Centre : la justice dit non à la réouverture de l’école musulmane

La fermeture de l’école privée Les Ateliers Montessori, à La Chapelle-Saint-Mesmin (Centre), est maintenue. La justice, saisie par l’établissement qui contestait une atteinte à la liberté d’enseignement, a décidé, vendredi 10 octobre, de valider la décision du maire, à l’origine de l’arrêté de fermeture le 26 septembre.

Les 75 élèves des Ateliers Montessori ne reprendront pas le chemin de l’école jusqu’à nouvel ordre. Cet état de fait est contesté par onze associations musulmanes de l’agglomération orléanaise, qui ont signé ensemble une lettre ouverte pour dénoncer la décision de Nicolas Bonneau et apporter leur soutien à l’école.

« Tout républicain doit s’offenser face à ce qui peut être qualifié de contrainte à une sous-citoyenneté », écrivent-elles. Rappelant l’absence d’écoles confessionnelles musulmanes dans la région, les associations, dont l’Union des associations musulmanes de l’Orléanais (UAMO) et Annour qui gère la mosquée d’Orléans Sud, s’étonne du silence, qui « nous rend complice de la stigmatisation, par laquelle M. le maire de La Chapelle-Saint-Mesmin a servi une école, des enfants, des familles en pâture aux bas instincts des plus influençables de nos concitoyens ».

« L’égalité devant le droit à l’instruction doit rester un acquis, et n’a pas à souffrir d’une géométrie variable selon que l’école est confessionnelle ou pas, que les enfants et leurs parents sont croyants ou non. Il en va de nos valeurs républicaines, dont le vivre ensemble fait pleinement partie. » Le retrait immédiat de l’arrêté « est la garantie première de l’apaisement de la situation que Monsieur le maire a lui-même provoquée », concluent-elles.

 

Saphirnews

F. Achouri

Sociologue.

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