Le père Marc Lambret passera les parlementaires à confesse

Le père Marc Lambret deviendra en septembre le nouvel aumônier des parlementaires.

Le saviez-vous ? Il y a en France un aumônier des parlementaires. Son titre : directeur du Service pastoral d’études politiques. Fonction créée par le cardinal Lustiger qui y avait placé Mgr de Vial, lequel sillonnait le quartier avec son basset artésien. Le père Marc Lambret, jusque-là à la tête de la plus grosse paroisse de Paris, Saint-Pierre-de-Montrouge, sera le 1er septembre le cinquième à occuper ce poste qu’il cumulera avec celui de recteur de la basilique Sainte-Clotilde.

Ingénieur en mathématiques appliquées, docteur en anthropologie, auditeur de l’Institut des hautes études de défense nationale, le nouveau curé, ordonné à 33 ans, dont le salaire est comme celui de tous les prêtres de quelque 1 000 euros par mois, logé, pas nourri, sera sur de multiples fronts. Au-delà de la messe de rentrée présidée par l’archevêque de Paris et d’un office le mercredi, il organisera des déjeuners débats, des soirées de réflexion sur les questions d’éthique et d’actualité.

L’ambition de ce prélat au costume sombre avec une petite croix au revers de sa veste, plus charismatique que médiatique ? « Avoir une influence spirituelle sur le monde politique et qu’ils trouvent le service d’un prêtre pour s’entretenir avec lui en privé. » Au programme : des rencontres pastorales pour celui qui, à 67 ans, aussi peu culpabilisateur qu’anti-conventionnel, veut d’abord les écouter.

 

Paris Match