L’armée américaine se renforce au Moyen-Orient avec l’arrivée de premiers avions de combat et le redéploiement en cours du porte-avions USS Abraham Lincoln. Des frappes américaines contre l’Iran restent très probables dans les prochaines semaines.
Si Donald Trump parle beaucoup du Groenland ces derniers jours, il n’a semble-t-il pas oublier l’Iran. Ces dernières 48 heures, l’armée américaine a entamé un renforcement de sa présence au Moyen-Orient. Dimanche, 12 avions chasseurs bombardiers F-15E basés en Angleterre ont atterri en Jordanie, portant à environ 35 le nombre d’appareils déployés de ce type dans la région. Lundi, ce sont trois avions de transport Globemaster III qui les ont suivis, apportant probablement des munitions et du matériel de soutien pour les F-15E.
« Il semblerait que ce soit le premier grand pas en avant du renforcement militaire américain au Moyen-Orient, indique l’analyste en sources ouvertes Armchair Admiral, sur X. Je m’attends à voir bientôt le déploiement d’avions plus modernes. J’avais moi-même prédit le déploiement des F-35 mais il n’est pas trop tard. »
La montée en puissance du dispositif américain concerne aussi la marine américaine puisque le Pentagone a décidé de déployer le porte-avions USS Abraham Lincoln. Le navire a quitté la mer de Chine et franchi le détroit de Malacca ce week-end. Le navire va désormais traverser l’océan Indien et atteindra la zone de responsabilité du commandement américain au Moyen-Orient d’ici le 25 janvier.
Trois destroyers lance-missiles bientôt là
L’USS Abraham Lincoln ne voyage pas seul. En plus de transporter la 2e Escadre aérienne embarquée qui compte des F-35 et F/A-18F Super Hornet, le porte-avions est escorté par les destroyers lance-missiles USS Spruance, USS Michael Murphy et USS Frank E. Petersen, Jr. Ces trois navires de guerre embarquent notamment des centaines de missiles de croisière.
Plusieurs avions de transport américains s’étaient déjà posés au Moyen-Orient début janvier, alors que des frappes contre l’Iran semblaient imminentes. Donald Trump avait finalement renoncé au dernier moment, officiellement parce que Téhéran avait renoncé à condamner à mort les nombreux manifestants arrêtés.
Mais officieusement, les alliés des États-Unis dans la région, dont Israël, avaient prévenu que leurs défenses n’étaient pas encore prêtes en cas de riposte iranienne, et le Pentagone avait lui même admis que ses forces présentes étaient insuffisantes pour faire tomber le régime iranien.
La Voix du Nord
