.

Paix relative et fragile

Les chrétiens étaient manifestement une cible, dans ce pays qui a connu une guerre civile pendant plus de 35 ans. Selon le recensement de 2012, parmi les 22 millions de Sri-Lankais, 7,6% sont chrétiens. Les musulmans représentent 9,7%, mais c’est le bouddhisme qui est majoritaire (70%). 12,6% sont hindouistes.

Selon l’Agence France-Presse, les catholiques sont perçus au Sri Lanka comme une force unificatrice, car on en trouve à la fois chez les Tamouls et dans la majorité cinghalaise. Mais certains sont mal vus parce qu’ils soutiennent des enquêtes extérieures sur les crimes de l’armée sri-lankaise contre les Tamouls.

Dans son rapport de 2018 sur les droits de l’homme au Sri Lanka, rappelle Reuters, la diplomatie américaine écrit que des organisations chrétiennes et des églises ont subi des pressions les invitant à cesser toute activité. Les autorités ont même parlé de « réunions non autorisées » et des moines bouddhistes ont tenté de fermer certains lieux de culte chrétiens, mais aussi musulmans.

La guerre s’est achevée en 2009. Selon l’ONU, entre 1972 et 2009, le conflit a fait entre 80 000 et 100 000 morts. Jean-Paul II s’était rendu sur place en 1995. François en a fait de même en 2015 ; la police de la capitale avait alors parlé de la foule la plus importante jamais rassemblée lors d’une manifestation publique.

RFI

Affaire Asma Bougnaoui Porter le voile islamique dans une entreprise privée est un droit… soumis à des conditions

 

Ce jeudi, la cour d’appel de Versailles a tranché en faveur d’une salariée d’une entreprise privée licenciée en 2008 parce qu’elle avait refusé de retirer son voile islamique rapporte le Parisien. Son ex-employeur doit lui verser 23 000 euros.

 

Le jugement de la cour d’appel de Versailles vient que confirmer le droit de porter le voile islamique dans une entreprise privée. Ce jeudi, la cour a donné raison à Asma Bougnaoui, qui en 2008 avait été licenciée par son employeur de l’époque, Micropole, alors qu’elle occupait un poste d’ingénieur informatique, rapporte Le Parisien. La raison de son renvoi : le refus de retirer son voile. Un an après son embauche, l’ingénieur s’était rendu chez Groupama, un client de son employeur, pour une intervention à Toulouse. Mais voilà, des collaborateurs de l’assureur se sont plaints de la venue de cette femme voilée invoquant une « gêne ». Micropole lui demande alors de retirer son voile lors de déplacements chez les clients.

Finalement, la cour d’appel de Versailles a annulé le licenciement et condamné la société Micropole à verser à cette ex-employée une somme de plus 23 000 euros. Il faut savoir que l’interdiction des signes religieux dans l’entreprise, contrairement à l’interdiction du voile dans les lieux publics, n’a pas été posée par la loi. Pour autant, la liberté d’expression religieuse ne doit pas entraîner de troubles dans l’entreprise. Et jusqu’à son licenciement, Asma Bougnaoui n’avait jamais eu de problèmes au sein de son entreprise.

Possibilité d’instaurer un réglement intérieur

Si un règlement intérieur précis interdisait le voile au sein de Micropole, la société aurait pu le mettre en avant. Par contre, si l’employeur interdit le voile au travail, sa décision ne doit pas être motivée par des critères religieux mais par les conséquences que ce vêtement pourrait avoir en matière d’organisation, d’hygiène ou de sécurité au travail. Dans son article 2, la loi travail du mois d’août 2016 prévoit également la possibilité d’insérer dans le règlement intérieur des règles inscrivant le principe de neutralité dans l’entreprise et restreignant la manifestation des convictions (politiques, religieuses) des salariés.

Cependant, deux conditions ont été posées par la Cour de cassation. La première est que cette clause doit être « indifférenciée », ce qui signifie qu’elle ne peut pas viser qu’un seul culte ou une seule religion. La deuxième condition est que cette règle ne peut s’appliquer qu’aux salariés en contact avec la clientèle.

Enfin, si une salariée refuse de retirer son voile islamique, l’entreprise ne peut pas prendre immédiatement une mesure de licenciement et doit d’abord envisageait d’autres solutions, comme un reclassement.

 

La Voix du Nord

Iran: La femme qui protestait contre le port du voile condamnée à un an de prison

Un an de prison pour avoir contesté le port du voile. C’est la condamnation infligée début mars à une femme en Iran, selon les déclarations de son avocat ce dimanche.

