Israël maintient son interdiction d’accès à la bande de Gaza pour les journalistes étrangers, malgré le cessez-le-feu en vigueur dans le territoire palestinien. Une mesure contestée par l’Association de la presse étrangère à Jérusalem, qui invoque le droit du public à l’information. Le gouvernement met en avant des impératifs de sécurité.
Les autorités israéliennes continuent d’empêcher les journalistes étrangers d’accéder à la bande de Gaza. Elles invoquent des raisons sécuritaires. « Malgré un changement de la situation factuelle sur le terrain, l’entrée de journalistes (tant étrangers que non étrangers) dans la bande de Gaza sans escorte (…) ne doit pas être autorisée », estime le procureur, représentant le gouvernement, dans un document envoyé à la Cour suprême. « Cela est lié à des raisons de sécurité, sur la base de la position des autorités militaires, qui estiment qu’il existe encore un risque sécuritaire », ajoute-t-il, soulignant « la persistance de menaces et d’incidents ».
Ce texte constitue la réponse formelle du gouvernement à la requête déposée par l’Association de la presse étrangère (FPA) qui représente les médias internationaux en Israël et dans les Territoires palestiniens. Celle-ci réclamait à la justice israélienne de permettre un accès immédiat à Gaza.
Une atteinte au droit à l’information
Les juges vont devoir évaluer désormais la solidité juridique des arguments avancés, notamment ceux liés à la sécurité. À plusieurs reprises depuis le début de la procédure, la FPA a dénoncé les « tactiques dilatoires » d’Israël « pour empêcher l’entrée des journalistes » dans le territoire. Selon elle, le gouvernement empêche les journalistes de « remplir leurs devoirs journalistiques » et entrave « le droit du public à l’information ».
Depuis début octobre, un cessez-le-feu précaire est en vigueur et les tirs sont quotidiens dans la bande de Gaza : 420 Palestiniens ont été tués depuis cette date, selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas. L’armée israélienne a fait état, elle, de trois soldats tués.
RFI
