Manifestations en Iran : le président Pezeshkian prévient qu’une attaque contre le guide suprême équivaudrait à « une guerre totale » contre le pays

Samedi, Donald Trump a appelé au départ de l’ayatollah Ali Khamenei. « Il est temps de chercher un nouveau dirigeant en Iran », a déclaré le président américain auprès du site Politico.

La tension continue de grimper entre l’Iran et les Etats-Unis. Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a prévenu sur X(Nouvelle fenêtre), dimanche 18 janvier, qu’une attaque contre le guide suprême Ali Khamenei, détenteur du pouvoir, équivaudrait à « une guerre totale » contre le pays, alors que le régime iranien mène une violente répression des manifestations en cours depuis fin décembre, qui a fait des milliers de morts selon des groupes de défense des droits humains. Samedi, Donald Trump a appelé au départ de l’ayatollah. « Il est temps de chercher un nouveau dirigeant en Iran », a déclaré le président américain auprès du site Politico(Nouvelle fenêtre)« Cet homme est un homme malade qui devrait diriger son pays correctement et cesser de tuer des gens », a-t-il ajouté, en référence à l’octogénaire au pouvoir depuis 1989.

  • Internet partiellement rétabli en Iran. Les autorités iraniennes ont rouvert les écoles, fermées depuis une semaine, et les universités, a annoncé la télévision d’Etat. « Les données de trafic indiquent un retour significatif de certains services en ligne, dont Google, ce qui laisse penser qu’un accès fortement filtré a été rétabli », a aussi écrit l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks dans un message sur les réseaux sociaux.
  • De nouveaux rassemblements à Paris. Dans l’ouest de la capitale, quelques milliers de personnes ont défilé en soutien à la contestation iranienne, en brandissant des drapeaux de la monarchie, renversée par la révolution islamique de 1979, mais aussi des drapeaux israéliens et américains. Beaucoup arboraient des portraits de Reza Pahlavi, le fils du chah qui, depuis son exil aux Etat-Unis, se pose en figure de l’opposition. Plusieurs responsables politiques, tels que Valérie Pécresse (LR), Bruno Retailleau (LR) ou l’ancien Premier ministre Manuel Valls, étaient présents.
  • Un message d’extrême fermeté. Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a estimé samedi que les autorités devaient « briser le dos des séditieux »« Nous n’avons pas l’intention de mener le pays à la guerre, mais nous n’épargnerons pas les criminels nationaux », pas plus que « les criminels internationaux », a encore martelé Ali Khamenei, imputant à Donald Trump la responsabilité des violences et dénonçant un « complot américain ».

France Info

F. Achouri

Sociologue et consultante en développement des ressources humaines.

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