Vida Movahédi a été arrêtée en octobre 2018 pour être apparue sans voile sur le dôme au centre de la place Enghelab («Révolution » en persan) de Téhéran. Elle agitait à bout de bras son voile et des ballons rouges. Elle a été poursuivie pour « incitation à la corruption et à la débauche ».

Manifestantes arrêtées, avocate emprisonnée

Lors de son procès, Vida Movahédi a déclaré qu’elle était « opposée au voile islamique obligatoire » et qu’elle protestait sous forme d’une « révolte civique ». La justice iranienne l’a condamnée le 2 mars dernier à un an de prison. Elle pourrait bénéficier d’une libération anticipée ou d’une amnistie mais des obstacles administratifs bloquent ces mesures. « Plus d’un mois après [le jugement], nous en sommes toujours au même point », déplore son avocat.

Mère d’une fille de deux ans, Vida Movahédi avait déjà protesté, seule, contre l’obligation de porter le voile en décembre 2017. Elle était alors devenue l’égérie d’un mouvement de contestation, rapidement réprimé par les autorités. Elle et plusieurs autres femmes ayant imité son geste avaient été arrêtés et condamnées à une amende.

Nasrin Sotoudeh, une avocate qui a défendu nombre d’entre elles, purge depuis juin 2018 une peine de cinq ans de prison après des accusations d’espionnage. Selon son mari, elle a été condamnée​ en mars à dix ans supplémentaires pour « incitation à la débauche ». Depuis la Révolution islamique de 1979, le code vestimentaire iranien impose aux femmes de sortir tête voilée et le corps couvert d’un vêtement ample.

 

20 Minutes

Une femme sortie d’un bureau ultra-orthodoxe pour qu’un rabbin puisse voter

Les fidèles du chef de la dynastie hassidique Gour auraient réclamé l’intervention de députés du Likud après qu’un membre du bureau, une femme, a refusé de partir à Bnei Brak

Une femme du Likud qui travaillait dans un bureau de vote de la ville ultra-orthodoxe de Bnei Brak pendant les élections, mardi, a été contrainte de quitter son poste à la demande du chef de la secte hassidique Gour, le rabbin Yaakov Aryeh Alter, selon un article paru vendredi dans Haaretz.

La femme a tout d’abord refusé de partir et les fidèles du rabbin ont contacté des membres du Likud siégeant à la Knesset qui sont intervenus, a précisé l’article.

Les législateurs ont alors envoyé un responsable masculin du parti au bureau de vote pour remplacer la femme « qui est allée déjeuner » – permettant ainsi au rabbin de mettre son bulletin dans l’urne.

Des sources ont dit à Haaretz que lorsque les fidèles avaient remarqué la présence de cette femme dans l’enceinte du bureau de vote, ils avaient su que « dès le début, ce serait un problème ».

« Ils ont presque tout fait pour la convaincre de partir. Ils lui ont même offert de l’argent », a confié la source.

L’un des fidèles d’Alter a dit vendredi à Haaretz que le rabbin n’avait pas eu l’intention d’insulter la femme mais qu’il avait vu dans sa présence dans le bureau « une affaire de respectabilité ».

« Le rabbin ne reçoit pas les femmes et il ne les regarde pas », a-t-il dit. « C’est exactement la même chose que de consentir à une demande spéciale émanant d’un Premier ministre ou d’un président. »

Alter est l’Admor, ou chef, du mouvement hassidique Gour et il est le puissant patron du vice-ministre de la Santé Yaakov Litzman de Yahadout HaTorah.

Le responsable de la commission électorale du Likud, Yaakov Vidar, a minimisé l’incident, disant que le parti avait « changé son personnel comme cela s’est avéré nécessaire » au cours de cette journée électorale effrénée.

Les communautés ultra-orthodoxes tentent fréquemment d’imposer une séparation entre les hommes et les femmes. Les deux sexes ne se mélangent pas à la synagogue ou lors des mariages, et les hommes et les femmes qui ne sont pas parents s’abstiennent de tout contact physique.

Ils ont également essayé de mettre en place une séparation des sexes dans les transports publics, une initiative considérée comme illégale par la Cour suprême. Les exemples d’hommes ultra-orthodoxes refusant de prendre place aux côtés d’une femme, dans les avions, sont aussi fréquents.

La majorité des médias ultra-orthodoxes au sein de l’Etat juif – qui comprennent quatre quotidiens, deux hebdomadaires majeurs et deux sites internet très fréquentés – refusent de la même manière de montrer des images de femmes, clamant qu’il s’agirait d’une violation de la pudeur.

