L’ambiance est maussade chez Cnews et c’est une nouvelle plutôt réjouissante. La chaîne privée appartenant au milliardaire Vincent Bolloré, un « fervent » catholique paraît-il, a décidé de maintenir à l’antenne son journaliste vedette Jean-Marc Morandini, récemment condamné par la Cour de cassation pour corruption de mineurs. Tout allait bien, jusqu’au jour où le ver décide de manger le fruit. Mais, c’est une chaîne privée me direz-vous, la direction a le droit de maintenir cet individu habitué à faire de l’ audience. Irrésistiblement, le droit prend la courbure maléfique, qui fait qu’une telle situation va de soi et que la justice est superflue.
Le problème est que nous ne savons plus dire le Mal. Nous ne savons que débiter des droits de l’homme. Apparemment, c’est devenu une mode d’insulter le monde entier dès que l’on est milliardaire. C’est parce que nous minimalisons le Mal que nous en sommes arrivés au point d’accepter qu’un J-M Morandini continue de rester à l’antenne et d’y déverser sa « moraline » abjecte à l’endroit des musulmans.
Les musulmans constamment attaqués sur cette chaîne ne sont pas les microbes de sales individus qui passent leur temps à mentir, manipuler, humilier ou dévoyer l’islam, pour assouvir un dessein nébuleux ou la lubie d’un milliardaire. L’ islamophobie et le racisme sont endémiques et viraux sur cette chaîne, son fanatisme à l’égard des musulmans insupportable. Le narratif autour de l’ OQTF, désormais associé au musulman, devient chaque jour psychodramatique, sociodramatique, mélodramatique, et tout cela pour faire peur aux Français.
Chacun vit dans le piège qu’il tend à l’autre. À force de vomir la haine de l’islam et des musulmans, un cumulonimbus est soudainement apparu au-dessus de Cnews. Et, le psychodrame offert par les journalistes vedettes de la chaîne en raison du « Morandinigate », ne peut que réjouir le coeur de nombreux musulmans.
