Deux à quatre ans de prison ferme pour des apprentis djihadistes

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné vendredi à des peines de 2 à 4 ans ferme trois candidats au djihad interpellés en 2002 à l’aéroport de Saint-Étienne alors qu’ils s’apprêtaient à aller combattre en Syrie. L’avocat général avait requis des peines de 2 à 6 ans ferme. La défense avait plaidé la relaxe ou des peines avec sursis. Le tribunal a condamné Youssef Ettaoujar, 26 ans, présenté comme « l’émir du groupe », à 5 ans de prison dont un avec sursis, Salah-Eddine Gourmat, 24 ans, à 4 ans dont 1 avec sursis et Fares Farsi, 21 ans, le seul à avoir reconnu le projet djihadiste du groupe, à 4 ans dont 2 avec sursis. Fares Farsi, 21 ans, cheveux courts, athlétique, a reconnu son projet djihadiste en minimisant sa responsabilité.

Le seul des trois condamnés a avoir été placé en détention provisoire, Youssef Ettaoujar, a refusé d’être extrait de sa cellule pour entendre le jugement. Le président a par ailleurs délivré un mandat d’arrêt à l’encontre de Salah-Eddine Gourmat qui ne s’est pas présenté à l’audience.

Les trois jeunes gens étaient poursuivis pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’actes terroristes », accusés d’avoir voulu se rendre sur une terre de djihad comme la Syrie pour se procurer des armes, suivre un entraînement militaire et combattre. Ils avaient été interpellés le 14 mai 2012 au comptoir de l’aéroport d’Andrézieux-Bouthéon (près de Saint-Étienne), alors qu’ils s’apprêtaient à prendre un vol pour Gaziantep en Turquie, via Istanbul. Dans leurs bagages, les policiers avaient retrouvés des holsters, gilets tactiques, jumelles nocturnes et des caméscopes achetés quelques jours avant le départ.

 

AFP

F. Achouri

Sociologue spécialiste de l’islam contemporain.

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