 

The Times of Israël

Un rabbin passé par la case prison en Israël nommé av beth din du Maroc

Deux ans après sa libération de prison, le rabbin Yoshiyahou Pinto a été nommé juge rabbinique et responsable de la casheroute dans le pays musulman

Deux ans après sa libération de prison, le rabbin Yoshiyahou Pinto a été nommé dirigeant du tribunal rabbinique du Maroc.

Le rabbin a été assermenté à la grande synagogue de Casablanca lors d’une cérémonie officielle samedi soir, devant des centaines de personnes, dont des membres du gouvernement marocain.

Dans sa nouvelle fonction, avalisée par le roi du Maroc, Yoshiyahou Pinto officiera également notamment en tant que responsable de la casheroute du pays.

Pinto présidera cette “nouvelle institution de la communauté juive marocaine dont la tâche est essentiellement la mise en place d’une casheroute fiable apte à garantir le respect des prescriptions alimentaires à la communauté et aux 100 000 touristes juifs observant », indique un communiqué du Conseil des communautés israélites du Maroc (CCIM).

« Le CCIM a décidé la création d’un Beth-Din Maroc pour différencier les responsabilités des chambres rabbiniques, des tribunaux marocains avec les autres tâches du rabbinat dont la casheroute. Cette distinction est spécifique au Maroc où les tribunaux sont une partie intégrante du système judiciaire national”, précise le communiqué.

Toujours selon le CCIM, le grand rabbin sera nommé prochainement. “Dans un futur très proche, le CCIM procédera à la désignation et à l’intronisation du futur Grand Rabbin du Maroc dont la désignation est en cours de finalisation”, précise le secrétaire général du CCIM, Serge Berdugo, dans un communiqué.

Lors de la cérémonie, Pinto a promis à la petite communauté juive du royaume majoritairement musulman qu’ils « suivraient une nouvelle voie » sous sa direction. Il a également remercié le roi Mohammed VI pour son soutien.

Dans son discours, le rabbin a brièvement évoqué son passage d’un an en prison en Israël : « C’est Dieu m’a mis à l’épreuve ».

Ce rabbin kabbaliste qui jouit d’une grande popularité internationale auprès de célébrités et autres hommes d’affaires s’est installé au Maroc début 2017, après sa sortie de prison. Il avait été condamné pour corruption d’un officiel de la police en 2014.

Dans le cadre d’une négociation de peine, il avait accepté de témoigner contre Menashe Arviv, l’ancien chef de l’unité anti-corruption de la police, qui est soupçonné d’avoir accepté des avantages d’hommes d’affaires associés au rabbin.

À la tête de plusieurs organisations caritatives et d’institutions spécialisées dans l’étude de la Torah dans la ville côtière d’Ashdod et aux États-Unis, il a également fait l’objet d’un certain nombre d’enquêtes du FBI.

Le rabbin – dont les partisans comprennent Jay Schottenstein, le président de la marque de vêtements American Eagle Outfitters et le magnat israélien de l’immobilier Jacky Ben-Zaken – était soupçonné d’avoir détourné des fonds d’une de ses organisations caritatives, mais aucune charge n’a jamais été déposée contre lui.

En avril 2014, les procureurs fédéraux ont déposé une requête contre le républicain Michael Grimm, un membre du Congrès américain, pour avoir reçu des contributions des partisans de Pinto. Grimm a reconnu avoir reçu 250 000 dollars à 300 000 dollars des disciples du rabbin.

 

The Times of Israël

Notre-Dame de Paris : cagnottes, promesses de dons et souscription nationale pour financer la reconstruction

Et maintenant, les dons pour la reconstruction. « Dès demain une souscription nationale sera lancée », a annoncé Emmanuel Macron, lundi 15 avril peu avant minuit, lors d’une allocution aux abords de Notre-Dame de Paris encore ravagée par les flammes. « Cette cathédrale, nous la rebâtirons tous ensemble et c’est sans doute une part du destin français et le projet que nous aurons pour les années à venir », a lancé solennellement le chef de l’Etat. Plus tôt dans la soirée, plusieurs responsables politiques l’avaient exhorté à avoir recours à cette souscription pour financer les futures réparations du monument national.

En parallèle, les promesses de dons affluaient déjà, mardi matin. La maire de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé une contribution à hauteur de 50 millions d’euros de la Ville pour la restauration de la cathédrale. « Je vais proposer au président de la République que nous organisions tous ensemble, dans les prochaines semaines, une grande conférence internationale des donateurs, qui pourra se tenir à l’hôtel de ville », a-t-elle déclaré. La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a pour sa part annoncé le déblocage de 10 millions d’euros d’« aide d’urgence pour aider l’archevêché à faire les premiers travaux ».

100 millions de Pinault, 200 millions d’Arnault

Côté mécènes, la société d’investissement de la famille Pinault, Artemis, va débloquer 100 millions d’euros pour participer à la reconstruction de la cathédrale, a fait savoir son président, François-Henri Pinault. Mardi matin, LVMH et la famille Arnault ont à leur tour annoncé un « don de 200 millions d’euros » pour participer « à la reconstruction de cette extraordinaire cathédrale, symbole de la France, de son patrimoine et de son unité ».

Par la voix de son PDG, Patrick Pouyanné, le groupe Total a fait savoir qu’il donnerait 100 millions d’euros pour la reconstruction de l’édifice. « Très touchés » par l’incendie, Martin et Olivier Bouygues ont, eux, assuré se mobiliser « à titre personnel » avec un don de 10 millions d’euros via leur holding familiale, SCDM. Le milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, qui contrôle la société d’investissement Fimalac, a également annoncé vouloir participer à « l’effort national de reconstruction ». Il donnera ainsi 10 millions d’euros « pour la restauration de la flèche, symbole de la cathédrale », qui s’est effondrée lundi dans l’incendie.

La Fondation du patrimoine a ouvert son propre outil de collecte de dons en ligne dès mardi sur son site Internet. Cette fondation privée qui se consacre à la préservation du patrimoine avait notamment perçu des fonds du Loto du patrimoine.

Des internautes ont eux aussi cherché à apporter leur pierre pour rebâtir l’édifice en créant des cagnottes en ligne. En la matière, la méfiance s’impose tant la création de tels outils de collecte de dons sur des plates-formes, comme Leetchi et Lepotcommun, est à la portée de chacun sans garantie de la destination de l’argent. Plusieurs campagnes en faveur de Notre-Dame de Paris ont toutefois été lancées, certaines avec un succès immédiat.

La campagne « Notre-Dame de Paris Je t’aime », lancée par le site Dartagnans, spécialisé dans les campagnes de financement participatif pour le patrimoine, l’art et la culture, a ainsi récolté plus de 22 000 euros au lendemain de l’incendie. « L’intégralité de la cagnotte sera reversée à Notre-Dame », affirme la page Internet de la cagnotte. Une autre, appelée « Financement des réparations de Notre-Dame », hébergée par la plate-forme Leetchi avait reçu plus de 11 000 euros de dons à 7 heures. Elle a été lancée par un compte intitulé « Anonyme parisien ». Deux amis, Charles Gosse et Laurent Segnis, en revendiquent la paternité.

Un élan de solidarité mondial

Contacté par Le Monde, M. Segnis affirme que l’argent récolté sera reversé au recteur de Notre-Dame de Paris – qu’il entendait contacter dès mardi matin, de même que le ministère de l’intérieur et celui de la culture. « Nous citoyens, avec nos petits moyens, il faut qu’on arrive à se réunir autour d’une cause », explique M. Segnis, juriste, qui est aussi l’un des fondateurs des « gilets bleus », collectif créé en réaction au mouvement des « gilets jaunes ». Il affirme par ailleurs avoir été contacté dans la soirée par la plate-forme Leetchi pour certifier la collecte.

Afin de s’assurer de la fiabilité des créateurs de cagnotte, les plates-formes ont en effet recours à ces vérifications. Sur le site Lepotcommun, une collecte en faveur de Notre-Dame de Paris a été certifiée : celle organisée par l’Observatoire du patrimoine religieux. Celle-ci porte déjà le nom de « souscription nationale pour Notre-Dame de Paris ».

L’incendie a également suscité un élan de solidarité dans le monde, que l’Unesco s’est proposé de coordonner. La French Heritage Society, organisation installée à New York qui se consacre à la préservation des trésors architecturaux et culturels français, a lancé une page Web pour collecter des fonds. « Notre-Dame est évidemment une merveille architecturale et un monument qu’il faudrait certainement restaurer », a déclaré Jennifer Herlein, directrice générale de la French Heritage Society. En 2018, l’association Friends of Notre-Dame de Paris avait organisé une levée de fonds aux Etats-Unis pour financer les travaux de rénovation.

 

Le Monde